8 min de lecture Divertissement

Il y a 73 ans, Otto Frank publiait le "Journal" de sa fille disparue dans les camps de la mort

"Le journal d'Anne Frank", livre intime et universel, est aujourd'hui l'un des textes les plus lus dans le monde. Stéphane Bern revient sur son histoire avec le chanteur Louis Chedid.

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À la Bonne Heure ! du 25 juin 2020 Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
David Buron

Le 25 juin 1947, il y a 73 ans jour pour jour, Le journal d'Anne Frank était publié pour la première fois aux Pays-Bas. Après avoir hésité, puis après avoir expurgé le texte de ses passages les plus intimes, Otto Frank décidait finalement de faire partager le témoignage saisissant de se fille défunte, morte à 15 ans dans le camp de Bergen-Belsen. Aujourd'hui encore, le "Journal" d'Anne, dans lequel se mêlent des anecdotes touchantes et le récit des années d'occupation passées à se cacher de l'occupant nazi, reste l'une des œuvres les plus lues et les plus étudiées au monde. 

Pour en parler ce matin en direct sur RTL, Stéphane Bern s'entretient au téléphone avec Louis Chedid qui, en 1985, avait consacré une très jolie chanson à la jeune femme et à la montée des extrêmes: Anne, ma sœur Anne

Si on n'apprend pas correctement l'Histoire, on est condamné à la revivre indéfiniment.

Louis Chedid
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Les énigmes d'"À la bonne heure !"

Retrouvez Stéphane Bern dans A La Bonne Heure ! du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30 pour une nouvelle émission.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe vous propose un jeu qui vous emmène à la découverte des rois de France aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine... et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle !

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Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

"C’est évidemment avec une certaine émotion que je vais vous parler d'une des œuvres les plus lues au monde. Depuis sa première publication, il s'en est vendu au moins 30 millions d'exemplaires et l’œuvre a été traduite dans plus de 70 langues ! Des rues, des places, des écoles mêmes portent le nom de son auteure et vous avez sûrement étudié ce texte dans votre jeunesse. Mais attention : si l'ouvrage est extrêmement célèbre, il est aussi profondément intime. C'est ce qui en fait tout le paradoxe, mais aussi toute la richesse et toute la beauté. Dès que vous avez trouvé le nom de ce livre, envoyez votre réponse au 64900 !
L'histoire de sa publication commence au printemps 1945. En juin de cette année là, un homme revient à Amsterdam après un long et éprouvant voyage. Du camp d'Auschwitz où il a été interné jusqu'au mois janvier, on l'a transféré à Odessa, puis à Marseille et le voilà enfin de retour chez lui. Il est en vie certes, mais la guerre lui a enlevé ce qu'il avait de plus cher au monde : sa famille. Du foyer qu'il formait avec son épouse et leurs deux filles, il ne reste plus que lui. Pendant quelques semaines, il nourrit le fol espoir que la cadette a peut-être survécu mais, en juillet, une lettre officielle lui apprend qu'elle est bien morte du typhus. C'est alors que la femme qui l'héberge, qui est aussi son ancienne employée, lui remet les notes et les journaux de la jeune défunte. Des écrits que l'employée avait récupérés juste après l'arrestation de la famille et qu'elle gardait précieusement chez elle.  
Face à ses notes, parfois très intimes, le père ne sait que faire. Sa fille y raconte les heures difficiles de la guerre, que la famille a passé cachée jusqu'à sa déportation.. mais elle y confie aussi ses pensées les plus personnelles, ses peurs, ses premiers émois. Après deux ans d'hésitation, poussé par ses proches, il décide finalement de remanier un peu le texte, d'en expurger les passages les plus intimistes et de le rendre public !
Le livre est édité pour la première fois aux Pays-Bas le 25 juin 1947, il y a exactement 73 ans. Mais c'est quatre ans plus tard, lors de sa publication aux États-Unis, avec une préface d’Eleanor Roosvelt, qu'il devient célèbre. Les lecteurs découvrent alors le témoignage saisissant d'une adolescente en proie aux bouleversements du monde et à ses propres bouleversements intérieurs. Le tout rédigé dans un style précis et impressionnant même pour une auteure de son âge ! Si l'Histoire l'avait épargné, elle serait peut être devenue écrivaine… C’est ce dont elle rêvait …
Mais quelle est cette œuvre et qui l’a écrite ?"

Réponse :  Le journal d'Anne Frank. 
Au téléphone : Louis Chedid, dont la chanson Anne, ma sœur Anne (1985) évoquait la jeune martyre et la montée de l'extrême droite. 

Le passeport d'Anne Frank et ses carnets
Le passeport d'Anne Frank et ses carnets Crédit : DESK / ANP / AFP

Énigme n°2

"Je vous propose à présent de voguer sur un fleuve aussi bien majestueux que sauvage, et qui offre aux territoires qu’il traverse des paysages magiques et naturels… Embarquez avec moi à la découverte d’un spectacle unique, où le temps défile lentement, loin de l’agitation de la vie quotidienne…
Avec une longueur de plus de 1000 kilomètres, ce cours d’eau dont il faut trouver le nom ce matin, est le plus long de France… Il prend sa source sur le versant au sud-est du Massif central dans l'Ardèche, et termine sa course dans l’océan atlantique, 
Ce fleuve a longtemps été la voie principale par laquelle transitaient les marchandises de l'intérieur du pays jusqu'au port de Nantes… Mais l'arrivée du chemin de fer au milieu du 19e siècle a changé la donne…
Que ce soit en bateau ou lors d’une escapade à vélo, il est facile d’être subjugué par sa beauté et sa richesse… Les bords de ce cours d’eau abritent près de 103 espèces végétales et 107 espèces animales, entre bancs de sables, îlots et forêts alluviales…
Son nom viendrait du latin « Liger » ou « Ligeris »… Ce terme dériverait lui-même du gaulois « liga » qui signifie « la vase » ou « le limon » que le fleuve charrie en de multiples endroits… Aujourd’hui, on le retrouve aussi dans l’appellation de plusieurs départements et communes de France situés le long de son cours…
Parfois surnommée « fleuve royal » en raison du grand nombre de châteaux qui le bordent à l’instar de Chaumont, Amboise, Azay-le-Rideau, Chinon, ou encore Montsoreau, une partie de cette rivière est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis novembre 2000…
Véritable source d’inspiration pour beaucoup de peintres et d’écrivains français, on le retrouve notamment dans la prose de Clément Marot, Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, mais aussi Charles Péguy… Péguy l’a d’ailleurs magnifié au début d’un de ses poèmes, qui dit ceci : « Le long du coteau courbe et des nobles vallées, les châteaux sont semés comme des reposoirs… » Je m’arrête ici… La suite de ces vers vous donnera la réponse à mon énigme…"

Réponse : La Loire. 
Au téléphone : Éric Collange, directeur commercial de CroisiEurope, leader européen de la croisière fluviale. 

La Loire, fleuve sauvage, possède plusieurs îlots
La Loire, fleuve sauvage, possède plusieurs îlots Crédit : Dominique Drouet

Énigme n°3

"Vous vous souvenez sans doute de ce moment de télévision extrêmement célèbre. Celu où l'on voit Coluche recevoir le César du meilleur acteur en 1984 pour son rôle dans Tchao Pantin ! Sur les images, on sent l'acteur ému, un peu gêné même… il plaisante bien sûr, comme à son habitude, mais il tient à remercier un homme en particulier. Il tient à le remercier « comme tout le monde » ajoute-t-il, car il est sans doute à cette époque là l’homme le plus puissant du cinéma français …
 Mais qui est cet homme à qui Coluche rend un hommage appuyé au micro des Césars ? Dès que vous avez trouvé son nom, envoyez votre réponse au 64900 !
Sa vie aura été un mélange de passions. D’où les différents métiers qu’il a exercé et peut-être les multiples carrières qu'il aurait pu suivre.
Il est né dans une famille de fourreurs du Sentier mais très tôt attiré par le cinéma il rêve de devenir comédien. Il est distribué dans quelques seconds rôles au théâtre et à l'écran mais le succès se fait attendre. Alors, au début des années 60, il décide de passer à la réalisation. Bien lui en prend… dès son premier film, intitulé Le poulet, il reçoit l'Oscar du meilleur court métrage ! S'en suivent une série de comédies dramatiques, dans lesquelles le cinéaste puise largement dans sa propre histoire. Dans l'une d'elles notamment, il revient sur son enfance, pendant l'occupation, qu'il a passée dissimulé sous une fausse identité, chez un antisémite convaincu
Réalisateur accompli, c'est pourtant comme producteur qu’il va sans doute
marquer le plus les mémoires. Amoureux de toutes les formes de cinémas, il finance, dès les années 70, aussi bien des films très ambitieux que des comédies populaires ! A côté de Banzaï de Claude Zidi, il y a Tess, de Roman Polanski ; dans la même année il peut produire Patrice Chéreau et Jean Yanne et en 2008, un an avant sa disparition, c’est lui qui est à l'origine des succès de Bienvenue chez les Ch'tis et de La Graine et le mulet.
Dans les dernières années de sa vie, cet esthète consacrera beaucoup de temps et d'argent à une autre de ses passions : l'art contemporain. Il deviendra même galeriste mais un galeriste qui refuse de vendre les œuvres qu’il expose.
 Lorsqu’il s'éteint en 2009, il laisse derrière lui une poignée de grands films dont Tchao Pantin, Jean de Florette ou encore Germinal. Il laisse surtout le souvenir d'un producteur visionnaire et éclectique, d'un « nabab » comme on dit, qui n'hésitait pas à prendre des risques pour soutenir les plus grands cinéastes. 
Alors, avez-vous trouvé le nom de ce grand monsieur du cinéma que Pedro Almodovar décrivait comme « un homme triste capable d'être joyeux » ?"




La réponse :  Claude Berri.
Au téléphone : L'écrivaine Nathalie Rheims, qui fut la dernière compagne du grand producteur. 

claude-berri
claude-berri

Énigme n°4

"« J’ai l’honneur de vous instruire que je désire être inscrit parmi les candidats qui se présentent pour l’un des deux fauteuils vacants à l’Académie française et je vous prie de bien vouloir faire part à vos collègues de mes intentions à cet égard … Pour dire tout la vérité, la principale considération qui me pousse à solliciter vos suffrages est que si je me déterminais à les solliciter que lorsque je m’en sentirais digne, je ne les solliciterais jamais. Je me suis dit qu’après tout, il valait mieux commencer tout de suite … »
Je viens de vous lire l’extrait d’une lettre de candidature à l’Académie française , lettre en date du 11 dcembre 1961. Mais qui l’a écrite ? Qui a posé sa candidature à l’Académie ce jour là ? C’est mon énigme …
Qu’un homme comme lui qui a vaincu le classicisme, qui conchie tous les pouvoirs qui a été poursuivi et condamné  pour « outrage à la morale publique «  et « offense à la morale religieuse » à qui on a reproché « un réalisme grossier et offensant pour la pudeur », que ce solitaire, ce maudit s’abaisse à aller quémander les suffrages d’auteurs comme Félix Dupanloup , Jules Sandeau ou Emile Augier qui ne lui arrivent pas au bas de la cheville, voilà qui peut étonner.
Certes dans cette Académie, il compte quelques soutiens et non des moindres si on cite les noms. Victor Hugo qui, lors de son procès, justement, a témoigné que ses écrits « rayonnent et éblouissent comme des étoiles », Barbey d’Aurevilly, qui l’a toujours soutenu, Alfred de Vigny qui lui avoue avec quel bonheur il lit à d’autres «  les véritables beautés de vos vers » mais, sans parler des écrivains de seconde zone qui ne le comprennent ou ne le connaissent pas, ni Lamartine, ni  Prosper Mérimée ni Sainte Beuve ne sont convaincus … Et Sainte Beuve, d’ailleurs, lui conseille de retirer sa candidature, conseil qu’il suivra s’étant aperçu qu’il n’avait aucune chance de figurer parmi les 40 immortels.
Il écrit à sa mère : ‘je sais maintenant que je serais nommé, mais quand ? Je l’ignore … » Comme quoi on peut être recalé et optimiste.
Alors quel est cet immense poète dont le plus célèbre des recueils est sorti un 25 juin, il y a précisément 163 ans ?"



Réponse : Charles Baudelaire. 
Au téléphone : L'écrivain Jean-Joseph Julaud, auteur d'une Anthologie de la poésie française (First, 2020). 

Baudelaire
Baudelaire Crédit : Sotheby’s-Art digital studio
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