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"Pokémon" a 25 ans : 8 histoires que vous ne soupçonniez pas sur la franchise

ÉCLAIRAGE - Il s'agit de la plus puissante franchise du monde et elle continue de fasciner toutes les générations. Voici quelques détails méconnus pour briller en société.

Une armée de Pikachu géants à Yokohama en 2014
Une armée de Pikachu géants à Yokohama en 2014 Crédit : YOSHIKAZU TSUNO / AFP
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

Pokémon a 25 ans ce 27 février. Une information qui a de quoi mettre un sacré coup de vieux à ceux qui jouaient aux jeux vidéo, échangeaient des cartes à collectionner ou regardaient le dessin animé il y a encore quelques années... L'histoire Pokémon commence au Japon le 27 février 1996 avec la sortie de Pocket Monsters sur Game Boy. 

Le jeu de Game Freak publié par Nintendo est une nouveauté et un pari. La formule tente de combiner plusieurs passions japonaises dans un seul et même jeu. La forme de l'aventure, tout d'abord, ressemble à un des premiers jeux Zelda avec un petit personnage observé depuis le ciel qui passe de ville en ville et explore le monde. Les combats intègrent eux les mécaniques des jeux de rôle avec des compétences et des éléments qui réinventent le jeu pierre-papier-ciseaux. 

La clé du succès provient des 151 créatures qu'il faut capturer et faire évoluer. Aujourd'hui, après des années d'extensions, on en compte un peu moins de 1.000. On retrouve ici la passion des enfants japonais pour herbiers et les chasses aux insectes. L'esprit de collection, de batailles entre amis (car les échanges entre copains sont rendus indispensables) et l'aspect mignon des créatures finira de faire de Pokémon un succès mondial et durable. 

Huit détails méconnus sur Pokémon

8 - Pokémon a rapporté plus de 90 milliards de dollars :Pokémon est simplement la franchise la plus juteuse jamais créée. Le Marvel Cinematic Universe et ses Avengers ou Harry Potter ont récolté plus de 30 milliards de dollars, Star Wars, plus de 60 milliards. Suivent Mickey, Winnie l'Ourson et une autre star japonaise : Hello Kitty. Mais, tout en haut de la pyramide, on retrouve nos centaines de Pokémon avec leurs jeux vidéo, leurs films, peluches et même avions de ligne. Presque 100 milliards de dollars auront bientôt été générés par Pokémon

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7 - Pikachu était bien moins svelte à l'origine : tout le monde connaît la silhouette de Pikachu, le Pokémon le plus célèbre du monde et véritable égérie de la franchise. Jaune, avec deux ronds rouges sur les joues, une queue en forme d'éclair et deux oreilles en pointe. Mais le premier Pikachu jamais dessiné était bien plus replet que le Pikachu de dessin animé qui est devenu une star. 

6 - Le visage de Pokémon devait être Mélofée : toujours à propos de notre Pikachu, ce dernier ne devait pas être la tête de gondole de la franchise. Dans les comics, c'est le très mignon et rose Mélofée qui était la star de l'aventure. Un choix qui a été amendé lors de la création du dessin animé où le petit Pikachu, moins rose et donc plus compatible avec les goûts des garçons et des filles, a été sélectionné. 

5 - La carte Pokémon la plus rare et la plus chère: il s'agit de la carte holographique "No. 1 Trainer" créée à l'occasion du tournoi Secret Super Battle à Tokyo en 1999. Seuls les finalistes de tournois régionaux ont obtenu cette carte rarissime pour accéder à la finale nationale secrète. Seules 7 cartes existent dans le monde et 6 seulement ont été certifiées et retrouvées dans un état parfait. L'une d'elles a été vendue aux enchères l'été dernier et a été adjugée à 90.000 dollars ! La carte rare la plus célèbre est le Dracaufeu holographique 1ère édition de 1999. L'une d'elles a été vendue à plus de 220.000 dollars en octobre 2020.

4 - Le premier Pokémon créé est Rhinoféros : beaucoup de fans savent que Pikachu est devenu le visage de la franchise sur le tard. Le petit rongeur électrique jaune n'était qu'un Pokémon parmi les autres dans les premiers jeux vidéo. Les trois premiers "starters" étaient les vraies stars : Bulbizarre, Carapuce et Salamèche. Bulbizarre est d'ailleurs le premier Pokémon du Pokédex National très officiel, pourtant il n'a pas été la première créature inventée. Ken Sugimori, dessinateur et père de design de la plupart des monstres de poche, a révélé que c'est le très gris et assez proche de l'original Rhinoféros qui a été le premier Pokémon de l'histoire. 

3 - Les premières versions n'étaient pas Rouge et Bleu : si vous avez découvert Pokémon sur GameBoy, vous avez probablement acheté une version Rouge ou une version Bleu. Mais il s'agissait des éditions occidentales du jeu. Les Japonais eux, ont eu droit aux jeux Pocket Monsters: Red et Pocket Monsters: Green. Le mot "Pokémon" qui était une contraction de la notion de "Pocket Monsters" n'était pas encore communément employée. 

La boîte du jeu "Pocket Monsters: Green"
La boîte du jeu "Pocket Monsters: Green" Crédit : Capture YouTube @SeriousPokémon

2 - Les faiblesses des Pokémon Psy s'expliquent par la nature humaine : chaque Pokémon dispose d'un élément. Il est ainsi plus fort ou plus faible que d'autres. L'opposition classique et la plus facile à comprendre est entre l'élément Feu et Eau. Parmi les Pokémon, on trouve aussi des Pokémon de type Psy qui semblent utiliser des super-pouvoirs mentaux et autres dérivés de l'hypnose. Trois types de Pokémon sont dangereux pour ces Pokémon Psy : les Insectes, Spectres et Ténèbres. Trois types directement inspirés par les plus grandes phobies des humains : la peur des petites bêtes grouillantes, des fantômes ou du noir. Idéal pour des Pokémon Psy, inspiré par la force de l'esprit humain. 

1 - Le "syndrome de Lavanville" : dans les jeux, le héros pouvait se rendre dans la charmante bourgade de Lavanville, une ville aux couleurs de la lavande comme vous pouvez l'imaginer. Seulement, la musique de la ville était tellement étrange et malaisante qu'elle a été accusée de provoquer des suicides chez les petits Japonais. Une légende numérique que rien ne prouve mais qui a connu une existence durable sur Internet grâce à son côté plausible. La musique est véritablement disharmonique et assez insupportable et les médias occidentaux aiment à évoquer une culture du suicide nippone dès qu'ils en ont l'occasion. Le fait que les internautes ne puissent se référer aux articles écrits en japonais, faute de maîtriser la langue, a aussi été un bel accélérateur. Une parfaite recette pour une "fake news" efficace au début des années 2000. On vous laisse malgré tout découvrir ce morceau déconcertant...

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Lavender Town (Original Japanese Version from Pokemon Red and Green)
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