2 min de lecture Médias

"On n'est pas couché" : "Je la pressentais suicidaire", confie Clémentine Autain sur sa mère

La députée de la France insoumise est venue présenter son récit personnel baptisé "Dîtes-lui que je l'aime", dans lequel elle se livre avec émotion sur son enfance et la perte de sa mère, la comédienne Dominique Laffin, disparue quand elle avait douze ans.

Clémentine Autain, sur le plateau d'On n'est pas couché ce samedi 2 mars.
Clémentine Autain, sur le plateau d'On n'est pas couché ce samedi 2 mars. Crédit : Capture d'écran France 2.
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini

C'est un sujet qui a longtemps été tabou pour Clémentine Autain. Invitée sur le plateau d'"On n'est pas couché" ce samedi 2 mars, la député de la France insoumise n'était cette fois pas venue parler politique, mais se confier sur la disparition de sa mère, la comédienne Dominique Laffin, qu'elle a perdu alors qu'elle avait douze ans.

Elle lui consacre un livre baptisé Dites-lui que je l'aime, le titre d'un film réalisé par Claude Miller dans lequel sa mère a joué. Disparue à l'âge de 33 ans, la comédienne est décédée dans des circonstances aussi brutales que mystérieuses. "Pendant un temps je m'étais fabriquée l'histoire qu'elle s'était suicidée parce qu'au moins ça rentrait dans un cadre", confie la députée de la France insoumise à ce sujet. 

Au sujet de l'hypothèse de la crise cardiaque, Clémentine Autain assure s'être "toujours dit qu'une crise cardiaque à 33 ans c'est pas possible". Elle se confie alors sur les troubles que devaient affronter sa mère qui avait selon elle "une attitude avec une part suicidaire avec son alcoolisme, avec des anxiolytiques". La femme politique raconte sans détour son enfance compliquée avec une mère qui "avait une attitude globale par rapport à la vie où elle vivait l'instant" et qui "quelque part n'arrivait pas à se projeter dans le temps". 

Une sorte de "suicide accidentel"

Clémentine Autain assure qu'elle"la pressentai(t) suicidaire". En reprenant l'expression qu'elle a vu dans un reportage sur Marilyn Monroe, la députée conclut en parlant d'une sorte de "suicide accidentel". Pour elle, "il y a une part de volontaire qui emmène au suicide et en même temps, il y a une part d'accident où ce soir-là, elle avait dû trop boire, elle a dû prendre des médicaments et elle a pris un bain très chaud". Dans cette mort tragique, "il y a une part d'accident et de suicide" selon elle. Écrire ce livre lui a permis de se réconcilier avec sa mère, une femme dépressive et alcoolique à laquelle elle ne voulait surtout pas ressembler mais qu'elle a appris à redécouvrir comme femme et comme actrice.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Médias Télévision Culture
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants