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Choc toxique : un pictogramme préventif sur les protections périodiques

Un rapport parlementaire, rendu public mardi 11 février, s'attaque au tabous des règles. Dans l'optique de rendre plus transparente la composition des protections périodiques, un pictogramme préventif des chocs toxiques va être instauré.

Les tampons contiennent des résidus toxiques, selon une étude de 60 millions de consommateurs.
Les tampons contiennent des résidus toxiques, selon une étude de 60 millions de consommateurs.
Marie Gingault et AFP

C'est un rapport parlementaire qui souhaite "déconstruire les tabous". Il a été rendu public mardi 11 février et contient 47 recommandations pour que les règles soient moins "génératrices d'angoisses et de souffrances" pour les femmes. Pour Laëtitia Romeiro Dias (LaREM) et Bénédicte Taurine (LFI), les deux autrices de ce rapport, "la prise en charge insuffisante de la question des menstruations contribue à perpétuer les inégalités entre les femmes et le hommes". 

Déplorant une "connaissance insuffisante" des filles et des femmes sur ce sujet, notamment concernant la "diversité des produits de protection", les "précautions d'usage et d'hygiène" ou les "risques sanitaires", les députées préconisent que le cycle menstruel soit systématiquement abordé dès la classe de 6e. Elles recommandent également la création d'un site internet public pour délivrer des "informations ludiques et accessibles".
"Il n'est pas rare que les filles aient leurs premières règles en CM2, alors que souvent on ne leur en parle qu'en classe de 4ème" a déclaré la députée LaREM, pour qui "il faut en parler aussi aux garçons, qui deviendront des pères et devront pouvoir répondre aux questions de leurs filles" a t-elle ajouté. 

Un pictogramme pour prévenir les chocs toxiques

Au vu des récents événements liés au choc toxique, induits par certaines protections périodiques, les fabricants devront d'ici peu de temps, mentionner la présence éventuelle de traces de substances toxiques sur leurs emballages. "Un pictogramme clair" devrait également apparaître sur les emballages afin d'informer les utilisatrices que les protections hygiéniques internes, tampons et coupes menstruelles, ne doivent pas être utilisées trop longtemps et qu'il est préférable de ne pas les porter la nuit.

En France, une vingtaine de cas de SCT (syndrome du choc toxique) sont recensés chaque année. Pour s'en prémunir il est important de se laver les mains avant de mettre une protection menstruelle, changer de protection au plus tard toutes les huit heures et d'utiliser une protection adaptée à son flux.

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