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Donna Summer : "Je ne suis pas que du sexe"

PODCAST - Donna Summer n'a jamais été la reine du disco, ni la diva torride des alcôves. Si elle se prêta au jeu, c'était uniquement parce qu'elle voulait être célèbre. Au risque d'y laisser ses dernières forces et de feuilleter un jour l'album des regrets.

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Donna Summer : "Je ne suis pas que du sexe" Crédit Média : Jean-Alphonse Richard | Durée : | Date : La page de l'émission
Jean-Alphonse Richard
Jean-Alphonse Richard et Marie Bossard

LaDonna Adrian Gaines est née le 31 décembre 1948 dans le quartier Mission Hill à Boston. Les Gaines et leurs sept enfants - six filles et un garçon - sont la première famille noire à s'installer sur Parker Hill Avenue, au numéro 16, dans une jolie maison au toit pointu. 

La famille appartient à la toute petite bourgeoisie. Une mère, Mary, institutrice. Un père, Andrew, électricien. Dans ses souvenirs, Donna, évoquera une enfance heureuse et insouciante, où il était toutefois interdit de transiger avec la religion et la morale. Le jour où elle portera du vernis à ongles, son père lui administrera une correction dont elle se souviendra toute sa vie.

Donna Gaines - pas encore Donna Summer - troisième de la fratrie, apprend toute jeune à se bagarrer et à faire sa place au milieu de ses sœurs et de son frère. Le propre des familles nombreuses. Mais c'est à l'école qu'elle découvre le vrai visage de la violence, celui de la confrontation et de la ségrégation raciale, le quotidien de l'Amérique des fifties. Les noirs d'un côté, les Blancs de l'autre. Elle va grandir sans jamais choisir son camp.

Une image qui ne lui ressemble pas

En 1975, le monde entier découvre Donna Summer qui pose sur la pochette de "Love to love you baby". En quelques mois, elle accède à son rêve d'adolescente : devenir célèbre. Avec son premier cachet, elle s'achète un manteau de fourrure. Puis offre à sa famille une nouvelle maison à Boston. Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes du showbiz même si, soudain, un vertige inattendu gagne la chanteuse. Refuse-t-elle inconsciemment de gravir l'échelle du succès ?

La chanteuse est malheureuse. Otage d'une image qui ne lui ressemble pas. De plus en plus fréquemment au bord des sanglots. Au magazine Ebony, le plus lu par la communauté noire, elle répète : "Je ne suis pas que du sexe, du sexe et encore du sexe". Mais elle crie dans le désert. Personne ne veut l'entendre.

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