2 min de lecture Coronavirus France

Coronavirus : le professeur Annane appelle à un "confinement comme le 16 mars"

INVITÉ RTL - Au vu des chiffres de l'épidémie qui repartent à la hausse, un troisième confinement est inéluctable d'après le Professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
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Coronavirus : "Il faudrait revenir à un confinement" comme le 16 mars, estime le Pr. Annane Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Petit Matin - Julien Sellier
Julien Sellier et Marie Gingault

Faut-il oui ou non reconfiner ? C'est la question sur laquelle va se pencher le gouvernement en fin de matinée lors d'un nouveau Conseil de défense. Les courbes remontent avec environ 15.000 nouveaux cas quotidiens, contre 11.000 avant les vacances.

Les hôpitaux font face à une hausse des hospitalisations : près de 25.000 personnes sont hospitalisées et le nombre de malades en réanimation augmente. Pour le Professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (92), un troisième confinement est inévitable. 

"Il me semble qu'aujourd'hui, la situation sanitaire en France n'est plus sous contrôle. On voit bien que le nombre de contaminations augmente de semaine en semaine et on s'éloigne tous les jours de plus en plus du niveau de 5.000 contaminations par jour fixé par le président de la République pour signer le contrôle de l'épidémie, et cela malgré les contraintes actuelles", rappelle le Pr. Djillali Annane au micro de RTL.

Il faudrait revenir à un confinement tel qu'on l'a connu le 16 mars

Professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches.
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Le chef du service réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré confirme que les lits de son service on bien du mal à se vider : "Ce qu'on a observé sur ces 36 à 48 dernières heures, c'est une sorte d'accélération (...) nous avons eu autant de cas graves de Covid-19 que sur les dix jours précédents", rapporte le médecin. 

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"On est dans une situation où effectivement, le service est complet. On arrive tous les jours à libérer une ou deux places pour pouvoir admettre de nouveaux patients, mais à nouveau on est dans une situation où quotidiennement nous refusons des patients parce que le service est complet", concède le Pr. Annane. 

Ainsi, il préconise un confinement total et national, semblable au premier confinement, mais sur une plus courte durée. "Il faut garder à l'esprit qu'il y a toujours un décalage dans le temps et que, ce que nous vivons aujourd'hui correspond aux contaminations d'il y a dix jours", rappelle le chef du service réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches. "Il faudrait revenir à un confinement tel qu'on l'a connu le 16 mars malgré toutes les difficultés que cela représente, mais pour une durée beaucoup plus courte cette fois-ci, qui serait d'une quinzaine de jours à trois semaines maximum avec la fermeture des écoles", recommande le Professeur. 

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