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"C'était mon rêve depuis tout jeune" : sur RTL, le Français Éric Perrot raconte comment il a atteint le "Graal" après son sacre à la Coupe du monde de biathlon

Éric Perrot, 24 ans, vient de remporter le gros globe de cristal, récompensant le meilleur biathlète de la saison en Coupe du monde. Le Français, déjà double champion olympique, revient sur RTL sur ce rêve d'enfant devenu réalité.

Le Français Éric Perrot remporte la Coupe du monde 2026 de biathlon.

Crédit : RTL

Marc-Olivier Fogiel & Jérémy Descours

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À toute vitesse sur la neige comme derrière une carabine, Éric Perrot vient de frapper un grand coup dans l'histoire du biathlon tricolore. À seulement 24 ans, le nouveau patron du circuit mondial a conquis le mythique site d'Oslo-Holmenkollen, en Norvège, et décroché le "Graal" : le gros globe de cristal (récompense suprême qui sacre le meilleur biathlète de la saison au classement général de la Coupe du monde), tout comme la Française Lou Jeanmonnot.

Déjà double champion olympique en relais et médaillé d'argent individuel (20km), il enchaîne les exploits et s'impose comme l'héritier d'une lignée prestigieuse, de Martin Fourcade à Quentin Fillon Maillet.
 
Invité de Marc-Olivier Fogiel, ce mardi 24 mars, le Français est encore sur un petit nuage après son sacre. "Ce sont des moments qui sont magiques dans une carrière. C'est la première fois que j'arrive à toucher ce gros titre. C'était mon rêve depuis tout jeune".

"J'ai été patient et surtout bien entouré par ma famille"

Cette année fut particulièrement riche en émotions et en consécrations pour Éric Perrot, entre exploits olympiques et sacre mondial. Un moment avec son père, lui-même biathlète, après son titre aux Jeux olympiques de 2026 à Milan reste malgré tout gravé comme un souvenir à part. 

"C'était un moment très touchant, sans doute le plus fort de ma carrière. Je vis ça avec mon père depuis tout jeune. On partage cette passion, lui qui a aussi été biathlète. Alors vivre ça ensemble, après ce relais hommes - que l'équipe de France n'avait jamais remporté aux Jeux - c'était incroyable", confie Éric Perrot.

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Malgré ce parcours exceptionnel, le biathlon reste avant tout une passion. Le sportif assure n'avoir jamais été poussé dans cette voie, baignant dès l'âge de 9 ans dans une véritable culture du ski.

Éric Perrot a remporté son premier gros globe de cristal à 24 ans.

Crédit : Éric Perrot / RTL

"Je mange biathlon du matin au soir"

Ses débuts n'ont pourtant pas été simples. Victime d'un retard de croissance, il a dû s’accrocher pour rivaliser avec les autres. "C'est vrai que c'est parfois injuste, on grandit plus tard que ses coéquipiers. Quand on est jeune compétiteur, c'est compliqué", s'amuse-t-il.

Une épreuve qui lui a appris la patience : "J’avais toujours ce rêve et cette flamme pour le haut niveau. J'ai été patient et surtout bien entouré par ma famille. Petit à petit, le retard s'est comblé et j'ai pu aller me battre avec les plus costauds". 

À 24 ans, la question se pose : peut-on être au sommet mondial sans y consacrer tout son temps ? Pour Éric Perrot, la réponse est claire. Interrogé sur son quotidien, rythmé matin, midi et soir par le biathlon, il assume totalement cet engagement.

"Tout à fait, je mange biathlon du matin au soir. C'est un sport d'endurance, donc ça demande énormément de temps. Tout l'été, on s'entraîne deux fois par jour", ajoute-t-il.

"Je ne peux pas être de sortie tous les soirs"

Difficile pourtant de concilier exigences du haut niveau et vie de jeune adulte. Pour Éric Perrot, tout est une question de priorités. Face aux tentations (sorties, soirées ou excès) il assume un mode de vie cadré : "Dans ce métier, on est obligé de faire des choix. J'ai la chance d'être bien entouré, notamment par ma copine, ce qui m'aide à garder un équilibre sain". 

Un cadre qu'il ne vit pas comme une frustration. "Je ne me prive pas pour autant, j'essaie aussi de profiter. Mais je ne peux pas être de sortie tous les soirs. On a célébré ça en fin de saison... et ça suffit largement", confie-t-il à Marc-Olivier Fogiel. 

Eric Perrot a remporté son premier gros globe de cristal à 24 ans, le 20 mars 2026.

Crédit : Éric Perrot / RTL

"C'est incomparable par rapport au football"

Interrogé sur la comparaison avec d'autres sports plus lucratifs, Éric Perrot relativise immédiatement : "C'est incomparable par rapport au football." Pour autant, le biathlon lui permet de bien vivre de sa passion : "On a la chance de bien vivre de notre sport." 

Sa stabilité financière passe également par l'armée. "Je représente l'armée, et c'est elle qui nous aide à financer nos saisons. On fait partie de ce qu'on appelle l'armée de champions, une base très importante pour nous. Notre rôle est aussi de représenter l'armée à l'international lors des compétitions. Cela nous offre une stabilité énorme dans un sport où les résultats peuvent énormément varier". 

Des Jeux 2030 à la maison

Enfin, les prochains Jeux olympiques, ce sera à la maison, dans les Alpes françaises où Éric Perrot a grandi et surtout appris à performer. Questionné sur ses projections pour 2030, il se montre enthousiaste.

"Pour moi, c'est une chance inouïe dans ma carrière de pouvoir potentiellement vivre ça dans quatre ans. Je vais préparer un projet ambitieux, me challenger sur ces quatre prochaines années. J'ai besoin de me pousser pour aller chercher ces Jeux Olympiques en France... j'ai hâte !"

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