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Moulin Rouge : pourquoi peut-on dire que les cancaneuses sont "les premières féministes" ?

Les cancaneuses sont les expertes du French cancan, la nouvelle danse du XIXe siècle et qui connaît un succès grandissant malgré la censure de l’État.

La troupe des danseuses et danseurs du film "Moulin Rouge !"
La troupe des danseuses et danseurs du film "Moulin Rouge !"
Crédit : 20th Century Fox
Moulin Rouge : le jour où ce lieu culte des nuits parisiennes est né
38:07
Capucine Trollion & Flavie Flament

Le 6 octobre 1889, c’est l’évènement au pied de la Butte Montmartre : le cabaret "Le Moulin Rouge" ouvre ses portes et devient le temple parisien de la danse et de la femme. Ses fondateurs, Joseph Oller et Charles Zidler, déjà propriétaires de l’Olympia, n'ont pas choisi la couleur par hasard. Rouge, ça se repère facilement et ça se voit de loin, d’autant qu’ils ont réussi la prouesse d’en faire le premier bâtiment électrifié de Paris. Rouge, c’est aussi la couleur de l’émoi, celle qui monte aux joues. 

Et la promesse est de taille : il se dit qu’à partir de 22h, une vingtaine de jeunes femmes entrent en scène, soulèvent leurs jupons et montrent leurs bas noirs. Comble de la provocation, elles ne porteraient pas toujours leur culotte... Ce sont "les cancaneuses", expertes de cette nouvelle danse, que l’on appelle le French cancan et qui connait un succès grandissant dans les milieux interlopes, malgré la censure de l’État et du Clergé. Elles se nomment "Rayon d’or", "Nini Pattes en l’air", "Grille d’égout", "La Môme Fromage", "Jane Avril"... Mais la star, c’est "la Goulue". 

Ce sont les premières femmes qui subvenaient à leurs besoins

Fanny Rabasse

"Au Moulin Rouge, elles étaient danseuses, elles étaient artistes. Ce qui se passait en dehors, on le savait pas. Mais, il faut savoir que ce sont les premières femmes qui subvenaient à leurs besoins, elles n'étaient pas forcément mariées et ça, c'est très novateur pour l'époque", décrit Fanny Rabasse, l'attachée de presse du Moulin Rouge, qui y travaille depuis 25 ans. "On peut même dire que ce sont les premières féministes. Elles n'ont pas besoin d'un mari pour subvenir à leurs besoins. "La Goulue" était très riche grâce au Moulin Rouge. Quand une danseuse du Moulin Rouge gagnait 180 francs par jour, "la Goulue" gagnait 600 francs par jour", ajoute Fanny Rabasse.

Tous les jours dans Jour J , de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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