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"Le prochain chapitre sera dans la finance" : battu à l'US Open, Gaël Monfils se projette sur sa reconversion après son dernier match en Grand Chelem à 40 ans

Chouchou du public de New York, le Français s'est incliné logiquement au deuxième tour de l'US Open face à l'Américain Learner Tien, jeudi 3 septembre.

Le Français Gaël Monfils brandit une affiche encadrée qu'il a reçue en cadeau après son match du deuxième tour du simple messieurs contre l'Américain Learner Tien, le 3 septembre 2026 à l'US Open.

Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

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Le public new-yorkais a vibré une dernière fois pour son chouchou français. Gaël Monfils, 40 ans, a disputé son dernier match en Grand Chelem jeudi 3 septembre, s'inclinant au deuxième tour de l'US Open face à l'Américain Learner Tien (6-3, 6-4, 6-3). Une défaite logique, implacable. Mais il restera ces images folles des spectateurs du court Louis-Armstrong, debout, hurlant à tue-tête le nom de Monfils pour que le plaisir dure encore un peu à New York, sa "deuxième maison", où il a réalisé certains de ses plus beaux exploits.

L'histoire d'amour avec la Grosse Pomme a commencé en 2005. À 18 ans, "La Monf" fait ses débuts à l'US Open face au Serbe Novak Djokovic, encore inconnu à l'époque, et emporte en cinq la première de ses 20 victoires face au Français. Il y a encore ce match épique en 2014, lorsqu'il mène deux sets à rien contre le Suisse Roger Federer, se procure deux balles de matches dans le quatrième set avant de céder finalement dans le cinquième en 3h20. Deux ans plus tard, Monfils réalise un parcours fantastique sans perdre un set jusqu'en demi-finale, stoppé, là encore, par Djokovic.

Lancé depuis le début de la saison dans une tournée d'adieux, l'ex-numéro 6 mondial voulait à tout prix rallier New York pour jouer une dernière fois dans une ambiance de feu. Désormais 311ᵉ au classement ATP, les organisateurs ont réalisé son vœu en lui octroyant une invitation. Le lauréat de 13 titres individuels sur le circuit avait rêvé d'être toujours performant à 40 ans. Ce fut chose faite mardi, le jour de son anniversaire, lorsqu'il a battu Adolfo Daniel Vallejo au premier tour, devenant au passage le troisième quadragénaire à remporter un match à l'US Open dans le tableau masculin - après l'Australien Ken Rosewall (42 ans en 1977) et l'Américain Jimmy Connors (40 ans en 1992).

Mais jeudi soir, le showman a fait son âge face à Tien, 20 ans de moins, et une tactique bien rodée. "Désolé Gaël d'avoir fait autant d'amorties", a plaisanté l'Américain dans son interview d'après-match face à un Monfils hilare sur son banc.

"Mon corps me dit non"

Dominé tout le match, le Parisien a quand même eu huit occasions de breaker, sans jamais les convertir. Mais Tien a été redoutable en faisant courir le Français dans tous les coins. Sa tactique a été récompensée dès le premier set avec un break pour mener 4-2.

À 3-2 dans la deuxième manche, Monfils a tenu la dragée haute à l'Américain lors d'un impressionnant rallye de 20 échanges, au cours duquel il est partout, à la volée, au fond du court. Mais il a payé ses efforts dès le jeu suivant, manquant de lucidité en offrant deux balles de break à Tien sur une double-faute. "Il ne me laisse pas une minute", a-t-il lancé à son clan avant le début du troisième set.

Pendant tout le match, le Français a soufflé, pris de longues secondes entre les échanges pour récupérer, fait appel à la vidéo pour gagner du temps. "Je veux mais mon corps me dit non, j'ai mal", disait-il à son box, sa femme Elina Svitolina au premier rang. Le troisième set a donc connu la même direction que les autres. Alors le public était debout pour hurler le nom du Tricolore, comme en session nocturne sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros. Sauf qu'ils étaient à New York face à un adversaire américain.

Sans se renier, La Monf a fait ce qu'il fait de mieux : le show. Un coup droit gagnant en extension, une volée à l'aveugle. Le Parisien a même sauvé quatre balles de match mais rendu les armes en 2h16. "Vous êtes mon deuxième public préféré, après Paris évidemment. Ce fut un honneur absolu de jouer devant vous et de vous offrir un grand spectacle. Merci pour tout. Merci New York", a-t-il conclu pour sa 71ᵉ et dernière danse en Grand Chelem.

"Je vais jouer le tournoi de Lyon, peut-être le tournoi de Vienne et normalement 'peut-être' aussi La Défense-Arena. Et puis je vais faire un petit break après. Le prochain chapitre sera dans la finance. Je vais être gestionnaire de fortune dans une boîte en Suisse qui s'appelle Alphaswiss. Je vais commencer là-bas l'année prochaine. C'est quelque chose qui me passionne, que je fais entre guillemets depuis pas mal d'années. J'ai fait des stages quand je pouvais. J'ai envie de rester actif. En plus ma petite fille rentre à l'école, il lui faut un papa actif", a-t-il ensuite expliqué en conférence de presse, se projetant déjà sur la suite.

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