9 min de lecture Divertissement

Louis de Funès ne s'attendait pas à devenir une "star" selon son biographe

Bertrand Dicale, auteur de nombreux ouvrages sur "Fufu", revient sur le succès tardif qu'a connu le comédien.

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Bertrand Dicale: "Louis de Funès a longtemps joué les seconds rôles" Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
La page de l'émission
David Buron

Ce fut l'un des "grands gagnants", du moins l'une des stars du confinement: Louis de Funès ! Pour aider les Français, coincés chez eux, à passer le temps de manière agréable, les chaînes de télévision ne se sont pas privées de rediffuser les plus grands succès du comédien: la série des Gendarmes, Hibernatus, Les aventures de Rabbi Jacob, La folie des grandeurs, La grande vadrouille, La soupe aux choux... et avec toujours les mêmes succès d'audiences ! Preuve que, 37 ans après sa disparition, "Fufu" garde une place importante dans le cœur des spectateurs, quel que soit leur âge. 

Stéphane Bern s'est donc entretenu ce matin avec l'un des meilleurs biographes du comédien: Bertrand Dicale, auteur notamment de Louis de Funès de A à Z (Grund Éditions). Rappelant que de Funès avait débuté tard au cinéma -à 30 ans passés, le journaliste a précisé que ses ambitions étaient modestes au départ: "Louis de Funès réussit totalement sa vie à 50 ans, quand sortent Le gendarme, Fantomas et Le Corniaud. (...) Son ambition n'était pas d'être une star, son ambition était d'être un second rôle, un de ces fameux second rôle comme Julien Carette, comme Noël Roquevert, que tous les français reconnaissaient parce qu'ils jouaient une ou deux ou trois minutes dans des films qu'ils allaient voir. Avant que le succès ne lui tombe dessus, de Funès a joué dans une centaine de films: des chefs d’œuvres mais aussi des films d'une médiocrité épouvantable... des films dans lesquels il a fait ses classes et créé son personnage." Beau parcours, inattendu, pour celui qui, aujourd'hui, réussit la prouesse de réunir tous les publics: aussi bien les amateurs de comédies populaires que les critiques les plus pointues. 

Un extrait de l'émission que nous vous proposons de réécouter en haut de cette page...

Les énigmes d'"À la bonne heure !"

Retrouvez Stéphane Bern dans A La Bonne Heure ! du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30 pour une nouvelle émission.

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Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe vous propose un jeu qui vous emmène à la découverte des rois de France aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine... et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle !

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

"Je vais vous citer quelques titres de films : le procès de Viviane Amsalem, Mariage story, Crazy stupid love, Papa ou Maman, Kramer contre Kramer, Miss Doubtfire, Pas si simple, Jusqu’à la garde, Une semaine sur deux, Bye bye Love, A serious man, l’usure du temps, Scènes de la vie conjugale  … J’arrête là, je pourrais continuer a égrener la liste longtemps encore et je pourrais recommencer avec des titres de romans qui traitent tous, directement ou indirectement, de ce qui est à la fois un fait de société et un événement – souvent douloureux mais parfois libérateur – dans la vie des individus et c’est cet événement dont je voudrais que vous me disiez le nom. 
Il existe dans toutes les civilisations et dans l’histoire, selon les époques et selon aussi la place que prenait la religion, il a été permis ou interdit.
Pour ne parler que de la France, il est proscrit sous l’Ancien Régime, autorisé sous la Révolution en 1792, interdit à nouveau sous la Restauration en 1816 et il faudra attendre la République pour qu’une loi le permette à nouveau en 1884. C’est la fameuse loi Naquet. Mais l’histoire n’est pas terminée pour autant : sous le régime de Vichy, il sera plus difficile d’y avoir recours. La libération mettra un terme à ces restrictions. Enfin, dans les années les plus récentes, les procédures seront de plus en plus assouplies le rendant plus facilement accessible. Il sera même déjudiciarisé en 2007 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Mais comment s’appelle ce passage du conte de fées au cinéma, c’est à dire pour reprendre une expression de Frédéric Beigbeder de «  la Belle au Bois dormant » à «  Nous ne vieillirons plus ensemble » ?"


Réponse : Le divorce.
Au téléphone : Michaël Youn, dont le nouveau film, Divorce Club, Grand Prix de la 23ème édition du Festival de comédie de l'Alpe d'Huez, sortira le 14 juillet prochain. 

Divorce club
Divorce club Crédit : En salles le 14 juillet

Énigme n°2

"Je vais vous raconter l’histoire d’un garçon élevé par des femmes. Il faut dire qu’il a 4 ans, au tout début du siècle dernier, quand son père décède d’une hémorragie cérébrale. Le voici dont aux mains de s mère qui l’aime tendrement, de sa tante, de sa grand mère et de sa nurse Paula un autrichienne imposante dont il dira plus tard qu’il s’en servait comme d’un bouclier.
Il est né à Lyon, mais après la mort de son époux, sa mère se rapproche de sa belle famille et emménage au Mans. C’est un élève dans la lune, comme on disait à l’époque. Mais on ne croyait pas si bien dire. La lune est dans le ciel et le ciel, il le regarde avec envie. Il fréquente notamment, qund il est en vacances, le petit aéroport d’Ambérieu en Bugey. Il y passe des après midi entières, sympathise avec les mécaniciens puis avec les pilotes et dinit par convaincre l’ujn d’eus de lui donner son baptême de l’air. Une vocation est née.
Je vous ‘ai dit, c’est un élève rpeveur mais pas très assidu ni brullant. Il passe quand même son bac à 17 ans, en Suisse et déménage pour Paris dans l’espoir de préparer l’école navale. A Paris, il fréquente avec un grand plaisir les cercles littéraires. Il fréquente notamment Gallimard et Gide mais, malheureusement, échoue à Navale.
Que faire ? Que va-t-il devenir ? En 1921, il est appelé sous les drapeaux pour son service militaire. Il est engagé dans l’aviation comme mécanicien. Un an plus tard il est reçu au concours d’officier de réserve et passe son brevet de pilote militaire. 
Quelques année splus tard, avec un peu de piston, il faut le reconnaître, il est engagé comme pilote dans la société d’aviation Latécoère. Son travail : effectuer des vols entre Toulouse et Dakar. C’est à ce moment là qu’il se lie avec deux as du pilotage, Jean Mermoz et Henri Guillaumat. Et c’est avec eux, d’ailleurs, en Argentine dans le but de créer des voies aériennes avec la France. Dans le même temps, il commence à publier des romans. Le deuxième d’entre eux, Vol de nuit, connaît un beau succès. Et en 1935, alors qu’il tente de battre le record Paris Saïgon, il est victime d’un troisième accident qui le laisse, avec son mécanicien, en plein désert du Sahara. Il y restera trois jours sans eau ni vivres, avant qu’un sauvetage miraculeux ne lui épargne la mort …
C’est de cette expérience que quelques années plus tard, au sortir presque de la deuxième guerre, il tirera un petit conte qui rest aujourd’hui encore un des livres les plus lus au monde …
Qui est cet homme volant dont je vous ai parlé ?"


Réponse : Antoine de Saint-Exupéry. 
Au téléphone : Jacques Pradel, coauteur avec Luc Vanrell de Saint-Exupéry - L'ultime secret (Éditions du Rocher, 2008).

Saint-Exupery-l-ultime-secret
Saint-Exupery-l-ultime-secret Crédit : Éditions du Rocher

Énigme n°3

"Plutôt que de faire le portrait du très grand comédien dont je vais à présent vous parler, je vais vous donner quelques anecdotes sur sa vie et certaines, vous le verrez sont assez étonnantes.
Commençons par l’enfance ou même la rencontre de ses parents.
Il est le descendant par sa mère d’une grande famille bourgeoise de Malaga les Soto Reguera.
Lorsque les parents apprennent que leur fille s’est éprise d’un petit avocat prénommé Carlos Luis, ils la séquestrent. Pas question de mésalliance. Que fait alors son prétendant ? Il l’enlève  et l’emmène à Paris. Les parents finissent par céder et par doter généreusement leur fille. Mais, en France Carlos Luis ne peut pas exercer son métier d’avocat. L’Europe n’est pas encore construite. Alors le voilà qui devient ou plutôt qui s’improvise diamantaire. Et il perdra toute sa fortune en laissant ses plus belles pierres à un client qui lui demande une nuit de réflexion et qu’il ne reverra jamais.
Et lorsque le comédien dont je vous parle est âgé de 6 ans, on retrouve le chapeau et les chaussures de son père au bord de la Seine. Tout le monde pense au suicide et le croit mort. Tout le monde ? Sauf sa femme qui comprend qu’il a simulé sa disparition et qui, dare dare, ira le chercher là où il s’est enfui, au Vénézuela et le ramènera en France manu militari.
Deuxième anecdote. Nous sommes maintenant en 1943 et l’acteur est amoureux d’une jeune femme qui se prénomme Jeanne. Il demande sa main mais elle ne répond pas tout de suite oui à la demande en mariage. Et vous savez pourquoi ?
Tout simplement parce qu’il est déjà marié avec une certaine Germaine Carroyer avec laquelle il n’a vécu que peu de temps avant de retourner chez sa mère mais dont il aura un enfant, Daniel.
Il finira par épouser cette Jeanne Augustine Barthélémy qui est la nièce d’un grand écrivain dont il rachètera le château, le château de Clermont en Loire Atlantique. 
Cet écrivain n’est autre que Guy de Maupassant.
Une troisième anecdote : il avait un point commun avec Picasso, il ne réglait ses déplacements en taxi que par chèque. Pourquoi ? Parce qu’il était un peu près de ses sous et qu’il se disait que, plutôt que de toucher le prix de leur course, certains chauffeurs préféreraient conserver le chèque de quelque de connu. Et ça a marché. Il n’est pas rare qu’on vende aux enchères, des chèques signés de son nom …
Une dernière anecdote : c’était un immense acteur de cinéma, dont le succès ne se dément pas, c’était aussi un remarquable comédien. Un jour, pourtant, il a exigé qu’on baisse le rideau en pleine représentation. On venait de lui apprendre que le grand Jean Anouilh était dans la salle et, impressionné, il avait failli faire un malaise.
Allez je vous donne le titre de la pièce qu’il jouait, ça va vous aider, c’était "Oscar"."




La réponse : Louis de Funès.
Au téléphone : Bertrand Dicale, auteur de nombreux ouvrages sur le comédien dont: Louis de Funès de A à Z (Grund, 2020).

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Louis-de-Funes-de-A-a-Z Crédit : Grund

Énigme n°4

"Allez on part en voyage à plus de 8500 km de chez nous. Si vous n’aimez pas les dépaysements,  rassurez-vous, le changement ne sera pas brutal : la ville que je vais vous décrire est souvent considérée comme la plus européenne des cités américaines. Et je peux vous dire que c'est un sacré compliment, tant l'endroit est synonyme de liberté, de tolérance. Et qu’il y fait bon vivre ! Dès que vous avez trouvé le nom de la ville en question, envoyez votre réponse au 64900 !
On le sait peu chez nous, mais cette agglomération n'est entrée qu’assez récemment dans le giron des États-Unis. Jusqu'en 1848 elle est mexicaine et son nom est « Yerba Buena », autrement dit « la bonne herbe ». Un nom prédestiné diront certains… Après le traité de Guadaloupe Hidalgo, qui voit le Mexique céder une immense partie de son territoire, elle bascule donc du côté américain et, pour la rebaptiser, ses nouveaux propriétaires s'inspirent d'une communauté de moines située non loin… 
Composée de quelques modestes habitations au départ, la ville voit sa population exploser à partir de 1850 et  la ruée vers l'or . En dix ans à peine, elle passe de 400.. à plus de 25 000 habitants ! C'est à cette époque qu'un certain « Levi Strauss » y invente le jean et que la cité se couvre de bâtiments modernes… 
Mais le 18 avril 1906: vers 5h du matin, un tremblement de terre d'une violence inouïe secoue la ville. Et le gigantesque incendie qui en résulte dure 3 jours, fait des milliers de morts et détruit plus de 80 % des bâtiments… 
Heureusement, la seconde moitié du XXe siècle sera plus heureuse pour la ville. Et pas seulement sur un plan économique… A partir des années 50, elle devient le refuge d'une nouvelle génération d'artistes et de penseurs : des gens qui se veulent plus « ouverts » moins tournés vers l'ambition et le consumérisme. Il y a d'abord la beat generation emmenée par Jack Kerouac, qui elle-même donne plus ou moins naissance, dans les années 60, au mouvement hippie. 
Mais quelle est cette « cité », l'une des plus densément peuplée des États-Unis,  dont les célèbres rues en pente servirent de décors aux cascades de Steeve McQueen ou de Clint Eastwood ?"



Réponse : San Francisco. 
Au téléphone : Maxime Le Forestier. 

Maxime Le Forestier La Maison Bleue
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