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Isabelle Morini-Bosc : "Ma préférée ? Miss Bourgogne, avec ses yeux de husky et son sourire aussi fin qu'intelligent"

ÉDITO - Nous y tenons, au concours de Miss France que nous disons pourtant aussi lourd que cette dinde de Noël consommée six jours plus tard.

Isabelle Morini-Bosc : "Ma préférée ? Miss Bourgogne, avec ses yeux de husky et son sourire aussi fin qu'intelligent
Isabelle Morini-Bosc : "Ma préférée ? Miss Bourgogne, avec ses yeux de husky et son sourire aussi fin qu'intelligent
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Isabelle Morini-Bosc

"Paris vaut bien une messe", disait jadis Henri IV-le-Vert-Galant. La France vaut bien une miss, se disent aujourd'hui les galants encore verts. Et tous les autres. Car soyons francs, nous avons beau ricaner mais nous y tenons, au concours de Miss France que nous disons pourtant aussi lourd que cette dinde de Noël consommée six jours plus tard. Oui, nous avons beau affirmer qu'elle nous reste sur l'estomac, nous avons encore regardé, détaillé, décortiqué, commenté, critiqué cette cérémonie du 19 décembre à Lille. Quasiment 8 millions de téléspectateurs ont suivi cette nouvelle soirée d'élection et, plus fort, ils étaient 8.800.000 au moment du sacre national de la Miss Nord-Pas-de-Calais...

Une téléspectatrice sur deux était fidèle au poste. 56% des 4-14 ans contribuaient aux belles courbes d'audience en regardant celles des candidates et 63% des 15-24 ans faisaient leur choix sinon leur marché. Chacun de nous y est bien sûr allé de sa critique mais notre réactivité immédiate suffit à prouver l'intérêt que nous portons encore à cette "manifestation" créée en 1920 et télévisée depuis 1987. J'ai moi-même failli éteindre en constatant que ma préférée, Miss Bourgogne, ne faisait même pas partie du club des douze finalistes, malgré ses yeux de husky et son sourire aussi fin qu'intelligent. Que dites-vous ? Que nous n'avons pas tous les éléments pour juger, que la "tévé" escamote certaines attitudes et en grossit d'autres. C'est vrai, mais la première bonne impression produite par la jolie cadette de Bourgogne s'est justement ensuite renforcée à l'oral. Le ramage se rapportait au plumage et inversement. C'était loin d'être toujours le cas. Vous voulez qu'on joue au jeu des plus et des moins ? Soit.

Des "plus" et des "moins"

Les plus ? Le président du jury Jean-Paul Gaultier. J'ignore si c'est sa profession qui veut ça, mais il nous a fait du cousu-mains : sans jamais perdre le fil de sa mission, il s'est montré bienveillant mais ferme, rappelant que le jury voit des détails que le public-télé ne peut ni voir ni savoir. Même bonne "note" pour Kendji (!), qui a su trouver sa place tout en restant à celle qui lui était assignée (idem pour Michalak, P. Fiori, etc.). Même satisfaction enfin concernant le décor, le décorum, les tableaux réussis mêlant danseurs et miss-touflettes. Oui, à tous des bons points justifiant ceux de l'audience, sans oublier le joli bikini sublimant les morphologies, mais si !

Les mauvais points ? L'expression encore laborieuse de nombreuses miss, certes émues mais qui devraient précisément d'autant plus privilégier le parler-simple (les fautes de grammaire en moins). Miss Provence était ravissante mais perdait ainsi une partie de son potentiel de sympathie à l'oral, et on est étonnés que le "j'ai acquéri" de Miss Martinique aient "été" moins relevé qu'un plat exotique. C'est pas une base a priori "acquise" à l'école primaire, ça ?! On a également le droit d'être surpris qu'apparaisse dans cette manifestation apolitique le drapeau autonomiste sur la robe de la miss corse. C'est un signe des temps ? Ah pardon ! Dans ce cas, je m'en voudrais d'insister !

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Quoiqu'il en soit, je serai devant le concours 2016 pour admirer, comme disait un président de la 4ème république, l'essaim des jeunes filles. Transcrit par un journaliste de l'époque comme "les seins des jeunes filles", d'où la fureur de l'Élysée. Fallait effectivement être un peu piqué !

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