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"Une soirée un peu longue mais parfaite" : discussions, vélo et inquiétude autour du terrain... Comment les Bleus ont vécu l'interruption face à l'Irak pour cause d'orages ?

Les Bleus ont réussi à terminer la rencontre comme ils l'avaient commencé et à s'imposer (3-0) contre l'Irak, malgré une pause de plus de deux heures à gérer, lundi 22 juin à Philadelphie.

Les Bleus à l'échauffement avant la reprise de la seconde période retardée par des orages face à l'Irak à la Coupe du monde, le 22 juin 2026 à Philadelphie.

Crédit : Dan Mullan / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Julien Benesteau-Tellier

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On la redoutait, la météo n'a pas été clémente avec nos Bleus, vainqueurs de l'Irak pour leur deuxième match de la Coupe du monde (3-0) après une longue interruption, pendant plus de deux heures, lundi 22 juin. La pluie diluvienne et l'orage se sont abattus sur Philadelphie : devenue inévitable après un déluge débuté vers la 35e minute de jeu, l'arrêt temporaire de la rencontre a finalement été décidé à la mi-temps, poussant la partie, longue de 3h48 tout compris, jusqu'au bout de la nuit pour les spectateurs de l'Hexagone.


Et ce, en vertu de la législation en vigueur aux États-Unis, qui prévoit que toute manifestation en extérieur peut être interrompue ou retardée de trente minutes si un éclair est détecté dans un rayon de 13 km. Un autre coup de tonnerre et le chronomètre de trente minutes repart à zéro. De quoi créer pas mal d'incertitude pour les Bleus, qui ont malgré tout fait le boulot en seconde période, aggravant le score par deux fois.

Mais qu'ont fait les Français pour rester dans le match ? "On est restés actifs, avec de la mobilisation, un peu de vélo notamment. Puis, quand on a vu qu'on n'avait pas d'heure [de reprise], on discutait, on rigolait. Quand on a eu l'heure, on s'est reconcentrés", a confié Jules Koundé au micro de M6, au coup de sifflet final. "On discute, ils récupèrent. Cela ne sert à rien d'anticiper. On est dépendants donc j'arrête de leur donner des nouvelles car cela change toutes les trente secondes", expliquait d'ailleurs à la pause Didier Deschamps auprès du diffuseur, plutôt inquiet de savoir si ses ouailles auraient le droit à un échauffement digne de ce nom pour reprendre.

Celui-ci a finalement eu lieu, même si repoussé plusieurs fois. Sous des trombes d'eau pendant une vingtaine de minutes, Français et Irakiens se sont activé, non sans une inquiétude sur la praticabilité du terrain gorgé d'eau, par crainte d'une mauvaise blessure, alors que certains techniciens étaient chargés de balayer l'eau. "On avait tous envie de reprendre et de terminer ce match. On voulait s'assurer que le terrain était praticable parce qu'il y avait des zones inondées", a ajouté Jules Koundé, tandis que plusieurs membres de la sélection, dont le capitaine Kylian Mbappé étaient allés alerter l'arbitre de la rencontre.

"Ce n'était pas évident avec ce qu'il s'est passé"

Nul ne pouvait savoir comment les Français allaient réagir après cet aléa inédit lors de cette édition, malgré des scènes similaires observées lors du Mondial des clubs, déjà sur le sol américain l'an passé. "On savait qu'après l'interruption, c'est un nouveau match qui commençait", a encore expliqué Koundé. "Il allait falloir rentrer avec de l'intensité parce qu'eux aussi allaient avoir une autre opportunité. Je pense qu'on l'a plutôt bien fait."

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"Ce n'était pas évident avec ce qu'il s'est passé... On s'est mis à l'abri et je suis content ce soir", a jugé le sélectionneur Didier Deschamps, satisfait car ses hommes n'ont pas eu le temps de douter. Kylian Mbappé, dans un grand soir après sa frappe exceptionnelle du pied gauche en première période (1-0, 14e), était à l'affut pour pousser le ballon dans le but vide après une boulette de la défense irakienne (2-0, 54e). Puis, Ousmane Dembélé, sous le feu des critiques ouvrait son compteur (3-0, 66e) pour clore définitivement le suspens. Concentrés jusqu'au bout du temps additionnel, les Français sont même parvenus à garder leur cage inviolée, ce qui ne leur était pas arrivée lors des six derniers matchs.

"On sait ce qu'on est venu chercher, on continue de travailler match après match et de progresser. L'équipe gagne 3-0, on fait un clean sheet, c'est une soirée un peu longue mais parfaite", a salué de son côté Lucas Digne, titulaire après la rotation opérée par le staff après l'ouverture face au Sénégal (3-1), comme Bradley Barcola et Manu Koné.

Avec ce résultat, les Tricolores sont qualifiés en seizièmes de finale, mais n'ont pas encore validé la première place du groupe que lui dispute la Norvège, victorieuse face au Sénégal dans la nuit (3-2). Raison pour laquelle, Didier Deschamps espère éviter tout "souci d'avion" pour vite rentrer au camp de base à Boston et se focaliser sur la préparation de cette troisième journée prévue vendredi, avec le plus d'énergie économisée en dépit de ces péripéties.

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