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Bruce Springsteen à Broadway : le "Boss" solide comme un roc

PORTRAIT - Le "Boss" sort demain un nouvel album live, "Springsteen on Broadway". Une captation du show joué à New York est également diffusée sur Netflix.

Bruce Springsteen chante lors d'un meeting d'Hillary Clinton en novembre 2016
Bruce Springsteen chante lors d'un meeting d'Hillary Clinton en novembre 2016
Crédit : AFP
Bruce Springsteen, solide comme un roc
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Bruce Springsteen, solide comme un roc
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Isabelle Choquet & Marie Sasin

Il y a deux sortes de personnes : ceux qui aiment Springsteen, et ceux qui ne l'ont jamais vu en concert. Le "Boss" est un dieu du stade. D'abord il y a cette voix, puissance, rugueuse, sans artifice et qui vous prend aux tripes. "J'ai la puissance, la tessiture et la résistance d'un barman. Mais ni belles couleurs, ni finesses", nuance Bruce Springsteen.

En plus de son charisme de dingue, son énergie est quasi intacte. À bientôt 70 ans, il s'épuise toujours dans des shows de trois ou quatre heures, presque sans pause. Avec un record de 4h04 il y a deux ans, in Philadelphia of course. Entre octobre 2017 et décembre 2018, il a donné un concert intimiste intitulé Springsteen on Broadway, jalonné de réflexions et d'anecdotes, cinq fois par semaine à New York.

"C'est une arme de destruction massive", dit un journaliste. Jamais deux fois le même concert, il joue au gré de ses envies et de celles du public dont il invite certains sur scène. Plus qu'un spectacle, c'est une communion. 

Il a la poésie ouvrière, celle de ses racines

Ses chansons racontent l’Amérique des prolos : existences ordinaires, sentiments universels,  Springsteen a la poésie ouvrière, celle de ses racines. Chez lui, on votait démocrate, parce que "quand on est ouvrier on est démocrate", c'est ce que lui disait sa mère et il a gardé cet engagement, humanitaire et politique.

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Alors bien sûr, aujourd'hui, il est millionnaire. Mais, il n'a pas oublié ses années de galère, à fouiller les poubelles pour trouver de quoi manger. Son premier restaurant, c'était après son premier contrat, il avait 27 ans. "Je n'ai jamais prétendu avoir une grande conscience sociale, dit-il. Mais le sentiment d'une vie gâchée et d'un monde injuste, je l'ai ressenti... à travers mon père."

Un père qui ne l'a pas aimé

"Une bête humaine à cou de taureau, un personnage à la Bukowski qui a passé sa vie sur le cul d'un tabouret de bar", voilà comment Bruce Springsteen décrit son père dans son autobiographie. 

Le petit Bruce était plutôt comme sa mère : généreux, attentif aux autres. Des défauts, tout ça, surtout pour un garçon ! Voilà ce que pense son père, qui ne dit rien mais le menace toujours. Il méprise son fils, il faudra une vie entière à Bruce pour surmonter ça. Les succès et les stades combles n'y suffiront pas. Tel père tel fils, Springsteen est rattrapé par une dépression qui ne l'a jamais vraiment quitté, la folie n'étant jamais loin.

Springsteen prend des médicaments sans drogue ni alcool, et en tire une certaine fierté. Une fierté d'ouvrier qui fait bien son travail, même quand ça fait mal.

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