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Victoire du PSG : 416 interpellations dont près de 300 à Paris, le ministre de l'Intérieur dénonce des débordements "inacceptables"

La victoire du PSG en Ligue des champions a été marquée par d’importants débordements à Paris et dans plusieurs villes de France. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez fait état de 416 interpellations, dont 283 dans l’agglomération parisienne, sur fond de tensions avec les forces de l’ordre.

Une voiture incendiée alors que les supporters du PSG célèbrent la victoire de leur équipe lors de la finale de la Ligue des champions sur la place du Trocadéro, face à la tour Eiffel à Paris, le 30 mai 2026.

Crédit : LOU BENOIST / AFP

416 interpellations après la victoire du PSG

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AFP & Thomas Prouteau & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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Près de 300 personnes ont été interpellées à Paris suite aux débordements et aux tensions avec les forces de l'ordre après la victoire du PSG en Ligue des champions samedi 30 mai.

"Il y a eu des manifestations festives qui ont été émaillées d'un certain nombre de débordements, ce qui correspond à la situation que nous avions prévue et donc anticipée", a assuré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'un point presse vers 1h30 dimanche. Il a annoncé "416 interpellations, dont 283" pour la seule agglomération parisienne. "Ces débordements sont absolument inacceptables", a-t-il martelé.

Le patron de la place Beauvau a également évoqué sept policiers blessés, dont un grave à Agen, victime d'un traumatisme crânien, lors de débordements dans une quinzaine de villes sur l'ensemble du territoire, notamment des pillages à Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand ou Grenoble. À Reims, le maire de la ville Arnaud Robinet a publié sur Facebook un court message mentionnant "quelques interpellations".

Des commerces dégradés

La préfecture de police de Paris (PP) a annoncé plus tôt avoir saisi 24 torches et une centaine de mortiers. Six véhicules et deux commerces ont été dégradés, une boulangerie et un restaurant Porte de Saint-Cloud. Un peu plus au sud, une journaliste de l'AFP a observé des tirs de feux d'artifice en continu et des jeunes grimper sur un camion de pompiers.

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"Quatre tentatives de blocage du périphérique ont entraîné des interventions extrêmement rapides des forces de l'ordre qui ont débloqué systématiquement la situation", a encore expliqué le ministre.

Des projectiles ont aussi été lancés sur les forces de l'ordre près de l'avenue des Champs-Elysées, où étaient réunies 4.000 à 5.000 personnes durant le match, avant que des milliers d'autres y convergent après la fin de la rencontre, selon la PP. Dans le 8e arrondissement, des individus ont tenté d'attaquer le commissariat avant d'être dispersés.

Une source policière a assuré à l'AFP qu'une personne avait été blessée par arme blanche à Barbès et un homme, alcoolisé, est tombé dans la Seine dans le 5e arrondissement.

Des heurts entre les policiers et les supporters

Du côté du Parc des Princes, quelque 150 personnes ont "tenté de pénétrer au niveau d'une porte d'entrée" du stade, mais une manœuvre policière pour les repousser a permis de rétablir le calme "quelques instants plus tard". Un peu plus tard, selon une journaliste de l'AFP présente sur place, des heurts ont éclaté entre policiers et supporters au niveau de la porte de Saint-Cloud, à proximité du Parc. Des mortiers d'artifice ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

La préfecture a assuré avoir préparé "avec minutie le dispositif de sécurité de la finale de la Ligue des champions", ainsi que celui des autres événements qui sont organisés en même temps dans la capitale, dont un match de rugby, la suite du tournoi de tennis de Roland-Garros ou encore plusieurs concerts, dont celui de la chanteuse Aya Nakamura au Stade de France et celui du rappeur Damso à la salle Paris La Défense Arena.

"Faut les laisser, ça les amuse", ont témoigné au micro de RTL deux amis réfugiés sous un porche d'immeuble à Paris. Ajoutant : "Faut les laisser se battre, moi je suis pas mêlé avec ça. On était à Rivoli, dans un resto au calme, tranquille. Ils ont commencé à tirer des feux d'artifice, on a été touchés, on était obligés d'entrer à l'intérieur du resto."

Une autre passante, qui tentait de rester loin de la foule, a peiné à rentrer chez elle. "Je vais juste sortir, mais on est bloqués en milieu. Il y a une espèce de combat là. Je rentre chez moi, je vais prendre le métro, mais dès que j'avance vers là-bas, en fait, ça part de ce côté", a-t-elle témoigné au micro de RTL. 

Des transports en commun mis à l'arrêt

Avec 22.000 policiers et gendarmes mobilisés, dont 8.000 pour Paris et son agglomération, les forces de l'ordre avaient prévu un dispositif sécuritaire hors norme. "Notre responsabilité est de garantir à chacun une fête populaire, sereine et pleinement sécurisée", avait encore affirmé la PP, rappelant ses consignes de "réactivité, d'engagement et de fermeté".

Nombre de transports en commun ont été mis à l'arrêt. "En raison des très nombreux rassemblements, le réseau est fortement impacté avec de nombreuses lignes arrêtées pour garantir la sécurité des voyageurs et des conducteurs", a ainsi annoncé IDF Mobilité sur son compte X.

L'année dernière, 5.400 policiers et gendarmes avaient été déployés à Paris et son agglomération. Au total, on dénombrait 563 interpellations (dont 491 à Paris), qui avaient conduit à 307 gardes à vue (202 à Paris).

Les joueurs participeront à une parade dimanche après-midi au Champ-de-Mars (15e), où près de 100.000 personnes sont attendues, avant d'être reçus par Emmanuel Macron à l'Élysée.

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