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Eve Ruggieri : "Tous les états de l'âme humaine ont été mis en musique par Mozart"

Parmi les quatre énigmes de ce mercredi, Stéphane Bern vous faisait deviner un génie de la musique classique : Wolfgang Amadeus Mozart ! A cette occasion, l'animatrice et productrice de télé Eve Ruggieri nous donne sa vision du célèbre compositeur autrichien...

Wolfang Amadeus Mozart par Tischbein
Wolfang Amadeus Mozart par Tischbein
Crédit : SIPA
Wolfgang Amadeus Mozart vu par... Eve Ruggieri
00:04:24
À la Bonne Heure !
01:00:05
Eve Ruggieri, Bertrand Tessier, Marc Beaugé et Sebastian Marx dans À La Bonne Heure ! du 22 avril 2020
01:00:05
Germain Sastre

Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

Nous cherchons un génie ! Il était drôle, espiègle, effronté, insolent, irrespectueux et capable de dire du fils de l’Impératrice que moins il parlait plus il avait raison ! Il fut un enfant prodige, il se maria, ce qui ne se faisait pas à l’époque, sans le consentement de son père, il était petit de taille (1,52m) et mourut obèse... Enfin, la musicologue qui a écrit le dictionnaire amoureux qui lui est consacré prétend que si elle est de bonne humeur quand elle se lève le matin ce n’est ni grâce à elle ni à son tempérament, mais grâce à lui…

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Il était aussi en avance sur son temps. La preuve, il trafiquait déjà son nom et il lui arrivait de signer "Gangflow Trazom" ce qui pourrait être aujourd’hui un bon pseudo de rappeur.

Ajoutons qu’il savait jouer en mesure avant de savoir lire, recopier une partition, sans faute en l’ayant simplement entendue, que comme quelques autres , genre Napoléon, ou le champion d’échecs Gary Kasparov, il aurait eu une mémoire eidétique, c’est à dire qui permet de se souvenir d’images, de sons et d’objets dans le moindre détail…

On ne sait pas vraiment de quoi il est mort, mais on a trouvé une centaine de causes possibles à ce décès. Une pièce de théâtre et un film ont même mis en scène son empoisonnement par un artiste jaloux de son talent.

Il a été enterré dans une fausse commune et on ne sait toujours pas où est son corps.
Terminons par quelques chiffres : 41 symphonies, 27 concertos de piano, 5 concertos de violon, 27 arias, 23 quartets pour cordes, 18 messes et 22 opéras… Ça y est, cette fois ?


La réponse : Wolfgang Amadeus Mozart.

Au téléphone : L'animatrice et productrice d'émission télé Eve Ruggieri, auteur du Dictionnaire amoureux de Mozart (Plon).

Dictionnaire amoureux de Mozart" d'Eve Ruggieri (Plon)
Dictionnaire amoureux de Mozart" d'Eve Ruggieri (Plon)
Crédit :

Énigme n°2

Notre deuxième énigme concerne également un génie...

Mais avant, voici ce que déclarait le grand écrivain Patrick Modiano lorsqu’il reçut son Prix Nobel : "J'ai toujours hésité avant de lire la biographie de tel ou tel écrivain que j'admirais. Les biographes s'attachent parfois à de petits détails, à des témoignages pas toujours exacts, à des traits de caractère qui paraissent déconcertants ou décevants et tout cela m'évoque ces grésillements qui brouillent certaines émissions de radio et rendent inaudibles les musiques ou les voix."


Oui mais voilà, dans ce même discours devant l’Académie Nobel, l’auteur de Place de l’Etoile raconta ceci à propos de la personnalité qu'il faut deviner : "Quand il avait cinq ans, son père  l'avait chargé d'apporter une lettre à un ami à lui, commissaire de police. L'enfant lui avait remis la lettre et le commissaire l'avait enfermé dans cette partie grillagée du commissariat qui fait office de cellule et où l'on garde pendant la nuit les délinquants les plus divers. L'enfant, terrorisé, avait attendu pendant une heure, avant que le commissaire ne le délivre et ne lui dise: «Si tu te conduis mal dans la vie, tu sais maintenant ce qui t'attend.» Ce commissaire de police, qui avait vraiment de drôles de principes d'éducation, est sans doute à l'origine du climat de suspense et d'inquiétude que l'on retrouve …" …  que l’on retrouve dans l’œuvre de la personnalité en question.


On peut parler de suspense. Mais il faut aussi parler de forme. Pour tous ceux qui l’ont admiré et parmi eux les jeunes cinéastes de la nouvelle vague, dont François Truffaut qui l’a interviewé 8 jours d’affilée  ( l’interview dure plus de 20 heures) mais aussi pour Claude Chabrol : "Il n'est ni un conteur d'histoires, ni un esthète, mais l'un des plus grands inventeurs de formes de toute l'histoire du cinéma."

Ce qu’il recherche, explique encore François Truffaut, et comprenez que dans l’époque dont il parle on pouvait à peu près tout faire en regardant un film (ce n’est plus le cas aujourd’hui) il s’agit d’empêcher "les Italiens de fumer leurs cigarettes, les Français de peloter leur voisine et les Suédois de faire l'amour entre deux rangées de fauteuils". Eh oui, on est tellement pris par ce qu’on regarde qu’on ne pense à rien d’autre.


Un dernier mot, ce cinéaste que les classements ont souvent désigné comme le plus grand cinéaste de l’histoire du cinéma, avait une prédilection pour les femmes et les actrices blondes et à l’apparence un peu froide. On raconte même qu’il a rendu la vie impossible à certaines d’entre elles surtout à partir du moment où elles refusaient ses avances. Ça vous donne un indice : il n’a pas connu "Me too". Qui est cet immense cinéaste ?

Réponse : Le réalisateur Alfred Hitchcock.

Au téléphone : Le journaliste Bertrand Tessier, auteur du Grand atlas Hitchcock (Editions Atlas).

Énigme n°3

Passons maintenant à un petit accessoire qui peut, selon qu’on le porte ou pas, changer beaucoup de choses dans l’apparence, peut-être même dans l’élégance.

Mais commençons par un peu d’histoire. Et pour l’histoire, il faut remonter à Louis XIII qui engagea pour son armée des mercenaires et certains de ces mercenaires étaient croates. Retenez bien ce mot, c’est une piste …

Et ces mercenaires croates, pour se protéger du froid, portaient autour du cou une sorte de foulard … Ça devait avoir de l’allure puisque ça la mode s’en empare et que même, au 17ème siècle, le siècle des élégances, cet accessoire remplace peu à peu le jabot. Louis XIV fait même nommer un serviteur qu’il élève à la dignité d’un écuyer pour s’occuper spécifiquement de cet accessoire. Et ce serviteur n’a à répondre qu’à une seule personne : Le Grand maître de la garde robe. C’est dire son importance.


Bien que considérant cet accessoire comme la marque d’un privilège, la Révolution française ne parviendra pas à le faire disparaître. Et tout le 19e siècle le verra évoluer dans ses formes et ses couleurs. Mais puisqu’on parle de révolution, s’agissant de cet accessoire, c’est au 20e siècle qu’elle a lieu et très précisément en 1924 où un couturier du nom de Jesse Langsdorf  a l’idée de le monter en trois parties. Le concept ne changera plus …

Le 20e siècle est à l’évidence le sien. On en verra de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les matières, en soie ou en tricot, les rockeurs la voudront slim, si vous regardez les débats politiques des années 70 vous verrez qu’on pouvait aussi la porter très large.

On annonce régulièrement sa disparition… Mais pour l’heure, elle semble bien résister. D’ailleurs, les présentateurs des journaux de 20h le savent. Ceux qui ont essayé de l’enlever ont reçu une volée de bois vert de la part des téléspectateurs. Et ils sont vite aller la rechercher dans leur placard. Mais de quel accessoire s’agit-il ?

Réponse : La cravate.

Au téléphone : Marc Beaugé, chroniqueur dans l’émission Quotidien de Yan Barthès ainsi que dans le Monde magazine où on peut y lire actuellement ce qu’il faut faire ou ne pas faire en matière d’habillement pendant le confinement. Enfin, il dirige L’Étiquette, un magazine bisannuel consacré à la façon de s’habiller.

Énigme n°4

Parlons à présent d'un des endroits les plus fascinants, effrayants, foisonnants, inspirants et frénétiques… qui existe sur cette terre. Oui : tout cela à la fois… et même bien plus encore !

Un endroit que l'on affuble de beaucoup de surnoms et que certains appellent "Gotham".
"Gotham", c'est une toute petite ville de la campagne anglaise, dans laquelle les habitants, au Moyen-Âge, se firent passer pour "fous" afin d'échapper au pouvoir du roi. La légende traversa les siècles et l'Atlantique… Et c'est ainsi qu'aujourd'hui encore, "Gotham", autrement dit la "ville folle", sert parfois à désigner l'endroit qu'il faut deviner.


Il y a de la folie, certes, mais il y a surtout du mouvement là où je vous emmène.
Et comment pourrait-il en être autrement ? À partir des années 1820, tout ce que le vieux continent comptait de démunis et de désespérés se mit à affluer vers cette terre promise. Il y eut des irlandais, puis des italiens, des juifs d'Europe de l'est, des Russes… Victimes de famines ou de persécutions, tous arrivaient dans la baie avec ce fol espoir : repartir  à zéro et se construire une vie meilleure.


À partir de 1886, il furent même systématiquement accueillis par une belle et grande dame et par ces quelques vers : "Vieux Monde (…) Donne-moi tes pauvres, tes exténués / Qui, en rangs pressés, aspirent à vivre libres."

De ce mélange naquit une Babel moderne qui, très vite, donna le "la" au reste du monde notamment.. dans le domaine artistique ! Le jazz y gagna ses lettres de noblesses, puis ce fut au tour du "pop art" et du "hip hop"… et plus récemment du "stand up".


On pourrait parler d'architecture puisque c'est dans cette ville "debout", comme le disait Céline, que naquirent les premiers gratte-ciels. Mais il y aurait tant de choses à dire…


Ces dernières années, de terribles épreuves frappèrent la grande cité. Après avoir été prise pour cible par des fous de Dieu, elle fait aujourd'hui durement les frais de l'épidémie de Covid-19. Là-bas, particulièrement, le retour à la normale sera difficile.. mais il y a fort à parier que ses habitants se remettront vite sur pieds ! Après tout, ne dit-on pas qu'il s'agit de la ville de "tous les possibles" ? 


Réponse : New York.

Au téléphone : Le comédien new-yorkais Sebastian Marx.

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