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Jeux Olympiques et passe sanitaire : quels effets sur le sport amateur ?

ENQUÊTE RTL - Si les succès tricolores aux Jeux Olympiques poussent les Français à s'intéresser à de nouvelles disciplines, le passe sanitaire et les habitudes perdues pendant la pandémie continuent de toucher les clubs sportifs.

Les championnats du monde de beach-volley des moins de 17 ans, en 2014
Les championnats du monde de beach-volley des moins de 17 ans, en 2014
Crédit : AFP.P.Pardo
Jeux olympiques et passe sanitaire : quels effets sur le sport amateur ?
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Isabelle Langé - édité par Victor Goury-Laffont

En judo, escrime, hand, volley et basket, les athlètes français ont brillé au Japon cet été, lors des Jeux Olympiques de Tokyo. Des succès qui font grimper l'intérêt du pays pour ces disciplines et donnent à certains l'envie de les pratiquer.

En ce mois d'octobre, il ne s'agit que de tendances, car la rentrée est toute fraîche et qu'il faut souvent attendre le mois de décembre, lorsque tous les championnats ont repris, pour avoir des chiffres officiels. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le volley-ball surfe sur la médaille d'or de l'équipe de France masculine à Tokyo. Il y a tellement de demandes dans les clubs que des listes d'attentes ont été mises en place. À Tours, par exemple, 100 personnes devront patienter avant de fouler les parquets. 

Le souci : il manque à la fois de créneaux dans les salles, et de renforts pour encadrer les entraînements. Dans les prochains jours, la fédération va lancer une campagne nationale pour aider les clubs à recruter et former.

Des adolescents qui ne se remettent pas au sport

Parmi ces nouveaux adhérents, toutes disciplines confondues, pas mal d'ados et surtout des débutants, ce qui n'est pas sans créer quelques soucis, comme l'explique Richard Robin, maître d'armes de la section escrime du Paris Université Club (PUC) : "C'est un peu une surprise, et un nouveau défi car c'est une population que l'on n'a pas du tout habituellement. Généralement, les enfants commencent à pratiquer avec nous très jeunes et restent pendant des années, puis les groupes se font. Il va falloir inclure les nouveaux avec d'autres qui ont déjà six ou sept ans de pratique."

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Après deux années difficiles entraînées par la pandémie, l'horizon s'éclaircit légèrement. Le judo avait le plus perdu, avec une baisse des adhésions de 38%, mais repart à la hausse. La tendance est au rebond au basket et la reprise est positive pour le hand, même si la vigilance reste de mise. 

Un constat : beaucoup de 15-18 ans, privés de sport pendant la pandémie, n'ont pas repris le chemin des clubs. De quoi inquiéter le président du PUC, Guillaume Trautmann : "C'est la catastrophe. Quel sera l'impact sur le long terme sur ces gens-là, alors que ce sont les moments où ils se constituent ? C'est le moment où on accroche vraiment, et à partir duquel soit on fait du sport toute sa vie, soit on n'en fait jamais de sa vie". 

"Là, on parle de la partie sanitaire. Mais le sport, c'est aussi des valeurs", rappelle le dirigeant de club. "Ne pas avoir eu ces valeurs-là, on va sans doute aussi le payer, malheureusement. Les notions de solidarité, de respect de l'autre, de l'arbitre, de l'autorité : ce sont des éléments qui sont essentiels". 

Dans certains clubs, les inscriptions baissent avec le passe sanitaire

Dès 12 ans, le passe sanitaire est demandé. Pour l'instant, difficile d'estimer si cela constitue un obstacle. En Alsace, la ligue de football a perdu 10% de licenciés par rapport à l'an dernier, une baisse qu'elle impute au passe sanitaire. Dans le Sud-Est, l'une des régions où les adolescents sont le moins vaccinés, beaucoup de clubs ont des difficultés pour composer des équipes dans les tranches d'âge entre 12 et 17 ans.

D'autres sports sont touchés, comme la boxe. Certains dirigeants d'associations avouent avoir perdu 50% de leurs adhérents. Des jeunes, mais aussi des adultes.

Lorsque la mairie ne met pas quelqu'un à disposition pour vérifier les passes sanitaires, les clubs ne contrôlent pas systématiquement. Non pas parce qu'ils ne veulent pas, mais parce qu'ils n'ont pas les bras. C'est l'autre inquiétude et tendance post-Covid : la désaffection des bénévoles. Beaucoup ont décroché avec la pandémie. Une crise que le secteur sportif va aussi devoir gérer.

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