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Dieu, le métissage, sa jeunesse... Lenny Kravitz se confie au micro de RTL

RENCONTRE - L'autobiographie de Lenny Kravitz, "Let Love Rule" vient de paraître chez "Rock & Folk Editions". Nous avons rencontré l'artiste.

Lenny Kravitz, le 26 août 2019
Lenny Kravitz, le 26 août 2019
Crédit : Dia Dipasupil / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Steven Bellery & Aymeric Parthonnaud

Lenny Kravitz se raconte dans une autobiographie qui vient de paraître en France. Elle s'intitule Let Love Rule, comme son premier album. Le chanteur a accordé à RTL sa toute première interview pour l'occasion. Un entretien depuis les Bahamas où il s'est réfugié il y a quelques mois. Un archipel dont une partie de sa famille est originaire. Dans son livre, Lenny Kravitz raconte son chemin vers la musique, de son enfance à New York jusqu'à la parution de son tout premier disque en 1989. 

Né d'une mère actrice d'origine caribéenne et d'un père journaliste juif, Lenny Kravitz s'amuse : "Je suis profondément double. À la fois noir et blanc. Juif et chrétien." Une dualité qui va développer sa curiosité. "Je crois que cela a vraiment influencé l’homme que je suis devenu et mon expression artistique, qui est au fond l’amour. Étant métisse, j’ai grandi sans idées préconçues, sans savoir que cela existait, jusqu’à ce que j’arrive à l’école et que je comprenne comment les gens peuvent réagir…, confie l'artiste. Et évidemment, j’ai appris des choses sur le monde. Mon métissage, ma dualité ont également façonné ma curiosité sur le monde. Cela explique pourquoi je suis ouvert à beaucoup de choses, pourquoi ma musique et mon art n’entrent pas dans une seule boîte. Et, en plus, je suis un Gémeaux, avec une double personnalité, et ça a bien fonctionné pour moi. Tout a été contrastes dans ma vie." 

L'amour et Dieu

À l'âge de 7 ans, son père lui offre une guitare. "La possibilité de fabriquer du son, de créer de la musique, de concevoir quelque chose. J’adore le design. Et la forme d’une guitare m’a toujours fasciné, raconte-t-il. Quand je vois une Fender Stratocaster, Une Gibson Les Paul, ou même une superbe Martin acoustique, je suis attiré par elle. Je suis happé par sa forme. Gamin, quand j’écoutais la radio, je me souviens entendre ces paroles sur l’amour, le mot 'baby' dans tous les textes. Et quand j’ai écrit mon premier texte, tout simple, avec mon voisin qui lui avait une Stratocaster et un ampli, on l’a baptisé I Love You Baby. C’était la première fois que je créais quelque chose d’inédit, qui m’était propre."  

Le rock, Lenny Kravitz va découvrir dès le milieu des années 70. Sa mère décroche un rôle dans une série télé. Sa famille s'installe à Los Angeles. L'ado Lenny découvre Kiss et Led Zeppelin mais aussi la religion avec laquelle il développera une relation intense. "J’ai rencontré l’Esprit. L’esprit de Dieu. Je n’avais rien demandé. Je ne cherchais rien, assure le chanteur. Même si rétrospectivement, j’ai toujours eu conscience de la présence de Dieu, du Saint-Esprit, il y a ce rêve que je faisais enfant, où je questionnais l’éternité. J’avais la certitude que la vie ne se terminait pas avec la mort. C’est quelque chose d’intéressant pour un enfant de 4 /5 ans de rêver de cela. Et à l’âge de 13 ans, un été, j’ai vécu cette expérience, où j’ai ressenti la présence de Dieu, entrer dans la pièce, c’est compliqué à expliquer, c’était magnifique, c’est toujours là en moi. Je tente chaque jour d’être au plus proche de cette sensation. De vivre ce pourquoi je suis là. Diffuser de l’amour, c’est ce dont parle ma musique."

Un entourage exceptionnel

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Auprès des artistes qui gravitaient autour de lui à cette époque, Lenny Kravitz a emmagasiné de façon inconsciente une quantité incroyable de connaissances et de réflexes musicaux et créatifs. "Ils étaient tous dans le même univers. Ils vivaient, créaient et brisaient les tabous ensemble. C’étaient des pionniers. C’était une éducation avant que je ne comprenne que c’en était une. Par osmose, cela a nourri mon âme. Gamin, je me souviens être sur les genoux de Duke Ellington, se souvient-il. Mais je ne savais pas du tout ce qu’il représentait culturellement. Il m’a laissé être là, le regarder jouer. Et j’ai grandi, je suis devenu ado et là mon esprit s’est ouvert en grand. Un autre souvenir, je me vois assis avec mon père et plein d’hommes, à parler librement de musique, j’avais 11 /12 ans je crois ; je me lève et mon père me glisse que c’est Quincy Jones. Tout était si naturel ! 

Un autre soir le bluesman Taj Mahal était à la maison, mon père se plaignait que je ne travaille pas assez à l’école, que je devrais passer moins de temps à faire de la musique… Et Taj a répliqué à mon père : 'Laisse ce gosse tranquille, il sait ce qu’il fait'. Jamais un adulte n’avait dit cela de moi. Me défendre et m’encourager. 'Laisse-le trouver sa voie'...

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