2 min de lecture Télévision

Pierre Ménès accusé de sexisme : tout ce qu'il faut savoir sur la polémique

Accusé d'atteintes sexuelles sur deux journalistes, Pierre Ménès est aussi poursuivi pour "harcèlement moral". Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi.

Cette affaire est intervenue le même jour que la création par plusieurs journalistes sportives d'une tribune pour lutter contre les discriminations sexistes dans le milieu.
Cette affaire est intervenue le même jour que la création par plusieurs journalistes sportives d'une tribune pour lutter contre les discriminations sexistes dans le milieu. Crédit : VALERY HACHE / AFP
Charline Vergne Journaliste

Dimanche 21 mars était diffusé sur Canal + le documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", réalisé par Marie Portolano. Celui-ci aborde la question du sexisme dans le milieu du journalisme sportif. Dans le cadre de cette diffusion, il a été reproché à la chaîne privée d'avoir coupé certains passages mettant en cause Pierre Ménès.

Selon les informations du média Les Jours, plusieurs passages ont ainsi été supprimés de la version finale. Face aux critiques, Canal + a défendu sa position comme un choix éditorial, auprès de Télérama. "De nombreuses séquences n’ont pas été gardées dans le montage final. Pour nous, il ne s’agit pas de coupes mais de choix éditoriaux", a assuré la chaîne privée. Dimanche soir, Marie Portolano, a ironisé sur Twitter : "L’essentiel, c’est la parole des femmes qui a été intégralement respectée par Canal+".

Une plainte pour "harcèlement moral"

En parallèle de ce documentaire et des accusations de censure qui ont été dévoilées par Les Jours, le chroniqueur-vedette de Canal + est aussi visé par une enquête pour "harcèlement moral". Une plainte avait d'abord été classée sans suite en octobre 2020, "pour infraction insuffisamment caractérisée", rappelle L'équipe, ce mardi 23 mars. 

Mais une seconde plainte, déposée en mai 2020 à Nanterre, avec constitution de partie civile, a donné lieu à une ouverture d'information judiciaire du chef "harcèlement moral", le 16 décembre 2020, précise L'équipe. À l'origine de ces accusations, un ancien assistant de Pierre Ménès : Emmanuel Trumer. Un juge d'instruction a été désigné pour instruire cette affaire, indique le média sportif, mais il n'a encore reçu ni le chroniqueur ni celui qui l'accuse.

À lire aussi
journaliste
Affaire Pierre Ménès : Marie Portolano ne veut "pas réduire le combat à un seul homme"

"On va pouvoir verser aux débats les témoignages de toutes ces femmes qui ont été humiliées ou rabaissées par Ménès, ce qui montre bien que c'est consubstantiel au personnage et ce n'est pas que le seul Emmanuel Trumer qui a fait l'objet de ce comportement", a précisé à L'équipe Didier Seban, avocat de l'ancien assistant de Pierre Ménès. De son côté, Arash Derambarsh, avocat de ce dernier, a qualifié les accusations de "vaste fumisterie".

"Je n'ai rien découvert que je ne savais déjà"

Le documentaire et les accusations de sexisme ont suscité de nombreuses réactions, parmi lesquelles, celle de la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Élisabeth Moreno. Invitée d'Europe 1 ce mardi, elle s'est réjouie de cette libération de la parole des victimes. "Je n'ai rien découvert que je ne savais déjà", pose la ministre. "Je viens du monde de l'entreprise, je connais le sexisme ordinaire", a-t-elle observé, dressant un parallèle avec la publication du livre de Camille Kouchner, sur des accusations d'inceste. Élisabeth Moreno a enjoint à poursuivre le combat contre le sexisme "qui tue des rêves, des vies, des ambitions" et qui concerne la société toute entière.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Télévision People Médias
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants