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Luis Enrique et les joueurs du PSG avec le trophée de la Ligue des champions après leur victoire en finale contre Arsenal, le 30 mai 2026 à Budapest.
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
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Entré dans la légende de la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain a de nouveau changé de statut. Le club de la capitale a écrit l'une des plus belles pages du football européen samedi 30 mai, en conservant son titre grâce à sa victoire en finale contre Arsenal à la Puskas Arena de Budapest (1-1, t.a.b. 4-3). Après cet exploit phénoménal, il convient de se replonger dans les livres d’histoire car la formation de Luis Enrique s'est affirmée comme l'une des plus grandes équipes du siècle. La plus grande de toutes ? La question mérite de se poser.
Dans l'histoire de la C1 vieille de 71 années, sept autres équipes étaient parvenues à conserver leur couronne européenne. Mais Paris n'est que la deuxième de l’ère moderne (depuis 1992) à réaliser un back-to-back, après le triplé du Real Madrid de Zinédine Zidane entre 2016 et 2018. De quoi laisser une marque indélébile.
S'ils resteront encore longtemps dans la mémoire collective, les Invincibles d'Arsenal, vainqueurs de la Premier League en 2004 sans perdre le moindre match, n'entrent pas dans la discussion, faute de référence à l'échelle continentale. Idem pour le Manchester City des dix dernières années, le Liverpool de Jürgen Klopp ou encore le Manchester United de Sir Alex Ferguson, impressionnants outre-Manche mais trop inconstants sur la plus grande scène.
Le Bayern Munich d'Hansi Flick lui en a, au vu de son sextuplé en période Covid de 2020 (avec une finale de Ligue des champions gagnée contre... Paris). Mais le format du Final 8 moins exigeant et l'argument de la longévité en faveur des actuels Rouge et Bleu les place de facto derrière.
Dès lors, qui reste-t-il parmi les formations les plus iconiques de ces 25 dernières saisons ? Ce qui distingue le PSG 2025-2026, c'est sa capacité à produire des performances XXL presque sur commande : à se hisser à son meilleur niveau, comme on allume un simple interrupteur à l’image de Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé sur la campagne écoulée, malgré des prestations flamboyantes plus rares en Ligue 1. "On a souffert, mais on a réussi. Je pense que le secret, c'est l'humilité. Tout le monde défend, tout le monde attaque, c'est génial", a tenté d'expliquer Vitinha, rappelant l'importance du collectif, après le succès sur M6.
En un sens, ce PSG a révolutionné le jeu, dans un style certes moins tactique que le football total de l'Ajax Amsterdam des années 1970 ou que l'AC Milan d'Arrigo Sacchi à la fin de la décennie suivante. Mais pas moins important. L’incarnation du projet que représente Luis Enrique, avec un collectif au cœur de tout, des hommes forts mais une concurrence assurée, est en lien avec l'époque. Son Paris est l’équipe ultime de ce nouveau football, toujours plus athlétique en dépit de cadences infernales à gérer.
En bref, le club de la capitale écrase tout et a su innover pour cela, rompant avec la politique des stars de la première génération de QSI (Kylian Mbappé, Lionel Messi et Neymar en tête). Il apporte ainsi un grand bol d’air frais, comme avait pu l’être l'irrésistible Barça de Pep Guardiola avant elle avec son tiki-taka et ses 14 titres en quatre ans, dont deux Ligue des champions en 2009 et 2011. Dans un autre registre, moins innovant, le Real de Zidane était aussi une machine absolue.
Aussi vrai que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, la hiérarchie entre ces trois équipes est parfaitement subjective, mais le PSG se situe incontestablement dans le trio de tête.
À l’heure où le Bayern Munich de Vincent Kompany semble en mesure de le titiller dans les prochains mois, où Arsenal est arrivé à maturité sous Mikel Arteta en dépit de sa défaite et où les deux géants espagnols peuvent décider d'enfin renaître pleinement, la passe de trois clorait tous les débats. "Je pense qu'on a un coach qui va nous pousser pour aller chercher la troisième. Il faut continuer comme ça, avec cette exigence. On passe des supers moments en groupe", a jugé à ce propos Marquinhos sur M6, après avoir de nouveau soulevé la Coupe aux grandes oreilles en Hongrie.
"La première était exceptionnelle mais on a eu envie plus que tout d'aller chercher la deuxième, et on l'a fait et ce n'est pas fini. Parce qu'on va bosser et aller chercher la troisième étoile", a pareillement promis Désiré Doué, toujours chez le même diffuseur. Paris sait déjà ce après quoi il pourra courir dès septembre.
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