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Norvège-Angleterre : Erling Haaland et Jude Bellingham, amis dans la vie et héros de leurs sélections à la Coupe du monde 2026

Avant de rejoindre Manchester City et le Real Madrid, Erling Haaland et Jude Bellingham ont joué deux saisons ensemble à Dortmund jusqu'en 2022. Proches hors des terrains, ils se retrouvent en quarts de finale de la Coupe du monde, samedi 11 juillet à Miami.

Erling Haaland (Norvège) et Jude Bellingham (Angleterre) lors de la Coupe du monde 2026.

Crédit : AFP

Gabriel Joly

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Dire que c'est une surprise de retrouver ces deux anciens du Borussia Dortmund en quarts de finale d'une Coupe du monde - même si la Norvège n'a jamais connu ces hauteurs - serait un peu hypocrite au vu de leurs talents, identifiés depuis 2020. Le serial buteur scandinave Erling Haaland et le génie offensif de l'Angleterre Jude Bellingham s'apprêtent à croiser le fer, samedi 11 juillet au Hard Rock Stadium de Miami (23h, diffusé sur M6 et M6+ en direct), pour atteindre le dernier carré du tournoi.

Très proches hors des terrains depuis leur aventure commune dans la Ruhr qui les a vus remporter une Coupe d'Allemagne en 2021, les deux stars ont poursuivi sur une pente ascendante après la fin de leurs deux saisons de collaboration, n'hésitant pas à s'envoyer quelques pics malicieux à chaque fois qu'ils se rencontrent sur les prés de Ligue des champions. Cet été en Amérique, elles ont simultanément endossé les costumes de superhéros de leurs parties respectives.

Intenable, l'attaquant de Manchester City réalise l'une des campagnes au Mondial les plus impressionnantes de ce siècle avec déjà sept buts marqués (en quatre matchs, car il a été préservé contre les Bleus), malgré une sélection inexpérimentée à ce niveau. En face, le maître à jouer du Real Madrid donne parfaitement la réplique à Harry Kane pour porter des Three Lions aux performances collectives inégales.

En huitièmes, les deux ont justement marqué un doublé capital pour éliminer le Brésil (2-1) et le Mexique dans son Azteca (3-2). Autrement dit, ils arrivent lancés avant ce choc indécis en Floride.

"Est-ce que quelqu'un a déjà réussi à arrêter Erling Haaland ?"

Pour Haaland, ce rendez-vous sera forcément particulier. "C'est vraiment spécial parce que je joue en Angleterre, je suis né en Angleterre et je vais jouer contre des coéquipiers... C'est un match marrant et ça va être sympa", a décrit le grand blond qui a vu le jour Leeds, la ville où jouait son père Alf-Inge à l'époque. De retour dans la compétition pour la première fois depuis 1998, la Norvège a d'autres arguments à faire valoir entre les offensifs Martin Odegaard, Antonio Nusa et Alexander Sorloth, mais également son gardien Orjan Nyland qui brille outre-Atlantique. Mais tous les regards se portent naturellement vers son artificier en chef.

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"Je pense que c'est le meilleur joueur du monde aujourd'hui dans la surface de réparation. Il a un physique incroyable. Il est mentalement solide et peu importe vraiment contre qui il joue", a lancé son sélectionneur, Stale Solbakken, au lendemain des deux buts de son poulain contre la Seleçao, d'une tête puissante devant son rival d'Arsenal Gabriel et d'une frappe létale de loin, en profitant d'une mini fenêtre de tir.

"Bien sûr, si on arrive à le tenir tranquille, ce sera un facteur énorme", a jugé le latéral anglais Nico O'Reilly, qui a déjà servi le Norvégien à quatre reprises à City sur les deux derniers exercices. "Est-ce que quelqu'un a déjà réussi à arrêter Erling Haaland ? Je ne suis pas sûr que ce soit le cas, mais on va essayer", a de son côté promis Morgan Rodgers, milieu remplaçant. "C'est un joueur absolument incroyable. Ce qu'il fait, les statistiques qu'il affiche, on ne peut qu'être admiratif de la dimension prise".

Le "Cyborg" (62 buts en 54 sélections) a fendu l'armure avec émotion, laissant couler quelques larmes après la qualification historique de son pays, dimanche dernier. "La Norvège n'a pas participé à la Coupe du monde en 28 ans ? J'ai 25 ans, ce n'est pas de ma faute", a-t-il ensuite osé face à la presse. Il n'en reste pas moins que les hommes de Thomas Tuchel, vice-champions d'Europe en 2024, sont largement favoris, comme Haaland n'a pas manqué de le rappeler.

Bellingham a balayé les doutes autour de sa titularisation

En quête d'une deuxième couronne mondiale, 60 ans après la première, les Trois Lions peuvent compter sur son ancien compère Bellingham. Depuis le début de sa deuxième Coupe du monde à 23 ans, le Madrilène est indispensable aux côtés du capitaine Kane. Sans lui, l'Angleterre ne serait probablement jamais ressortie vivante de l'Azteca de Mexico, où tout jouait contre elle entre les fans, l'ambition légitime de la Tri et l'altitude.

"Je suis conscient de la responsabilité, de la pression que je porte avec tous les autres joueurs", a lancé "Jude" après "la plus belle soirée" de sa carrière internationale, ponctuée d'un doublé en 98 secondes. "Je ne suis pas surpris ! Personne ne l'est ! Nous ne sommes pas surpris par la façon dont il a pris le contrôle des grands moments clés dans les matchs", a commenté mercredi son coéquipier Rogers. "On voit sa faim de victoire, à quel point c'est important pour lui de décider de ces rencontres et de nous pousser vers l'avant".

Depuis qu'il a posé le pied aux États-Unis, Bellingham a éteint les doutes autour de sa titularisation, sachant qu'il n'a pas toujours entretenu une relation fluide avec Tuchel, depuis que ce dernier a pris les rênes de la sélection au début de l'année dernière.

"Il adore les matchs à enjeu, cela fait ressortir le meilleur de lui", avait affirmé l'Allemand après le succès initial contre la Croatie (4-2). "C'est une décision facile de le faire jouer et de lui faire confiance. Au cours des derniers jours, il a pleinement adhéré à l'idée d'esprit d'équipe". Et ce, alors que le numéro 10 de l'Angleterre sortait pourtant d'une saison moins aboutie que la précédente, notamment à cause des blessures (ischio-jambiers, douleur à l'épaule gauche).

S'il parvient cette fois à éclipser les soucis qui perturbent l'arrière-garde anglaise, entre la suspension de Jarell Quansah (carton rouge) et les pépins physiques (Reece James, Djed Spence, Jordan Henderson, Declan Rice), cela signifiera probablement que Bellingham pourra chambrer son ami Haaland pour de longs mois.


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