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États-Unis : l'actrice Sofia Vergara poursuivie en justice par ses propres embryons

La bataille juridique qui oppose la vedette de "Modern Family" à son ex-fiancé Nick Loeb a pris une tournure improbable.

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Philippe Corbé : l'actrice Sofia Vergara poursuivie en justice par ses propres embryons Crédit Image : AFP / KEVORK DJANSEZIAN | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
et Loïc Farge

Elle faisait la "une" du New York Post, mercredi 7 décembre. Sofia Vergara, actrice d’origine colombienne, est la mieux payée de la télévision américaine. Elle a empoché 43 millions de dollars l’an passé pour Modern Family - sa série à succès produite pour la chaîne ABC et diffusée en France par M6 - et pour ses contrats publicitaires avec Pepsi, une marque de maquillage très célèbre et d’autres encore. Cette actrice de 44 ans, très drôle, joue notamment beaucoup avec la poitrine généreuse que lui a accordée la nature.

Le titre du New York Post : "Sofia poursuivie en justice... par ses embryons". Ce n’est pas un article fantaisiste. Sofia Vergara est bien attaquée en justice dans l’État de Louisiane par ses embryons nommés, selon les documents juridiques, Emma et Isabella. En fait l’actrice est empêtrée depuis deux ans dans un bras de fer juridique avec son ex-mari, Nick Loeb, qui n’a jamais digéré leur divorce. En 2013 ils avaient essayé d’avoir un enfant. L’actrice avait déjà plus de 40 ans. Ils ont donc tenté une fécondation in vitro. Quatre ovocytes avaient été fécondés avec des spermatozoïdes, puis congelés.

Bizarrerie juridique

Deux tentatives de FIV, deux échecs. Il restait donc deux ovocytes fécondés et congelés lorsque le couple s’est séparé en 2014. Depuis l’ex-mari cherche à récupérer ces ovocytes, car il veut faire naître ces enfants avec une mère porteuse. Ce que refuse l’actrice, et on la comprend. Un juge californien a donné raison à Sofia Vergara - ils habitaient à Los Angeles.

Mais le "père" ne s’avoue pas vaincu. Comme il a des racines en Louisiane, un État beaucoup plus conservateur dont la loi protège davantage les embryons, c’est là-bas qu’il a déposé ce nouveau recours. Au nom du droit de ces embryons à naître, de ces bébés à vivre. C’est pour cela qu’il les a nommés dans les documents juridiques Emma et Isabella. Ce sont bien les embryons, en fait, qui poursuivent leur mère en justice.

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C’est une bizarrerie juridique digne de l’imagination fertile de scénaristes de séries télé sur la justice. Mais le "père" dit que son ex-épouse, qui a un fils adulte et qui depuis s’est remariée avec un autre acteur célèbre, refuse de détruire les embryons congelés parce qu’elle est catholique et ne peut s’y résoudre. 

Questions sensibles aux États-Unis

Dans une tribune publiée par le New York Times, il avait posé cette question, qui avait fait débat : une femme a le droit de laisser une grossesse aller à son terme, même si l’homme n’est pas d’accord. Mais un homme qui veut prendre l’entière responsabilité de l’enfant à naître ne pourrait-il pas, de la même manière, mener les embryons jusqu'à la naissance, même si la mère n’est pas d’accord ?

Cette affaire peut paraître grotesque, mais elle remet dans le débat public des questions sensibles autour de la création de la vie et de la naissance. Des questions qui font davantage polémique aux États-Unis qu’en France.

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