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Lucas Hernandez n'ira pas en prison, son recours accepté par la justice espagnole

Condamné en Espagne à six mois de prison pour non-respect d'une mesure d'éloignement après des violences conjugales, l'international français de 25 ans n'ira finalement pas derrière les barreaux.

Lucas Hernandez avec le Bayern à Munich le 29 septembre 2021
Lucas Hernandez avec le Bayern à Munich le 29 septembre 2021
Crédit : Christof STACHE / AFP
Gregory Fortune & AFP

Comme cela était probable, Lucas Hernandez n'ira pas en prison : la justice espagnole a accepté mercredi 27 octobre son recours. Cette suspension de peine reste en revanche conditionnée au fait que le joueur, qui devra payer une amende de 96.000 euros, "ne commette pas de nouveau délit" durant une période de quatre ans, a précisé le tribunal. 

"Nous considérons que le recours doit être accepté et que l'exécution de la peine de privation de liberté imposée à Lucas François Bernard Hernandez doit être suspendue", a indiqué dans sa décision le tribunal supérieur de justice de Madrid, à la veille de la date limite fixée par la justice pour l'entrée volontaire en prison du joueur.

L'international français du Bayern Munich a été condamné en Espagne à six mois de prison pour non-respect d'une mesure d'éloignement après des violences conjugales. Mais depuis ces faits de violences domestiques, Lucas Hernandez s'est marié et a toujours vécu avec cette jeune femme. Ils ont même eu un enfant ensemble. 

Condamné en 2019 à six mois de prison

L'affaire remonte initialement au 3 février 2017. Celui qui n'était pas encore champion du monde avec les Bleus, alors âgé de 21 ans, et sa compagne Amelia Lorente en étaient venus aux mains, échangeant à l'aube coups et griffures devant leur domicile de Madrid. Ils avaient tous deux été condamnés fin février 2017 à la même peine par un tribunal de Madrid pour "violences conjugales" : 31 jours de travaux d'intérêt général assortis d'une interdiction pendant six mois de s'approcher à moins de 500 mètres l'un de l'autre et de communiquer

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Mais quatre mois plus tard, en juin 2017, alors qu'ils rentraient tous deux de leur lune de miel aux Etats-Unis, où ils s'étaient mariés, le joueur était interpellé à l'aéroport de Madrid pour ne pas avoir respecté cette mesure d'éloignement. Fait incongru : sa femme, avec qui il a eu depuis un enfant né en 2018, n'avait pas été arrêtée, car cette mesure ne lui avait pas encore été notifiée formellement. 

Placé quelques heures en garde à vue, le footballeur, qui évoluait alors à l'Atlético Madrid, avait été finalement condamné, en 2019, à six mois de prison. Il avait fait appel, mais la justice avait refusé initialement mi-octobre d'aménager sa peine, comme cela est généralement le cas en Espagne pour les personnes condamnées à moins de deux ans de prison et ayant un casier judiciaire vierge. 

"Récidiviste"

Le tribunal en charge de l'affaire avait, en effet, souligné que le footballeur était un "récidiviste" en raison de sa condamnation de 2017 pour "blessures dans le cadre de violences conjugales", de celle de 2019 pour non-respect de la mesure d'éloignement, mais aussi d'une "autre condamnation" pour "violences conjugales", prononcée par un tribunal de Mostoles, ville de la banlieue de Madrid, dont les détails et la date n'ont pas été communiqués. 

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