1 min de lecture Justice

Bill Cosby vers un premier procès au pénal

Les poursuites pénales engagées contre l'acteur ont été validées par la justice, cela pourrait le mener en prison.

Le juge a validé les poursuites pénales engagées contre Bill Cosby
Le juge a validé les poursuites pénales engagées contre Bill Cosby
Michael Ducousso et AFP

Les poursuites pénales engagées contre Bill Cosby pour agression sexuelle ont été validées par la justice. Malgré les contestations de ses avocats, le juge de Pennsylvanie a décidé, mercredi 3 février, d'ouvrir la voie à un probable premier procès de l'acteur américain au pénal. Une audience préliminaire à un procès a été fixée au 8 mars. 
 
Bill Cosby, 78 ans, est accusé d'agression sexuelle par des dizaines de femmes, mais jusqu'à présent toutes les procédures dont il fait l'objet se déroulaient devant des juridictions civiles. L'acteur n'encourait donc pas de peine d'emprisonnement. L'affaire prend donc une toute nouvelle tournure avec la décision du juge Steven O'Neill. Le magistrat n'a pas pris en compte les arguments des avocats de Bill Cosby, qui faisaient valoir que pour entamer des poursuites, le procureur du comté de Montgomery, Kevin Steele, avait violé un engagement pris par l'un de ses prédécesseurs, Bruce Castor. 

Bill Cosby se croyait à l'abris du procès

D'après eux, le ministère public avait bien pris l'engagement irrévocable de ne pas inculper celui qui fut longtemps une figure morale de l'Amérique noire. Interrogé mardi 2 février, Bruce Castor a effectivement indiqué avoir renoncé à poursuivre le créateur du "Cosby Show" au moment de la révélation des faits présumés, en 2005. Tout cela pour permettre à la victime présumée, Andrea Constand, d'obtenir réparation au civil. L'acteur a en effet été inculpé le 30 décembre d'agression sexuelle aggravée sur la personne d'Andrea Constand, en 2004. 

Se pensant à l'abri de poursuites, Bill Cosby avait accepté à l'époque d'être interrogé dans le cadre de la procédure civile. Dans ce témoignage, il reconnaissait avoir donné une pilule à Andrea Constand, puis avoir caressé sa poitrine et s'être livré à des attouchements sexuels. Il affirmait néanmoins que la relation était consentie et que la jeune femme n'avait jamais manifesté son opposition. Ce sont ces éléments que Kevin Steele entend utiliser pour mener l'ex-idole américaine au procès.

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