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Ibrahima Konaté et Adrien Rabiot autour de Yan Diomandé lors de France-Côte d'Ivoire en match de préparation à la Coupe du monde, le 4 juin 2026 à Nantes.
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
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"Vaut mieux que ça se passe aujourd'hui que le 16 juin", jour de l’entrée en lice de l’équipe de France contre le Sénégal à la Coupe du monde. Difficile de donner tort à Lucas Hernandez, venu s’exprimer après le revers inattendu face à une entreprenante sélection de Côte d’Ivoire (1-2), jeudi 4 juin à Nantes. Reste que les Bleus ont concédé leur première défaite en match de préparation avant un grand tournoi dans la longue ère Didier Deschamps, en revenant complètement éteints des vestiaires de la Beaujoire, malgré l’ouverture du score de Rayan Cherki.
Si le sélectionneur, interrogé sur TF1, a assuré qu’"il y [avait] pas d’excuses à avoir" après ce résultat, on peut trouver tout un tas de circonstances atténuantes au terme d'une partie à l'impact relatif au vu de l'absence d'enjeu, mais aux airs d'avertissements sans frais. Plusieurs cadres ont ainsi été laissés au repos après une arrivée tardive post-finale de Ligue des champions (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, William Saliba) et une fatigue accumulée probablement plus intense qu'à l'accoutumée après un bloc athlétique soutenu depuis une semaine à Clairefontaine.
"Il y a eu beaucoup de changements, beaucoup de rotations à la mi-temps, tu peux avoir des petits manques de concentration", a par ailleurs argumenté Lucas Hernandez, alors que le staff a procédé à une large revue d’effectif. La sortie de cinq tauliers (Kylian Mbappé, Aurélien Tchouameni, Théo Hernandez, Michael Olise et Dayot Upamecano) a déstabilisé l’ossature collective à la pause, tandis que la première période - particulièrement rythmée - n’avait pas été de si mauvaise facture, et les cinq autres remplacements en cours de seconde période n’ont pas aidé non plus.
"C'était important pour moi de faire participer tout le monde ce soir. Je ne suis pas agacé et je n'aurais pas été euphorique si on avait gagné", a assuré Didier Deschamps en conférence de presse, parlant d'une "piqûre de rappel", lui qui a donné du temps de jeu à ses 20 joueurs de champs disponibles.
Pas d’inquiétude à avoir donc en vue des joutes en Amérique, quand d'autres favoris ont aussi connu des résultats négatifs à l'instar de la défaite des Néerlandais contre l'Algérie (0-1) ? Le tableau mérite quand même d’être un peu plus nuancé. D’une part, parce que perdre avant un Mondial n’est jamais un signal très rassurant : demandez à Raymond Domenech face à la Chine en 2010, ou - dans des temps beaucoup plus sereins - à Roger Lemerre contre la Belgique en 2002. Quelques jours plus tard, leurs ouailles respectifs prenaient la porte au premier tour de la Coupe du monde, les deux seules éliminations à ce stade au XXIe siècle.
D'autre part, parce que les certitudes acquises au sortir de la trêve réussie de mars, avec deux succès probants contre le Brésil (2-1) et la Colombie (3-1), illustrant la richesse de l'effectif tricolore, ont été en partie balayées jeudi en Loire-Atlantique. Mbappé n'a pas pesé et cette fois, pas de banc magique : Maghnes Akliouche et Jean-Philippe Mateta ont bien tenté de réveiller l'attaque des Bleus, en vain. N'Golo Kanté et Manu Koné n'ont eux pas permis d'apporter plus de maîtrise au milieu, une fois le fil perdu après la pause, et la défense est un vrai sujet de préoccupation.
Même en première période, "on a des pertes de balles qu’on doit éviter et aussi sur transitions", a souligné Tchouameni, coupable d'un ballon rendu dans les derniers mètres qui aurait pu profiter à Simon Adingra, sans un exploit du bout des doigts de Mike Maignan. Derrière lui, Ibrahima Konaté n'a pas saisi l'occasion de marquer des points et en a même perdu, Dayot Upamecano devant régulièrement lui prêter main forte sur des actions chaudes. Et ce, tandis que les latéraux ont été, au mieux, neutres : entré en jeu, Lucas Digne n'a rien pu faire face aux montées de Guéla Doué, buteur puis passeur pour Amad Diallo, quand Jules Koundé a souffert face à Yan Diomandé.
"Il y a deux trois choses à peaufiner, mais on reste confiants", a estimé Tchouameni, sans "dramatiser". Au vu de la copie rendue, il faudra tout de même faire beaucoup mieux contre l'Irlande du Nord lundi à Lille pour (se) rassurer et aborder au mieux l'aventure outre-Atlantique car le programme sera toujours costaud après le Sénégal, l'Irak ayant tenu en échec l'Espagne jeudi (1-1), quand la Norvège ne cesse d'impressionner.
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