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Serena Williams : la caricature d'un journal australien taxée de racisme

Le "Herald Sun" a publié un dessin caricaturant la colère de Serena Williams lors de la finale de l'US Open, qui lui a coûté un jeu de pénalité et provoqué un scandale.

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Serena Williams : la caricature d'un journal australien taxée de racisme Crédit Image : Jaime Lawson / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Pour débuter ce mardi 11 septembre, ces victimes inconnues du 11 septembre 2001. Ça parait complètement dingue, mais 17 ans après les attentats du World Trade Center, figurez-vous que plusieurs centaines de victimes n'ont toujours pas été identifiées. 1.111 précisément, soit environ une victime sur trois. C'est ce que j'ai découvert ce matin dans Le Courrier de l'Ouest.

Alors, ce n'est pas un problème de moyen. 17 ans après, il y a toujours une équipe qui poursuit le travail, dans un laboratoire de Manhattan, et ce 7 jours sur 7. Le problème est avant tout technique, pas facile de retrouver une trace ADN sur des fragments, qui plus est quand ils ont été exposés au feu, aux bactéries, à la lumière du soleil et au carburant des avions qui se sont écrasés sur les tours ce jour-là. Le laboratoire est parfois resté plusieurs années sans pouvoir ajouter de nom à la liste des victimes

Mais pas question de renoncer. Mettre un nom sur une victime c'est lui rendre hommage, permettre aussi à la famille d'offrir un enterrement à celui ou celle qu'ils ont perdu. Cette patience paie. En juillet dernier, les experts sont ainsi parvenus à identifier les restes de Scott Michael Johnson, un analyste financier de 26 ans qui travaillait au 89e étage de la tour sud.

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Une caricature polémique de Serena Williams

Les États-Unis où s'est achevé dimanche le tournoi de tennis de l'US Open. Tournoi marqué cette année par toute une série de polémiques. Il y a eu l'histoire du t-shirt d'Alizée Cornet, cet arbitre aussi qui a encouragé l'adversaire du Français Herbert, et puis bien sûr la grosse colère de Serena Williams lors de la finale dame samedi 8 septembre. Et bien ce mardi 11 septembre c'est un dessin qui fait polémique.

Une caricature justement de Serena Williams, publiée dans le journal australien Herald Sun. On y voit la joueuse, pas vraiment à son avantage, sautant sur sa raquette, en arrière-plan l'arbitre dit à son adversaire, une petite blonde : "Mais vous n'auriez pas pu la laisser gagner ?". Raciste et sexiste ont estimé de très nombreux internautes. Même JK Rowling, l'auteur de Harry Potter, s'en est mêlée. "Bravo, a-t-elle écrit, pour avoir réduit l'une des plus grandes sportives vivantes à des tropes racistes et sexiste".

Le dessinateur se défend. Il a juste voulu pointer du doigt un comportement inapproprié. Le journal 20 Minutes rappelle d'ailleurs ce mardi 11 septembre qu'il a fait de même avec un autre joueur, l'australien Nick Kyrgios qui s'était lui aussi mal comporter. Je vous laisse vous faire votre avis.

Taxer les Gada pour sauver la presse ?

Dans vos journaux également ce matin cet appel à sauver la presse. C'est à la une de La Dépêche du midi, du Midi libre ou encore de La Croix. Cette réforme du droit d'auteur qui doit être examiné demain au parlement européen et qui prévoit de contraindre les géants du net à contribuer au financement de la presse, à payer pour les contenus dont ils font commerce.

À première vue comme, on peut se dire que c'est une histoire de journalistes, un combat corporatiste. Mais non, il en va de notre liberté à tous. "Menacer la presse, écrit Jean-Marie Cavada dans les colonnes de La Croix, c'est menacer la liberté de choix démocratique". L’eurodéputé rappelle que l'an dernier les journaux ont vu leurs recettes publicitaires baisser de 10 à 12% au profit des plateformes numériques.

"Je ne connais pas beaucoup d'entreprises, dit-il, qui pourraient survivre 5 ans à un pareil pillage. Les Gafa ont les moyens de payer et d'ajouter : c'est un principe moral. On n'a pas le droit de faire commerce des choses qu'on n'a pas acheté". 

Les perroquets bleus officiellement éteints

Enfin voilà une nouvelle illustration très concrète ce matin des effets du réchauffement climatique. Vous vous souvenez du dessin animé Rio ? Ce petit oiseau bleu, BLU d'ailleurs c'est son nom, dernier mâle de son espèce, il avait la particularité de ne pas savoir voler, mais devait parcourir des milliers de kilomètres pour sauver les perroquets bleus. Malheureusement la fiction est aujourd’hui devenue réalité.

C'est à lire dans Ouest-France. Le Ara de Spix, le perroquet bleu qui a inspiré ce dessin animé, n'existe plus à l'état sauvage. Son espèce, originaire du Brésil, s'est officiellement éteinte. La déforestation a eu raison de cette espèce. 

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Le "Herald Sun" a publié un dessin caricaturant la colère de Serena Williams lors de la finale de l'US Open, qui lui a coûté un jeu de pénalité et provoqué un scandale.
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