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Mieux qu'un film catastrophe, l'avenir raconté par Science et Vie

REPLAY - Le magazine dévoile de quoi sera fait l'avenir de la Terre d'ici 8 milliards d'années.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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La Revue de Presse du 27 octobre 2016 Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Tout le monde connaît la fin de l'histoire car on l'a tous apprise à l'école : la Terre finira un jour engloutie par le soleil. Une histoire morbide et apparemment sans suspense. Sauf qu'au vu des toutes dernières études scientifiques que révèle Science et Vie dans son numéro de novembre, l'avenir de notre planète n'a rien d'un récit ennuyeux ou encyclopédique. 

D'abord parce qu'elle n'est qu'au milieu de sa vie, la Terre a 4,540 milliards d'années. Il lui reste donc encore 5 milliards d'années à vivre. Mais comment ? C'est à cette question vertigineuse que tentent de répondre géologues, climatologues et biologistes. Leur scénario ? Dans les 100 millions d'années qui viennent, la chute d'un astéroïde ou d'une comète libérera en énergie un milliard de fois Hiroshima, laissant la biosphère en état de choc pour plusieurs millions d'années. Ensuite, d'ici 250 millions d'années, les cinq continents actuels s’agrégeront pour former un seul supercontinent que les géologues ont déjà baptisé l'Amasie. Dans un milliard d'années, le Soleil poursuivra son oeuvre, il fera 70°C, les océans s'évaporeront, l'axe de rotation de la Terre basculera, Vénus et Mars apparaîtront soudain dans le ciel, la Lune s'éloignera. La vie en surface paraît, à ce stade, exclue. Enfin, le Soleil se rapprochera et grossira, pour devenir ce que les astrophysiciens appellent "une géante rouge" qui viendra happer la Terre dans un feu d'artifice finale. Ça c'est dans 8 milliards d'années.

Simuler ainsi l'avenir de notre planète, c'est une façon de se faire peur à peu de frais. Ça a au moins une vertu : replacer nos vies humaines fugaces à leurs justes proportions temporelles. Il vous en coûtera 4,50 euros, le prix de Science et Vie.

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Qu'est-ce qui pourra la Terre ?

Tout ce scénario, bien sûr, ne vaut que si l'Homme ne détruit pas sa planète avant. Car l'impact de l'homme sur la nature - les chercheurs appellent ça le facteur X - est particulièrement délétère. La WWF le quantifie dans son rapport "Planète vivante", un vaste bilan de santé de la Terre et de sa biodiversité repris dans toute la presse ce matin. Le constat : en 40 ans, la moitié du vivant de la planète a disparu ; la pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle qu'il nous faut chaque année l'équivalent de 1.6 planète Terre pour satisfaire nos besoins.

Alors le journal La Croix préfère voir le verre à moitié plein avec, en une, la photo d'un arbre au bord d'un lac dans le parc national des Cévennes. "Réparer la nature", titre le journal qui s'intéresse à toutes ces initiatives pour redonner vie à la Terre. Ainsi le programme "Nature 2050" dans le parc des Cévennes, où le châtaignier s'éteint doucement et où l'on va reboiser dès cet automne 23 hectares avec de nouvelles essences. À Sevran, en Seine-saint-Denis, la friche Kodak, 13 hectares de terrain laissés volontairement à l'abandon il y a 20 ans, et où la nature a magnifiquement repris ses droits figure aussi dans le dossier. Ce lieu sauvage en ville, sans engrais ni pesticides, n'est pas grand-chose, à peine une goutte d'eau dans l'océan, mais ça prouve que si l'Homme a le chic pour endommager ce qui le fait vivre, il est tout aussi capable de le restaurer.

Les migrants, de la "Jungle" aux campagnes

"La Jungle, c'est fini", titre la Voix du Nord ce matin, avec juste en dessous, cette question : "Faut-il craindre un retour des squats ?".

Libération, de son côté, a suivi les 40 réfugiés partis en car pour rejoindre un centre d'accueil perdu en pleine forêt  dans les Pyrénées-Atlantiques. À leur arrivée, tous étaient incrédules : "Où est la ville", demande l'un d'eux. "En fait, ici, c'est une big jungle", dit un autre.

Le journal 20 minutes, lui, ose poser une question : "Et si les migrants venaient sauver le foot des campagnes françaises ?" Parmi les 5.000 migrants évacués de la "Jungle" de Calais, beaucoup passaient le temps à jouer au foot. "On tient sans doute d’excellents tireurs de coups francs, quelques milieux défensifs de qualité et des défenseurs bien rugueux", nous dit 20 minutes. Bref, des passionnés de foot désireux de taper dans un ballon et pourquoi pas dans un des nombreux clubs français qui parfois n’attendent que ça. Les exemples ne manquent pas de ces petits clubs en manque de licenciés, et qui renaissent grâce aux réfugiés comme l’AS Bellenaves dans l’Allier, le club de Peyrelevade dans le Limousin, celui de Louvroil, dans le Nord. Et ceux qui n’aiment pas le foot, me direz-vous ? Libre à eux de propager d’autres disciplines. En Allemagne, l’arrivée de ressortissants afghans et pakistanais a quasiment triplé le nombre de licenciés de la fédération de cricket en quatre ans. Si vous voulez vous y mettre, c’est peut-être le moment.

Que faire des 10 euros du prix Goncourt ?

Le lauréat du prix Goncourt qui sera désigné dans pile une semaine chez Drouant va recevoir un chèque en plus du ruban rouge qui pourra être apposé sur son livre. Et l'Obs s'intéresse à ce que les précédents lauréats ont fait de cet argent, de ce chèque de 10 euros. Une goutte d'eau qui peut paraître un peu ridicule à côté des 900.000 euros du Nobel de littérature. D'ailleurs, depuis la création du prix Goncourt en 1896 un seul écrivain a déposé le chèque à la banque. Ne riez pas, c'est aussi le seul auteur suisse prix Goncourt, Jacques Chessex, auteur de l'Ogre en 73. 

"Moi, je le garde pour les jours difficiles", ironise Lydie Salvayre, lauréate 2014. Jean-Christophe Rufin, lui non plus, n'a pas touché l'argent. Il a préféré encadrer le chèque qu'il a touché en 2001 pour Rouge Brésil. C'était le dernier chèque en franc et, à l'époque, c'était 50 francs. C'est passé à 10 euros l'année suivante. Soit 65 francs. "J'ai jamais eu de chance dans la vie", ironise Rufin. 

En 2009, Marie Ndiaye, Goncourt pour trois femmes puissantes a, elle, eu droit à un chèque de 11 euros. En fait, l'académie Goncourt avait oublié de lui faire son chèque et l'a majoré d'un euro pour s'excuser de l'oubli quelques jours plus tard. "C'est un chèque symbolique", explique Bernard Pivot, le président de l'académie Goncourt. "On sait très bien que le lauréat est payé de son prix par les droits d'auteur".  Pierre Lemaitre, lauréat 2013, en est déjà à 600.000 exemplaires D'au revoir là-haut  ! C'est comme ça que le Goncourt fait du chiffre avec ses lettres.

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