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J.K. Rowling : "C'était ma dernière chance"

PODCAST - J.K. Rowling n'a jamais inventé Harry Potter. Elle le connaissait depuis l'enfance, habitait la maison d'à côté et se perdait dans la même forêt. Comme le petit sorcier, elle était meurtrie par son passé. Comme lui, elle était une survivante condamnée à avoir peur du bruit, de la lumière et de la foule.

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J.K. Rowling : "C'était ma dernière chance" Crédit Image : CARL COURT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Jean-Alphonse Richard et Marie Bossard

Joannne Rowling, pas encore J. K. Rowling, vit dès l'enfance dans un monde d'images et de  papier. Dans la maison de Winterbourne, elle passe des heures plongée dans les livres pour enfants. Elle connait toutes les aventures du Club des Cinq. Le Seigneur des Anneaux sera bientôt son livre de chevet. A six ans, elle écrit une première nouvelle, Monsieur lapin, pour sa petite sœur Dianne. 

La famille déménage, s'installe dans une vieille maison de pierre à Tutshill, à la frontière du Pays de Galles. Church Cottage va être le berceau d'Harry Potter. La forêt voisine de Dean servira de décor la forêt interdite du petit sorcier. La rigide et intimidante institutrice de Tutshill, Mrs Sylvia Morgan inspirera les professeurs les plus sévères de l'école des sorciers de Poudlard. Son futur directeur d'école, Alfred Dunn, prêtera ses traits à Albus Dumbledore.

Joanne Rowling est une élève sérieuse, appliquée, effacée... Une file myope au visage couvert de taches de rousseur et nulle en gymnastique. "J'étais l'archétype de  l'écolière qui a tout le temps le nez dans les livres, le nez chaussé de grosses lunettes Sécurité Sociale, et passant mes journées à rêver", dit-elle. Une caricature de rat de bibliothèque. Trop timide pour se faire beaucoup d'amis, trop silencieuse pour attirer l'attention, seule dans sa chambre à écouter des groupes punks et le rock de Siouxsie and the Banshees. Jusqu'à l'age de quinze ans, l'aînée des Rowling traversera ainsi le temps en restant dans une bulle, dans un monde où rien ne pouvait lui arriver. Avant que ce ciel bleu ne se charge de lourds nuages.

"L'idée d'un petit garçon nommé Harry m'est soudain apparue."

Joanne Rowling, 22 ans, pas encore J. K. Rowling, en a terminé avec les études. Elle entre dans la vraie vie. Celle des petits boulots et d'un avenir qui n'est certainement pas celui auquel elle aspire. Elle loue un petit appartement à Clapham, une banlieue de Londres. Elle travaille comme chercheuse pour Amnesty International, chargée de l'Afrique francophone, puis est recrutée par la chambre de commerce de Manchester pour rédiger des dossiers. Jamais elle ne s'est autant ennuyée. Reste, heureusement, l'écriture. 

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Elle a commencé à rédiger un livre de nouvelles qu'elle ne finira pas. Puis un soir, dans le train qui la ramène de Manchester à Londres, son esprit se met à vagabonder. Dans ce compartiment prennent forme les contours d'un petit garçon malheureux nommé Harry Potter et les aventures qu'il va connaître. Surgissent dans les pensées de Joanne Rowling un internat, une invitation à entrer dans une école de sorciers. "L'idée d'un petit garçon nommé Harry m'est soudain apparue. L'idée d'un enfant qui ne savait pas qu'il était un sorcier jusqu'à ce qu'il reçoive cette invitation", dira JK Rowling. Une fois revenu à Clapham, la jeune femme note frénétiquement ses idées dans un cahier. Surtout ne rien oublier... Elle  affirmera que dès le premier soir, tout Harry Potter était déjà là.


En 1994, Joanne Rowling est désormais au pied du mur. Plus que jamais convaincue que son salut passe par ce premier livre qu'elle est en train d'achever sur une antique machine à écrire. "Avoir un enfant me forçait à finir coûte que coûte ce bouquin. C'était ma dernière chance" dira t-elle. Tellement fauchée qu'elle ne peut pas s'offrir des copies de son manuscrit chez un imprimeur. Elle le retape. Au Nouvel an 1996, Joanne Rowling, 30 ans, achève l'écriture de The Philosopher's Stone, A l'Ecole des Sorciers pour la future version française. Le manuscrit est sous ses yeux, terminé. Il raconte l'histoire d'un petit sorcier portant des lunettes rondes, un petit garçon nommé Harry Potter qui va changer sa vie et celles de millions de lecteurs.

L'invité "Confidentiel"

Hedwige Pasquet et Jean-Alphonse Richard
Hedwige Pasquet et Jean-Alphonse Richard Crédit : Marie Bossard

Hedwige Pasquet, directrice générale de Gallimard jeunesse.

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