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18 abandons, une course mythique : 30 ans après sa victoire, Olivier Panis reste le dernier Français victorieux du Grand Prix de Monaco

En 1996, le pilote français avait héroïquement triomphé à Monaco à l’issue d'un Grand Prix où seuls trois pilotes avaient franchi la ligne d’arrivée.

Olivier Panis, l'ancien pilote automobile français.

Crédit : Frédéric Veille

Frédéric Veille - édité par Marine Langlois

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C’était le 19 mai 1996, il y a 30 ans. Pourtant parti en 14e position sur la grille, loin derrière Michael Schumacher qui avait décroché la pole position, le Français Olivier Panis remportait la 54e édition du Grand Prix de Monaco au volant de sa Ligier numéro 9 à moteur Honda. Un élément est venu perturber la course : la pluie provoquant une véritable hécatombe sur l’asphalte détrempé. 

Les intempéries avaient causé l’abandon de 18 pilotes sur 22, dont Schumacher piégé dès le départ, Rubens Barrichello parti en tête à queue, Damon Hill, Jean Alesi sur casse mécanique...

De la 14e à la 1ère place

Le Français, resté en embuscade, était passé entre les gouttes et au terme d’une remontée fantastique, de la 14e à la 1ère place. Il remportait ce jour-là, la seule victoire de sa carrière devant la McLaren de David Coulthard et la Sauber de Johnny Herbert. Ces hommes étaient les trois rescapés de cette course devenue mythique. 

"Beaucoup de gens m'en parlent encore et pourtant c’était il y a 30 ans. C'est incroyable ! Les gens ont un attachement particulier à cette victoire. Peut-être que parce que c’était une victoire française sur une voiture française ?", assure Olivier Panis à RTL. 

À écouter aussi

À ce jour, il reste le dernier tricolore à s'être imposé sur le Rocher. Avant lui, seuls six pilotes français avaient inscrit leur nom au Grand Prix de Monaco : René Dreyfus en 1930, Guy Moll en 1934, Maurice Trintignant en 1955, Jean-Pierre Beltoise en 1972, Patrick Depailler en 1978 et Alain Prost en 1984, 85, 86 et 88. 

"Il n’y a pas de recette pour gagner à Monaco"

"Il n'y a pas de recette pour gagner à Monaco. S'il y en avait une, je la donnerai aux trois pilotes français. Sur cette course il faut juste avoir une voiture en qui tu as confiance, avoir de la réussite, avoir la chance de passer à travers toutes les péripéties. C'est un circuit où tout est possible", assure Olivier Panis.

Le Grenoblois qui avait fait un tour d’honneur en brandissant le drapeau tricolore espère qu'un Français l’emporte à nouveau à Monaco. "L'un d’eux a ses compétences et a la voiture, c’est Isack Hadjar. Pierre Gasly peut aussi y croire car l’Alpine est compétitive cette année, ce sera en revanche trop compliqué pour Esteban Ocon dont la Haas est trop peu performante", analyse l'ancien pilote.

Esteban Ocon est à ce jour le dernier pilote français à être monté sur le podium du Grand Prix de Monaco le Normand avait décroché la troisième place au volant de son Alpine en 2023.

Grand Prix de Monaco


Vendredi 5 juin
Essais Libres 1 de 13h30 à 14h30.
Essais Libres 2 de 17 à 18 heures.

Samedi 6 juin
Essais Libres 3 de 12h30 à 13h30.
Qualifications de 16 à 17 heures.

Dimanche 7 juin
Course à 15 heures.

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