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Walt Disney, l'homme qui rêvait d'être un enfant

PORTRAIT - "Le Retour de Mary Poppins" est sorti le 19 décembre. Il s'agit de la suite du film culte de 1964 avec Julie Andrews. Walt Disney a eu le nez fin en adaptant sur grand écran l'histoire de la plus célèbre des nounous.

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Walt Disney, l'homme qui rêvait d'être un enfant Crédit Image : STF / UPI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet Journaliste RTL

Il était dessinateur mais pas artiste. Bon vendeur mais mauvais gestionnaire. Le vrai talent de Disney était ailleurs : cet homme-là savait rêver. Les innovations, il les flairait. Quand il voit le chanteur de jazz, premier film parlant de l'histoire, il comprend que c'est l'avenir.

Mickey est le premier dessin animé sonorisé, c'est d'ailleurs lui qui fait la petite voix suraiguë de la souris. Très tôt il mise sur les produits dérivés. Viennent ensuite les films en couleur, les longs-métrages, c'est inédit.

Blanche-Neige recevra 8 Oscars, un grand et 7 petits, évidemment. Avec Fantasia, il inaugure la stéréo. Il saisit avant tout le monde la puissance de la télévision. Bref, c'est un visionnaire. Une légende. On a même pensé à lui pour le prix Nobel de la paix.

Un homme profondément malheureux

Jamais guéri d'une enfance malmenée, avec un père tyrannique qui l'élève à coup de ceinturon, et une mère absente. Ses copains, ce sont les animaux de la ferme. Faute de papiers, il les dessine sur les murs. La guerre lui offre une porte de sortie. Direction la Normandie, la terre de ses ancêtres, les d'Isigny.

Il est ambulancier, et arrondit ses fins de mois en vendant de faux casques allemands troués d'une balle. Le début du business. Le succès ne chassera pas le spleen. Disney est ravagé de tics, très tôt il perd ses cheveux, se gave de médicaments, se gave tout court, jusqu'à atteindre 110 kilos.

Il abuse du whisky et fume trois paquets par jour. Il reste un orphelin dans l'âme. Il voulait d'ailleurs que tous les orphelins du monde voient ses films gratuitement.

Il était tout sauf philanthrope

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Plutôt le patriarche intraitable d'une grande famille qui lui doit le respect. Gros horaires, petits salaires, reconnaissance minimum, la star c'est le boss et il est d'une exigence épuisante. La pomme de Blanche-Neige, il l'a fait refaire encore et encore, jamais assez rouge, jamais assez appétissante. Ça lui a valu en 1941 une longue grève dont il est ressorti plus conservateur que jamais, profondément anti-communiste.

Il a d'ailleurs collaboré avec le FBI, quitte à balancer ses petits camarades. On dénonce son sexisme, son racisme, et surtout un antisémitisme rampant. Dans la première version des Trois petits cochons, le loup avait tous les traits d'une caricature de juif.

Il n'a pas hésité à frayer avec les nazis pour vendre Blanche-Neige en Allemagne. C'était, figurez-vous, l'un des films préférés de Hitler. "Je ne fais pas des films pour les enfants, je m'adresse à l'innocence enfantine", disait Disney. Prêt à tout pour être enfin un vrai petit garçon.

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