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Un officiel de la LFP porte un brassard avec le drapeau arc-en-ciel LGBTQIA+ lors du match entre Stade Brestois 29 (Brest) et AJ Auxerre; à Brest, le 14 mai 2023.
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
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La 31e journée de Ligue 1 (et la 32e de Ligue 2) débute ce vendredi 24 avril avec une rencontre entre Brest et Lens. Mais cette nouvelle journée de championnat n'est pas comme toutes les autres : la Ligue de foot professionnelle (LFP) souhaite lutter contre "toutes les formes de discriminations", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Aucune discrimination n’a sa place dans les stades, ni dans la société", a ajouté la LFP qui compte "mettre en lumière des victimes et donner une visibilité à des personnes trop souvent réduites au silence".
Racisme, sexisme, antisémitisme mais également homophobie : toutes les discriminations sont regroupées pour ce dispositif de la LFP qui arrive après l'annonce de la fin des maillots arc-en-ciel. Car cette initiative, qui avait pour but de lutter contre l'homophobie, avait été mise en place en 2019. Cette année-là, chaque capitaine de club était invité à porter un brassard arc-en-ciel lors d'un match en fin de saison. Puis à partir de 2021, les noms et prénoms des joueurs étaient aux couleurs du drapeau LGBT+ au dos de leur maillot avant que l'initiative évolue encore une fois en 2024 : seul l'écusson du championnat affichait l'arc-en-ciel sur la manche du maillot.
Tout ça a rétréci petit à petit au lavage et le mois dernier, la LFP renonçait finalement au maillot arc-en-ciel. Si la Ligue ne l'a jamais expliqué clairement, la raison semble toute trouvée : chaque année, cette journée était boycottée par une poignée de joueurs, forfait ce week-end, avant de revenir jouer la semaine suivante. Parmi eux, Idrissa Gueye, Zakaria Aboukhlal ou encore l'attaquant égyptien Mostafa Mohamed, qui a toujours refusé de jouer et qui est toujours au FC Nantes.
D'autres avaient décidé de cacher les couleurs arc-en-ciel avec du scotch pour se désolidariser de la cause, comme le Serbe Nemanja Matic à Lyon ou le Malien Mohamed Kamara à Monaco. Alors même si l'immense majorité des joueurs participaient à cette journée, on ne retenait que ces boycotts : la Ligue a donc renoncé à cette initiative pour éviter le bad buzz.
Le dispositif mis en place ce week-end ressemble donc plus à une version édulcorée, voire transparente, de la lutte lancée en 2019 en regroupant plusieurs causes sous une même campagne. Dès ce vendredi, les noms des joueurs floqués dans le dos seront remplacés par des prénoms de victimes de ces discriminations. Chose importante à savoir, ce sont les joueurs qui choisissent parmi 34 prénoms proposés sans qu'ils ne sachent à quelle lutte ils font référence et sans possibilité de doublon au sein de la même équipe. Une campagne, certes plus large, mais aussi moins impactante.
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