1. Accueil
  2. Actu
  3. Bien-être
  4. "Il faut ouvrir les yeux" : l'appel du Pr. Gaudry, médecin-réanimateur, à Emmanuel Macron
1 min de lecture

"Il faut ouvrir les yeux" : l'appel du Pr. Gaudry, médecin-réanimateur, à Emmanuel Macron

INVITÉ RTL - Stéphane Gaudry, professeur au service de réanimation de l’hôpital Avicenne à Bobigny (Seine-Saint-Denis), considère que les mesures prises par le gouvernement sont "trop légères."

Stéphane Gaudry, professeur au service de réanimation de l’hôpital Avicenne, à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, était l'invité de RTL ce jeudi 25 mars.
Stéphane Gaudry, professeur au service de réanimation de l’hôpital Avicenne, à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, était l'invité de RTL ce jeudi 25 mars.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
L'invité de RTL Soir du 25 mars 2021
10:43
L'invité de RTL Soir du 25 mars 2021
10:42
Thomas Sotto & Cassandre Jeannin - édité par Charline Vergne

"On se met en ordre de bataille pour pouvoir accueillir le maximum de personnes. Mais nous n’arriverons pas à prendre en charge tout le monde en Île-de-France" si la courbe épidémique continue sa progression, assure Stéphane Gaudry, invité de RTL ce jeudi 25 mars. "On va être obligés de dire telle personne ira en réanimation l’autre non."

Qu’en est-il de la situation dans le service où il travaille ? "La population y est plus jeune, alors nous espérons que la mortalité sera inférieure à celle connue lors des première et seconde vagues", mais il questionne surtout l’état du système de soin actuellement, sa capacité à faire face à l’afflux de malades.

Les mesures prises par le gouvernement, sont, selon lui, "beaucoup trop légères" pour provoquer une cassure de la courbe épidémique. Stéphane Gaudry estime même que l’on se dirige "vers des situations beaucoup plus graves qu’il y a un an"

On vit un scénario pire que celui que l’on imaginait

Stéphane Gaudry

Alors que les soignants sont en ordre de bataille, en Ile-de-France, depuis plusieurs semaines, il précise : "on vit un scénario pire que celui que l’on imaginait, on ne sera pas en mesure d’accomplir les mêmes exploits que lors de la première vague".

À lire aussi

Qu’en est-il de l’éventualité de fermer les écoles ? Le médecin estime, comme le ministre de la Santé, que cela doit être le dernier cas de figure à être envisagé. 

Mais, malheureusement, "on y est", à condition d’imposer en parallèle un confinement strict à la population. "On sait que les 20-60 ans sont la catégorie la plus concernée par cette crise sanitaire, celle où les cas explosent." Donc, il faudrait, juge-t-il, "tout bloquer pendant trois semaines".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/