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Ray Charles : "Je priais pour que mes yeux s'ouvrent"

Aujourd'hui dans "Confidentiel", Jean-Alphonse Richard vous raconte la vie d'un génie aveugle mais qui chantait comme personne les couleurs de la vie...

Jean Alphonse Richard Confidentiel Jean-Alphonse Richard
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Confidentiel 16/06/18 Ray Charles Crédit Média : Jean-Alphonse Richard | Durée : | Date : La page de l'émission
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard et Justine Vignaux

Ray Charles avait les yeux fermés mais il se souvenait parfaitement d'une couleur. Le rouge...C'était sa préférée quand il était enfant. Ni le bleu ni le noir. Les nuances de la pénombre et du  jazz. Mais le rouge, qui le rendait joyeux et lui rappelait le temps où il connaissait la lumière. Dans sa mémoire, Ray Charles conservait aussi le souvenir précis du visage de sa mère, cette petite femme si jolie dont les cheveux descendaient en cascade jusqu'au milieu du dos. La couleur rouge et ce visage  inscrite dans la nuit de son passé, n'allait jamais le quitter.

Les premiers pas de Ray Charles Robinson sont ceux d'un enfant noir élevé loin des Blancs...Dans cette Amérique des années 30, la ségrégation, restaurants, écoles, transports est toujours là...Surtout dans les Etats du Sud, la Géorgie où  Ray Robinson est né...Puis la Floride, la petite ville de Greenville, où il grandit.

Une maison de bois dans un quartier pauvre...Un père Bailey Robinson qui travaille sur les voies  ferrées...Totalement absent, il partage en secret son temps entre trois femmes différentes. De lui, Ray Charles ne se se souviendra que de cette parole :"Tu portes mon nom, essaie d'en faire quelque chose".

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Une mère, Aretha, qui travaille dans les champs et fait des lessives. Elle sera à jamais la femme la plus importante de la vie de Ray Charles...C'est elle, Aretha, et une ancienne compagne de son père, Mary Jane, qui guideront ses pas. A l'âge de cinq ans, Ray Charles, qui adore fixer le soleil pour s'éblouir, commencera à voir trouble...Un glaucome qui scellera ses paupières et fera de lui, deux ans plus tard, un aveugle..."Tous les matins, je priais pour que mes yeux s'ouvrent" dira t-il, "mais mes yeux ne s'ouvraient plus".

Ray Charles Robinson chante du gospel à l'église baptiste de son quartier et du blues avec des musiciens locaux. Il ne voit plus mais il est heureux...Toujours poussé par sa mère qui lui répète: "Mon fils, un jour je ne serai plus de ce monde, il faut que tu apprennes à survivre...A te débrouiller toi-même"...Dans une épicerie où les gamins viennent acheter du soda et des bonbons, Ray Charles aime écouter la  musique du juke box...Et celle aussi d'un piano...Celui de Willie Pitmann, le patron de l'épicerie...C'est qui apprendra à Ray Charles à jouer, en guidant ses doigts sur le clavier.

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2018-06-16 15:02:00
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