6 min de lecture
Charlie Cresswell (Rennes), Achraf Hakimi (PSG) et Florian Thauvin (Lens).
Crédit : AFP
Je m'abonne à la newsletter « Sport »
Mettre RTL en favori sur Google
Enfin leader, le Paris Saint-Germain peut-il désormais lâcher le manche en Ligue 1 ? Depuis sa victoire face à l'Olympique lyonnais en match décalé de la 8e journée en début de semaine (2-0), le quintuple champion en titre a pris les commandes du classement avec un point d'avance sur le Stade rennais, alors qu'il se déplace au Havre, la lanterne rouge, ce vendredi 30 octobre.
Autrement dit, même si le club de la capitale est privé de plusieurs de ses cadres pour les quelques rencontres à venir (Ousmane Dembélé, Nuno Mendes, Marquinhos, Khvicha Kvaratskhelia), il a de bonnes chances de conserver sa place de leader ce week-end, d'autant que les habituels remplaçants Senny Mayulu et Mika Godts ont été en vue contre Lyon.
"Nous sommes où nous voulons être. Mais ça ne fait que commencer, on sait que ce sera dur. Ce sera un match difficile à gérer mais on a l'expérience des années passées", a jugé Luis Enrique face à la presse jeudi avant de se rendre en Normandie, avec une langue de bois assez évidente. Alors Paris, 17 points, a-t-il déjà son 15e championnat de France en poche ? Pour y répondre, tour d'horizon de ceux qui pourraient le titiller et l'empêcher de faire le trou.
Depuis le début de saison, le Rennes de Franck Haise est souvent synonyme de spectacle, à l'image de son revers contre le Paris FC (3-4). Meilleure attaque de France avec 18 buts inscrits, les Bretons peuvent se satisfaire d'avoir conservé leur allant offensif, même en l'absence du néo-international tricolore Estéban Lepaul, sept pions au compteur mais actuellement blessé. C'est en partie lié au passage du 4-3-3 au 3-5-2, avec un bon nul ramené de la Juventus Turin (2-2), suivi d'un récital face à Strasbourg (3-0), qui ont vu son suppléant Boulaye Dia se révéler avec un but à chaque fois. Une force collective commence enfin à se dégager et avec l'effectif bien construit, en particulier avec des milieux créateurs, le SRFC a un bon profil de poil à gratter. Seul hic ? Il va falloir gommer ces largesses défensives (14 pions encaissés en Ligue 1) et parvenir à ne pas trop dilapider de forces en Ligue Europa.
Le Lille de Davide Ancelotti n'est franchement pas transcendant, ce qui ne l'empêche pas de prendre des points. Pour l'heure, son manque de constance a surtout été sanctionné en Ligue des champions, où les Dogues sont avant-derniers sans le moindre point. Mais le plus dur est à venir avec un enchaînement infernal sur le mois à venir : Lens, Bodo/Glimt, Rennes, Lyon, Bayern Munich. Autrement dit, il va rapidement falloir se remettre à l'endroit dans le jeu. Cela pourrait passer par un abandon de tout espoir en C1 afin de privilégier le pain quotidien, mais aussi par l'émergence du jeune Soriba Diaoune (19 ans), qui reste sur deux buts et une passe décisive lors de ses deux dernières sorties sur l'aile gauche de l'attaque, où Gaëtan Perrin, Hakon Haraldsson, Dilane Bakwa, Osame Sahraoui et Basar Önal n'ont pas encore réussi à s'imposer depuis l'été.
Monaco a vu son rythme canon du début de saison, marqué notamment par sa victoire au Parc des Princes (2-1), nettement ralenti depuis le retour de la trêve, avec trois matchs sans succès. Reste que les joueurs de Filipe Luis sont toujours en embuscade en dépit de ce coup de mou. Pour repartir de l'avant, ils peuvent compter sur l'incroyable attaquant allemand Paris Brunner (8 buts en dix matchs), qui carbure au point de reléguer Matthis Abline, Folarin Balogun et Mika Biereth sur le banc. Ainsi que sur un programme assez léger dans les prochaines semaines, d'autant qu'ils ont déjà fait le travail en Ligue Conférence pour se permettre de brûler un joker. Attention toutefois à ce que la mauvaise passe ne dure pas trop, car les finances du club princier pourraient le contraindre à subir une vraie saignée à l'hiver. Le match de ce dimanche face au Paris FC revêt donc d'une importance majeure.
Lyon a résisté 70 minutes à Paris, mais semble en l'état trop limité pour rivaliser avec les tout meilleurs du championnat. La formation rhodanienne a certes digéré son élimination aux portes de la phase régulière de Ligue des champions contre Fenerbahçe (1-1, 1-2) fin août, mais son effectif renforcé par rapport à la saison passée ne l'empêche pas d'être affaibli par les blessures. Avant d'affronter Angers dimanche, les Gones n'ont plus d'attaquant axial de premier plan, Loïs Openda et Pavel Sulc étant respectivement blessés jusqu'à fin novembre et mars 2027, et voient également Corentin Tolisso, Mads Bidstrup et Tyler Morton diminués. Si Paulo Fonseca - qui a tendance à subir les événements avec fatalisme - a parfois eu de belles surprises en alignant son équipe bis, l'enchaînement des rencontres avec la Ligue Europa, dans laquelle le club a des ambitions, risque de lui coûter trop de points, trop tôt, si l'infirmerie ne désemplit pas.
Les autres Parisiens ne peuvent plus se cacher. Après un an d'adaptation à la Ligue 1, les hommes de Liam Rosenior sont armés pour lutter avec le wagon de tête : la famille Arnault aux manettes, le PFC, nouveau riche, est logiquement l'équipe qui est la moins affectée par la crise des revenus des droits TV. En témoigne son mercato, le seul significativement à perte du championnat - balance négative de 72 millions d'euros - pour attirer la moitié de ses titulaires entre son meilleur buteur Lassine Sinayoko (6 réalisations), son pilier en défense Diego Coppola mais aussi les prometteurs Patrick Zabi, Pablo Pagis et Luca Koleosho devant. Face à Monaco dimanche, le club a l'occasion d'affirmer un peu plus son nouveau statut et de mettre la pression sur son voisin. Seul hic ? Toutes ses parties se jouent un but d'écart, et il va falloir un peu plus de marge pour gérer l'effort sur la longueur.
Et s'ils étaient de nouveau les principaux concurrents du PSG ? Les Sang et Or ont connu un retard à l'allumage sous Dino Toppmöller, mais les choses rentrent petit à petit dans l'ordre depuis que Yannick Cahuzac, qui jouit d'une adhésion totale de son groupe, est sur le banc. C'est d'ailleurs sur une série de trois victoires en championnat, dont deux contre des concurrents directs pour l'Europe entre Lyon (2-1) et le PFC (2-1), qu'ils débarquent à Lille vendredi pour le derby du Nord. Après cela, il n'y aura plus beaucoup de cadors à affronter. Or, au vu de la forme de Florian Thauvin (4 buts, 8 passes décisives en Ligue 1), les Artésiens peuvent légitimement espérer rester sur cette dynamique, quitte à lâcher la C1 où ils ne sont pas en très bonne posture pour la qualification. Dans ce cas, l'écart de quatre unités avec Paris ne semble pas rédhibitoire, d'autant que Vitinha et consorts se déplaceront à Bollaert pour fêter la nouvelle année, et que la dernière opposition avait souri à Lens (1-0 au Trophée des champions).
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte