2 min de lecture Athlétisme

Athlétisme : le marathon de Londres remporté sept fois en douze ans par des athlètes dopés

De nouvelles accusations du "Sunday Times" jette le doute sur les derniers vainqueurs de la course.

Le marathon de Londres le 26 avril 2015.
Le marathon de Londres le 26 avril 2015. Crédit : SEAN DEMPSEY / AFP
Julie Coste
et AFP

The Sunday Times enfonce le clou. Après de premières révélations sur le dopage dans le milieu de l'athlétisme la semaine dernière, le journal britannique jette le doute sur le marathon de Londres ce dimanche 9 août.

Le Sunday Times et la chaîne allemande ARD avaient lancé un pavé dans la mare le week-end dernier, en révélant l'existence d'un fichier secret de la fédération international d’athlétisme (IAAF) qui contiendrait 12.000 tests sanguins collectés sur 5.000 athlètes entre 2001 et 2012. 800 de ces sportifs présenteraient des résultats "suspects"

Ce dimanche, le journal britannique affirme que le marathon de Londres a été remporté sept fois en douze ans par des athlètes dont les analyses de sang présentaient des résultats douteux, suggérant qu'ils ont pu se doper. Le Sunday Times, qui ne précise pas les années en cause, affirme en outre que 32 gagnants de six marathons majeurs - Londres, Boston, Chicago, New York, Berlin et Tokyo - auraient dû faire face à une enquête après des analyses de sang douteuses, soit un quart des gagnants au total.

"Tolérance zéro", se défend le marathon de Londres

Le responsable du marathon de Londres Nick Bitel a réagi dimanche dans un communiqué. Il se dit "très inquiet" par ces informations et affirme que le marathon applique une politique "zéro tolérance" sur la question du dopage. "Nous continuons à être à l'avant-garde des mesures pour lutter contre le dopage des coureurs de marathon (...) mais nous ne pouvons pas le faire seul et comptons énormément sur l'IAAF", fait savoir Nick Bitel.

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Mo Farah, double champion olympique 2012 des 5.000 et 10.000 mètres britannique, compte parmi huit athlètes qui ont accepté de publier leurs tests sanguins, précise le Sunday Times. "La décision de publier ces tests est personnelle. J'ai toujours dit que je ferai tout ce qu'il fallait pour prouver que je suis un athlète propre", explique l'athlète de 32 ans. Il a été éclaboussé, début juin, par les accusations de dopage de la BBC visant son entraîneur américain Alberto Salazar, et le Nike Oregon Project que celui-ci dirige.

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