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Coupe du monde 2026 : Digne-Barcola plutôt qu'Hernandez-Doué ? L'équipe de France cherche la bonne formule à gauche avant son seizième de finale contre la Suède

Forts du meilleur bilan du premier tour, les Bleus s'avancent comme grands favoris de leur seizième de finale contre les Suédois, mardi 30 juin. Mais Didier Deschamps serait bien inspiré de définitivement trouver sa paire de titulaire à gauche, dans le New Jersey.

Lucas Digne face à l'Irak et Bradley Barcola contre le Sénégal avec les Bleus à la Coupe du monde 2026.

Crédit : AFP

Gabriel Joly

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Trois victoires assez convaincantes, une attaque de feu portée par ses stars et un effectif en confiance… Au sortir d'une phase de poule au presque parfait durant laquelle elle a réalisé le meilleur bilan des 48 équipes engagées, qui plus est dans le groupe de la mort, l'équipe de France a de quoi effrayer toutes les sélections du globe. Mais son côté gauche tout entier reste sujet à débat autour de l'identité des deux titulaires à aligner, alors qu'elle se présente au MetLife Stadium, près de New York, pour défier la Suède en seizièmes de finale, mardi 30 juin (23h, diffusé en direct sur M6 et M6+).

C'est ainsi que Didier Deschamps s'apprête - selon les récentes tendances - à poursuivre l'alternance entamée depuis l'Euro 2024 au poste de latéral, en titularisant Lucas Digne à la place de Théo Hernandez. Ce dernier, qui a perdu son statut d'indiscutable, n'offre plus autant de garanties qu'avant et son transfert de l'AC Milan à Al-Hilal, en Arabie saoudite, l'été dernier a encore fragilisé sa crédibilité.

Depuis le début du Mondial, il est clairement le Bleu le plus en difficulté et les images parlent contre lui : Ibrahim Mbaye l'a mélangé au point de le faire chuter sur la réduction du score du Sénégal en ouverture (3-1), puis c'est lui qui a concédé le pénalty stoppé par Mike Maignan face à la Norvège (4-1), après avoir été pris par les dribbles d'Oscar Bobb. Autrement dit, sa fragilité peut coûter cher aux joueurs tricolores, d'autant qu'il n'existe plus de filet de sécurité.

Digne, un statut à valider

Raison pour laquelle Digne, sacré en Ligue Europa avec Aston Villa et dont les performances sont un peu plus fiables défensivement, pourrait bénéficier de la confiance du staff pour la suite du tournoi dans ce secteur déficient. "Je choisis à chaque match. Ils n'ont pas le même profil. Je veux que celui qui commence soit très bon, pareil pour celui qui rentre. Qu'on ait pu répartir le temps de jeu entre les deux, c'est une bonne chose, ils sont concernés", a expliqué lundi le sélectionneur au sujet des deux concurrents, entre lesquels il refuse de trancher clairement.

Pourtant, les atouts offensifs du cadet des Hernandez, qui plaidaient il y a quelques mois encore en sa faveur, ne sont plus aussi essentiels dans un système avec quatre offensifs créateurs. Ce qui semble justifier le choix de Digne. "Il faut surtout s'adapter à l'équilibre de l'équipe", expliquait-il justement en conférence de presse avant d'être aligné contre l'Irak (3-0). "Quand on a des joueurs offensifs comme ça, peut-être qu'il faut se concentrer un peu plus sur les tâches défensives et laisser plus de liberté à ceux qui sont devant. C'est le match qui va dicter au latéral s'il doit monter". 

Ce que Jules Koundé, pas tout à fait serein à droite non plus, avait d'ailleurs assez mal fait face au Sénégal, avant de commencer à doucement reprendre pied. En l'état, sa place n'est toutefois pas remise en cause comme celle de Théo Hernandez, notamment en raison du manque d'expérience de son remplaçant Malo Gusto, lui aussi souvent attiré par l'attaque.

S'il n'est pas le plus vieux du groupe (32 ans, contre 35 pour N'Golo Kanté), Digne est le plus ancien du groupe en équipe de France, lui qui a attendu 12 ans avant de disputer sa deuxième Coupe du monde. L'ancien du PSG, de Barcelone ou encore de la Roma pourrait bien être l'une des clés de l'équilibre recherché par Deschamps, l'élément essentiel pour avancer dans la compétition, sachant que les Bleus ne savent plus enchaîner les clean sheets (un sur les huit derniers matchs).

Barcola, précieux sur le travail défensif

Toujours dans un souci d'équilibre, "DD" devrait privilégier Bradley Barcola à Désiré Doué comme ailier devant Digne, quitte à aller à l'inverse de la hiérarchie établie au PSG. En plus d'avoir d'excellentes qualités de vitesse dans la profondeur, le premier cité est plus assidu sur les replis défensifs. De quoi en partie libérer Ousmane Dembélé, Kylian Mbappé et Michael Olise de ces tâches.

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"On a concédé un peu trop d'occasions et de situations mais chaque scénario de match est différent. On avait un dispositif similaire il y a quatre ans. Quand on a le ballon, il n'y a pas de problème et quand on ne l'a pas, il faut être efficace", jugeait à ce titre Deschamps au terme du premier tour.

"Leurs profils amènent de la dangerosité dans des domaines différents. Cela dépend des scénarios de match : Barco' n'a pas toujours eu cette qualité à bien commencer les matchs, là il est bien. Des' a eu un peu de fébrilité sur le premier match. Ils peuvent jouer partout, ils sont fait pour le haut niveau. L'un des deux commencera mais je veux que celui qui rentre soit tout aussi bon", a-t-il ajouté, alors que les deux pépites ont inscrit un but en poule.

Face à la Suède, dont le trio d'attaque Viktor Gyökeres-Alexander Isak-Anthony Elanga sera la principale arme, la paire Digne-Barcola a une opportunité de définitivement mettre fin à l'alternance à gauche. À eux de la saisir en contribuant à une qualification attendue en huitième de finale.

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