4 min de lecture

"Agréable d'avoir un grand gardien" : un pénalty stoppé et une confiance retrouvée... Mike Maignan pourrait bien avoir lancé sa Coupe du monde face à la Norvège

En difficulté ces dernières semaines, le portier de l'AC Milan a largement contribué au succès tricolore face à la Norvège en sortant la tentative de Jorgen Strand Larsen, vendredi 26 juin. De bon augure avant le début de la phase à élimination directe.

Mike Maignan avec l'équipe de France face à la Norvège lors de la Coupe du monde, le 26 juin 2026 à Boston.

Crédit : MAURO PIMENTEL / AFP

Gabriel Joly

Je m'abonne à la newsletter « Sport »

Mettre RTL en favori sur Google

La France a retrouvé son rempart au meilleur des moments. Après plusieurs prestations en demi-teinte, le gardien des Bleus Mike Maignan s'est montré décisif pour permettre aux Bleus de conserver le score et de s'octroyer un succès important face à la Norvège (4-1), vendredi 26 juin à Boston, pour rester en tête de la poule I et s'ouvrir un chemin moins périlleux jusqu'à la finale de cette Coupe du monde.

Au retour des vestiaires, le portier de 30 ans a sauvé la mise des siens en arrêtant un pénalty - un peu mollasson et surtout très mal placé, il faut bien le dire - tiré par Jorgen Strand Larsen, qui pouvait ramener les Scandinaves à 3-2.

Sur ce moment charnière, il a montré toute l'étendue de sa palette de spécialiste dans l'exercice, entre une tentative licite de déstabilisation du frappeur, face auquel il est resté de longues secondes, les bras grands ouverts devant sa ligne, pour donner l'illusion d'une cage toute petite. Avant de feinter d'un petit appui sur sa droite, puis de se détendre de tout son long à l'opposée pour repousser la tentative. De quoi lui valoir d'être largement félicité par ses partenaires, dont un Théo Hernandez coupable de la faute initiale sur Oscar Bobb (48e).

"Ça fait du bien à tout le monde. Je savais que 3-2, ce n'était pas le même match : cela a donné encore du boost à l'équipe pour aller chercher le quatrième but. Je travaille pour ça, c'est un exercice qui m'a réussi aujourd'hui. C'est important, [ça envoie] aussi un message", a réagi Maignan au micro de beIN Sports après la rencontre, durant laquelle les stars offensives scandinaves sont restées au frigo (Haaland, Sorloth, Odegaard).

À écouter aussi

Il faut dire que la réussite de celui qui n'est que le deuxième Français à sortir un pénalty en Coupe du monde (hors tirs au but), après Joël Bats face au Brésilien Zico en 1986, détonne avec son prédécesseur Hugo Lloris. Avant le début des matchs à élimination directe, il a permis de rassurer ses coéquipiers sur sa capacité à les aider lors d'une éventuelle séance, s'ils n'arrivent pas à faire la différence avant la fin des prolongations.

Encore des scories au pied

"Je suis très content pour lui parce que c'est un grand bosseur, c'est un exemple pour nous. Avec ce pénalty, ça change le match. Il a fait ce qu'on lui demande de faire mais c'est agréable d'avoir un grand gardien", a ainsi salué Maxence Lacroix, titulaire à la place de William Saliba, après le match en zone mixte.

Tout n'a évidemment pas été parfait pour le Guyanais aux 43 sélections, pris à contre-pied sur la réduction de l'écart norvégienne de Thelo Aasgaard dans la foulée du deuxième but d'Ousmane Dembélé (21e), dans un moment de déconcentration collectif qui a coûté le clean sheet. De même, Maignan a encore eu trop de scories dans son jeu au pied (seulement 25% de passes lointaines réussies) mais sa prestation, ponctuée d'un nouvel arrêt décisif face à Bobb (72e), a tout de même tranché avec ses dernières semaines.

Après une saison finie en eau de boudin malgré un bon niveau avec l'AC Milan, qui a laissé échappé la qualification en Ligue des champions à la dernière journée, le mur formé au PSG et révélé à Lille n'avait pas été impérial lors de la préparation, allongeant encore la série de rencontres sans cage inviolée des Bleus jusqu'à l'Irak en début de semaine (3-0), soit six matchs. Contre le Sénégal (3-1), son cas avait même inquiété en raison d'une faute de main assez grossière sur le but d'Ibrahim Mbaye, pour parachever une copie déjà difficile.

Loin de ses standards établis à l'Euro 2024, où il formait un trio infranchissable avec Dayot Upamecano et Saliba en charnière. "Je n'avais pas vu les critiques à son égard. C'est un peu embêtant mais c'est aussi qu'on n'avait pas fait notre taf en défense... Quand on concède un but, ce n'est pas que le gardien. Je n'ai aucune inquiétude pour Mike, c'est l'un des meilleurs gardiens du monde et je suis sur qu'il va faire une grande compétition", avait alors évacué le dernier cité en conférence de presse. Prémonitoire ? Le temps le dira.

Mais le patron de la confrérie des portiers tricolores - au sein de laquelle règne une belle ambiance avec Brice Samba, Robin Risser et l'entraîneur dédié Franck Raviot - sera à coup sûr un élément essentiel sur le parcours des Bleus vers une troisième étoile. Celui-ci devrait passera par un seizième de finale mardi 30 juin au MetLife Stadium (23h sur M6 et M6+), probablement contre la Suède, avant un éventuel huitième contre l'Allemagne.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée