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Affaire Kesha : la chanteuse à nouveau déboutée par la justice

Kesha n'a pas obtenu gain de cause dans sa procédure contre Sony, son label de musique. Elle voulait rompre son contrat pour s'éloigner de son producteur, qu'elle accuse de viol.

Kesha souhaite rompre son contrat avec sa maison de disque pour ne plus être liée à son producteur, Dr. Luke
Kesha souhaite rompre son contrat avec sa maison de disque pour ne plus être liée à son producteur, Dr. Luke
Crédit : JK Joe Kohen/REX
Morgane Giuliani
Morgane Giuliani

Keshan'est pas "l'esclave" de Dr. Luke. Il s'agirait de la conclusion faite par une juge new-yorkaise concernant la demande d'ordonnance en urgence émise par la chanteuse à l'encontre de Sony, son label de musique, selon le site TMZ. La chanteuse américaine se bat depuis 2014 pour rompre son contrat, car elle souhaite s'éloigner de Lukas Gottwald, dit Dr. Luke, son producteur depuis ses débuts. Kesha l'accuse de l'avoir droguée, violée, et harcelée moralement. 

Selon la justice new-yorkaise, l'ordonnance, qui aurait pu rompre rapidement le contrat de Kesha avec Sony, n'a pas lieu d'être car Sony n'oblige pas la chanteuse à travailler avec son producteur. Ce dernier s'est en effet engagé à ne plus l'approcher, et à la laisser enregistrer des disques avec qui elle le souhaite. Elle est pourtant signée sur son label, hébergé chez Sony. L'interprète de Tik Tok n'a pas sorti d'album depuis 2012, ce qu'elle refuse de faire tant qu'elle sera liée à sa maison de disque. En août 2016, la chanteuse a finalement abandonné ses poursuites afin de privilégier sa carrière.

Pas victime d'un "crime haineux"

Le 19 février 2016, la justice avait rejeté une première demande d'ordonnance de la part de Kesha. Deux raisons avaient été invoquées : l'absence de "dommages irréparables" à l'égard de la carrière de la chanteuse, et le manque de preuves d'agressions de Dr. Luke à son encontre. À la suite de ce premier jugement, Kesha s'était dite victime "d'esclavage" et d'un "crime haineux". Lors de cette action en appel, la justice a aussi remis en cause cet argument, estimant que "Tous les viols ne sont pas des crimes de haine à l'encontre d'un genre sexuel."

Pour doubler ses chances d'obtenir gain de cause, Kesha a aussi formulé une demande d'ordonnance en urgence contre Dr. Luke à Los Angeles, mais ce cas "a été mis en pause", selon TMZ. Le 4 avril, Kesha a stipulé que Sony lui aurait proposé d'annuler son contrat, mais en lui demandant en échange de nier publiquement ses accusations de viol à l'égard de Dr. Luke, ce qu'elle aurait refusé. "Je préfère encore que la vérité ruine ma carrière plutôt que mentir à nouveau pour un monstre", a-t-elle écrit. L'émotion autour de l'affaire Kesha est telle que le mot-dièse de soutien #FreeKesha ("Libérez Kesha") est apparu sur Twitter, et de nombreuses célébrités l'ont soutenue publiquement. 

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