2 min de lecture Cyclisme

VIDÉO - JO de Tokyo 2020 : 3 cyclistes afghanes se préparent en France

Elles viennent de l'autre bout du monde pour poursuivre leur rêve, celui de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Trois jeunes afghanes, passionnées de vélo s'entraînent en France.

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Nord : les routes de la liberté... Crédit Image : M6/Samuel Duhamel | Crédit Média : M6/Samuel Duhamel | Date :
Thomas Pierre
Thomas Pierre et La rédaction de M6

Sur les routes du Nord où elles s’entraînent, on les surnomme "les petites reines de Kaboul". Ce matin-là, à Villeneuve d’’Ascq, Masomah, Zahra et Frozan donnent leurs premiers coups de pédale du jour.

Sur leurs cheveux, une cagoule noire. Les trois jeunes afghanes sont musulmanes et elles s'entraînent en France depuis plus d'un an. Une révolution pour elles : "C'est pas normal en Afghanistan de faire du vélo quand on est une femme. Les filles doivent rester à la maison. Ici, on fait du vélo dans un espace très tranquille", explique Masomah Alizada.

Des conditions d'entraînement idéales qui confortent la jeune cycliste dans sa grande ambition sportive. "Quand j'étais en Afghanistan, mon rêve, c'était de participer aux JO pour être la première femme afghane à y concourir en cyclisme", poursuit-elle. 

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Un rêve qui se montrait inaccessible à Kaboul. En Afghanistan en effet, la pratique du vélo reste réservée aux hommes. Lorsqu'elles y habitaient encore, Masomah, Zahra et Frozen devaient sortir de la ville et s'entraînaient au cœur du désert, la peur au ventre : celle d'être victimes d'un attentat des Talibans.

Un combat avec les autorités

Le quotidien des jeunes Afghanes a depuis radicalement changé, grâce à Thierry Communal, leur entraîneur. Ce passionné de vélo et son père Patrick se sont battus pour faire venir les jeunes filles et leurs familles en France. "Ça a été un combat très difficile, on n'a jamais baissé les bras parce que les filles étaient en danger, on était touché", témoigne-t-il.

Un combat acharné avec les autorités qui aboutit le 22 avril 2017, jour de l’arrivée de la famille de Masomah et Zahra à l'aéroport de Roissy. Après avoir enfin obtenu leurs papiers pour s'installer en France, les trois jeunes femmes ont appris le français et se sont inscrites à l'université de Lille.

Pourtant, la priorité des jeunes femmes reste bel et bien le vélo. Tous les week-ends, elles participent à des courses dans le but de se perfectionner pour les jeux de Tokyo en 2020. Même si Masomah, Zahra et Frozen n'ont pas encore gagné l'or olympique, elles ont déjà atteint un premier objectif : celui de promouvoir l'émancipation des femmes afghanes.

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Elles viennent de l'autre bout du monde pour poursuivre leur rêve, celui de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Trois jeunes afghanes, passionnées de vélo s'entraînent en France.
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