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Michael Olise avec les Bleus face au Sénégal avec les Bleus à la Coupe du monde, le 16 juin 2026 à East Rutherford.
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Il est le facteur X de cette équipe de France cru 2026. Impliqué sur cinq des six derniers buts des Bleus, Michael Olise s'affirme désormais comme le détonateur en chef de la sélection tricolore, qui défie l'Irak à la Coupe du monde, lundi 22 juin (diffusé sur M6 et M6+ à 23 heures) au Lincoln Financial Field de Philadelphie. Pour cette rencontre qui acterait la qualification de ses ouailles pour les seizièmes de finale en cas de victoire, Didier Deschamps devrait replacer le joyau du Bayern Munich en tant que numéro 10, dans son secteur offensif à quatre têtes.
C'est de cette position au cœur du jeu qu'Olise a brillé lors de la séduisante deuxième période des Français face au Sénégal en ouverture (3-1), offrant deux passes décisives à Kylian Mbappé et métamorphosant la dynamique morose des 45 premières minutes, lorsqu'il évoluait à droite. "Son repositionnement a amené du liant. Grâce à ses prises de balle et à sa capacité de passes, on a pu trouver les attaquants. Plus Michael touche de ballon, mieux c'est. Cela a amené plus de danger et d'efficacité avec Kylian", soulignait d'ailleurs Deschamps au sujet de celui qui est reparti avec le trophée d'homme du match.
Avant sa permutation à la pause avec Ousmane Dembélé, initialement dans l'axe, les favoris du tournoi n'avaient tiré qu'une seule fois, ce qui ne leur était jamais arrivé lors d'un match de poules d'un Mondial en plus 60 ans. Autrement dit, le sélectionneur a de bonnes raisons de revenir à ce qu'il imaginait dès mars, avec Olise derrière Mbappé et le Ballon d'or sur un côté, ce qui avait plutôt bien fonctionné face au Brésil (2-1) avec Hugo Ekitike - forfait cet été - dans le rôle du quatrième fantastique à gauche.
Lors des deux matchs de préparation au début du mois contre la Côte d'Ivoire (1-2), puis l'Irlande du Nord (3-1), "DD" l'avait pourtant testé sur l'aile droite, son poste de prédilection avec le Bayern Munich (22 buts et délivré 26 passes décisives cette saison). Un choix appelé des vœux de nombreux suiveurs. Loin d'être mauvais, il avait affiché une bonne entente avec Rayan Cherki comme meneur sur le premier, puis tout simplement inscrit son premier triplé en Bleu sur le second, montrant toutes ses qualités de finition. Preuve qu'avec lui, la France a une variable de classe internationale, capable d'avoir de l'impact depuis plusieurs zones en fonction de l'opposition.
Du haut de ses 24 ans, le Londonien de naissance, qui avait le choix entre quatre sélections - Angleterre, Nigeria (via son père), Algérie et France (via sa mère) - avant d'opter pour celle qui a toujours fait vibrer son cœur, est devenu tout simplement indispensable, lui qui ne jurait que par Zinédine Zidane et Thierry Henry.
Au point que Didier Deschamps a même modifié son système, il y a un peu plus d'un an, pour en faire un de ses hommes de base, passant à un 4-2-3-1 avec quatre offensifs. "Bravo à lui, il est arrivé après de très bons JO [Paris 2024], ça a mis un peu de temps pour qu'il se libère mais il a tout fait pour être à ce niveau", disait-il avant de s'envoler pour l'Amérique à propos de celui qui totalise 7 buts et 3 passes décisives en 18 sélections.
Au sein du groupe, l'ancien de Crystal Palace a trouvé sa place, ce qui n'était pas totalement gagné avec son français très rudimentaire, après avoir été formé à Arsenal, Chelsea ou encore Manchester City chez les jeunes. Non seulement, Deschamps a convié de nombreux vice-champions olympiques (Cherki, Doué, Akliouche, Mateta, Koné, Zaïre-Emery) ces derniers mois, mais l'ovni bavarois désormais pisté par le Real Madrid s'est aussi ouvert, plus qu'en public, où son tempérament réservé continue de faire de lui un véritable mystère.
Ses coéquipiers l'apprécient d'ailleurs unanimement, ne manquant pas de rallier ses mimiques atypiques lors des avant-matchs, qui ont fini par lui valoir le surnom de "Monsieur nonchalant". "Je m'entends très bien avec lui. Après il a cette personnalité qui fait que vous, les médias, vous ne saurez pas si son français s'améliore ou pas, parce qu'il ne doit pas beaucoup vous parler ! Il n'aime pas ça, Michael est introverti, il économise ses mots mais ses pieds parlent pour lui", disait à son sujet Mbappé, dans les colonnes de L'Equipe avant le tournoi, louant au passage son "élégance" et sa "clairvoyance dans son jeu".
"Quand de très bons joueurs se retrouvent sur un terrain, il ne suffit de pas beaucoup de temps pour qu'il y ait une certaine connexion : Michael voit le jeu très bien, Kylian attrape les espaces facilement. Cela se fait naturellement, ça fait plaisir de voir cette belle alchimie et on espère que cela va continuer comme ça", s'est épanché Maghnes Akliouche en conférence de presse. Une nouvelle passe laser, comme celle que l'ex-pensionnaire de Reading a déclenché pour servir son capitaine sur l'ouverture du score face au Sénégal, ne serait pas de trop face à l'Irak.
Son bagage technique sera également attendu pour déstabiliser le probable bloc bas des Lions de la Mésopotamie lundi, sachant que Bradley Barcola, buteur après son entrée en jeu contre les Lions de la Teranga, devrait débuter et reléguer Désiré Doué sur le banc. Et ce, même si son profil de joueur de petits espaces semble mieux adapté. Qu'importe, Olise trouvera bien la clé.
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