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En Thaïlande, un internaute risque 37 ans de prison pour s'être moqué du chien du roi

Le chien du roi Bhumibol Adulyadej est investi d'un fort pouvoir symbolique en Thaïlande, en servant d'image de marque.

Le roi thaïlandais Bhumibol Adulyadej et son chien le 27 février 2010. (Illustration).
Le roi thaïlandais Bhumibol Adulyadej et son chien le 27 février 2010. (Illustration).
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

En Thaïlande, se moquer de la famille royale peut coûter très cher. Toute personne offensant le roi Bhumibol Adulyadej, 88 ans, présenté comme un demi-dieu, la reine, son héritier ou le régent est passible de 15 ans d'emprisonnement pour chaque délit. Tourner en ridicule le chien du souverain est également considéré comme un crime de lèse-majesté comme le constate à son désavantage un internaute.

Détenu depuis la semaine dernière, Thanakorn Siripaiboon à qui la justice reproche "un commentaire tournant en dérision le chien du roi" sur sa page Facebook se voit désormais poursuivi pour lèse-majesté a déclaré à l'AFP son avocate Pawinee Chumsri de l'ONG Thai Layers for Human Rights. 

Interpellé mardi dernier près de Bangkok, l'ouvrier de 27 ans risque au total 37 ans de prison pour plusieurs accusations. Outre celle de lèse-majesté (il a aussi cliqué "like" sur une photo "dégradée" du roi) mais aussi pour non-respect de la loi informatique et pour avoir également posté sur sa page Facebook une infographie expliquant les ramifications d'une affaire de corruption qui embarrasse la junte

Une affaire révélatrice

Le chien du roi, Tongdaeng, est investi d'un fort pouvoir symbolique. Il a été utilisé par le passé par le monarque pour diffuser ses conseils à la Nation et fait l'objet d'un film d'animation, à l'affiche depuis début décembre dans les cinémas thaïlandais pour les 88 ans du roi. Ce dernier aussi fait l'objet d'un livre écrit par le roi en 2002. Celui-ci avait alors été interprété comme un moyen pour le souverain de rappeler à ses sujets leur place au sein d'une société très hiérarchisée.

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Cette affaire est révélatrice de la nervosité de la junte ultra-royaliste au pouvoir depuis le coup d'État de mai 2014. Dans un contexte de grande inquiétude autour de la succession du roi, hospitalisé depuis des mois, la loi de lèse-majesté est utilisée à tout-va par les militaires au pouvoir.

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