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Aya Nakamura, le 24 septembre 2019
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Un spectacle mémorable. La superstar Aya Nakamura a enflammé le Stade de France ce vendredi 29 mai, devant 70.000 personnes réunies pour danser au rythme de Baby ou Pookie. Mis à part ses deux prestations à l'Accor Arena de Paris en mai 2023 et sa participation remarquée à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris, aux côtés de la Garde républicaine en juillet 2024, la trentenaire n'avait pas donné de concert.
Au-delà de son arrivée magistrale en hélicoptère et de ses feats avec Hamza, SDM et Triangle des Bermudes, une image a particulièrement marqué le public. L'artiste a en effet brûlé une banderole raciste sur laquelle était écrit "Y a pas moyen Aya, ici c'est Paris, pas le marché de Bamako", en référence à son hit Djadja et à sa ville de naissance, la capitale du Mali. Cette pancarte avait été affichée le 9 mars 2024 sur l'île Saint-Louis à Paris par le groupe identitaire Les Natifs, qui s'opposait à la performance de l'artiste lors de la cérémonie d'ouverture des JO.
Sur X, les Natifs avaient déclaré regretter de "remplacer l’élégance française par la vulgarité, africaniser nos chansons populaires et évincer le peuple de souche au profit de l’immigration extra-européenne". Dix personnes avaient été condamnées à des amendes allant jusqu'à 3.000 euros pour injure publique aggravée.
À l'annonce de sa participation à la cérémonie en mars 2024, la chanteuse avait été la cible d'une campagne de dénigrement en partie raciste. "Je me suis demandé pourquoi j'ai énervé ces personnes, qui dénigraient autant ma musique, et pourquoi j'arrivais à marquer autant les esprits", réagissait Aya Nakamura sur France Inter mardi 25 novembre. "Certains disent que c'est parce que je suis noire mais ce n'est pas forcément qu'une couleur de peau, c'est mon langage, c'est l'énergie que je renvoie, la nonchalance."
En réponse à ces attaques, Aya Nakamura a décidé d'interpréter une reprise de For me formidable de Charles Aznavour. "Je devais juste chanter Pookie et Djajda. Comme il y a eu les polémiques, tout ce brouhaha de méchancetés autour de moi, on a décidé de faire un petit pique et de choisir cette chanson pour répondre", a-t-elle poursuivi sur France Inter.
Aya Nakamura a également diffusé des extraits de presse très critiques à son égard, "Hautaine et vulgaire" ou encore "Aya, symbole de notre décadence culturelle", transformant ce concert au Stade de France en réponse directe à ses détracteurs.
Pour une grande partie des fans, Aya Nakamura incarne la femme moderne, forte, engagée et qui ne se laisse pas faire. Kani est étudiante et se retrouve dans la personnalité de la chanteuse. "Pour moi, c'est vraiment une inspiration. Je ne laisse personne critiquer Aya devant moi. Je l'écoute depuis que j'ai 9 ans. C'est une religion chez nous", confie la jeune fille au micro de RTL.
Cette performance grandiose est la première d'une série de trois concerts jusqu'au 31 mai dans l'enceinte sportive de Saint-Denis. Aya Nakamura devient ainsi la première artiste francophone à se produire trois soirs d'affilée au Stade de France et égale Johnny Hallyday.
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