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VIDÉOS - Oscars 2017 : les 7 temps forts de la soirée

ÉCLAIRAGE - La cérémonie des Oscars, plus grande soirée de l'année à Hollywood, a oscillé entre humour et engagement contre Donald Trump.

Ce grand moment de confusion où le mauvais film est annoncé pour l'Oscar du Meilleur film
Ce grand moment de confusion où le mauvais film est annoncé pour l'Oscar du Meilleur film Crédit : KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Julien Absalon
Journaliste RTL

Les 3.000 invités de gala de cette 89e cérémonie des Oscars s'en souviendront longtemps. Dimanche 26 février, les plus grands noms du cinéma étaient réunis au Dolby Theater de Los Angeles. Comme prévu, La La Land a triomphé à travers Emma Stone et son réalisateur Damien Chazelle, même si le bilan aurait pu être encore plus impressionnant si Moonlight n'avait pas remporté la statuette du Meilleur film.

Le show a été marqué par de nombreuses interventions très politiques contre la politique de Donald Trump. Seulement un mois après l'investiture, les acteurs et actrices ont tenu à exprimer leur désaccord avec la gouvernance de la nouvelle administration américaine. Mais ces prises de position ont sans doute été éclipsées par l'immense couac survenue au moment de l'annonce de l'Oscar du meilleur film. Voici les meilleurs moments, par ordre chronologique.

1. L'entrée de Justin Timberlake

Pour lancer la cérémonie, Hollywood s'en est remis à Justin Timberlake. Débutant sa performance à l'entrée du Dolby Theater, il s'est lancé dans une entraînante interprétation de son tube Can't stop the feeling. Ce titre, faisant partie de la bande originale du film d'animation Les Trolls, était d'ailleurs en lice pour la catégorie de la meilleure chanson originale. 

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2. Le discours de présentation de Jimmy Kimmel

Un peu plus d'un mois après l'investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, il semblait impossible que Jimmy Kimmel, le maître de cérémonie, n'y fasse pas référence. L'humoriste et populaire animateur de télévision n'a pas manqué de souligner que le pays était "divisé" et que cette cérémonie était "regardée dans plus de 200 pays qui maintenant nous détestent". Il a ensuite "remercié" le nouveau chef de l'État : "L'année dernière, on pensait tous que ce sont les Oscars qui étaient racistes", a-t-il plaisanté. Peu après, il a offert une standing ovation à Meryl Streep, que le milliardaire avait qualifiée de "surcotée" dans un énième tweet


Jimmy Kimmel s'est aussi permis, avec délicatesse, de taquiner Isabelle Huppert. "Nous n'avons pas vu Elle, mais nous avons adoré. Nous sommes heureux que la l'agence de sécurité nationale vous ait laissé entrer", a-t-il lancé pour évoquer le décret anti-immigration de Donald Trump.

3. Le communiqué engagé d'Asghar Farhadi

Là encore, les oreilles de Donald Trump ont dû siffler. À 44 ans, le metteur en scène iranien Asghar Farhadi a remporté son second Oscar du meilleur film étranger pour Le Client. Il n'était cependant pas présent pour récupérer sa statuette, en signe de protestation contre le décret anti-immigration du président américain qui, fin janvier, l'empêchait de se rendre aux États-Unis. Le cinéaste était en effet directement visé par ce texte qui interdisait l'accès au territoire américain des ressortissants de sept pays musulmans, dont l'Iran.

L'ingénieure et astronaute iranienne Anousheh Ansari est montée sur scène pour récupérer la statuette. Pour le discours, elle a lue une déclaration engagée d'Asghar Farhadi : "Diviser le monde entre les catégories 'États-Unis' et 'Nos ennemis' crée la peur, une justification trompeuse pour l'agression et la guerre. (...) Ces guerres empêchent la démocratie et les droits humains dans des pays qui ont eux-mêmes été victimes d'agressions. Les réalisateurs peuvent tourner leur caméra pour capturer des qualités humaines partagées et briser les stéréotypes sur diverses nationalités ou religions. Ils créent de l'empathie entre nous et les autres, une empathie dont nous avons besoin aujourd'hui plus que jamais".

4. L'interlude émouvant de Sting

Au milieu de la cérémonie, l'intermède musical a été assuré par Sting. Le musicien britannique a joué, en solo avec sa guitare, une version acoustique poignante de The Empty Chair. Ce titre émouvant concourt dans la catégorie de la meilleure chanson originale, pour le documentaire Jim : The James Foley Story, consacré à la vie du journaliste américain assassiné par Daesh durant sa prise d'otages en Syrie.

5. De curieux touristes en visite aux Oscars

C'était sans doute le passage le plus "WTF" de la soirée, qui a laissé bon nombre de téléspectateurs dans l'incrédulité la plus totale. Peu après 4 heures du matin, heure française, Jimmy Kimmel a invité des inconnus à entrer dans la salle et se présenter au pied de la scène. Juste devant un parterre de stars, ces touristes, dont l'un venait de Chicago, étaient particulièrement impressionnés. Seulement, bon nombre de ces heureux élus ne faisaient que fixer leur smartphone pour immortaliser ce moment insolite (ou plutôt lunaire, plutôt que vivre de leurs propres yeux ces instants privilégiés. "Nous sommes à la télévision, donc vous n'êtes pas obligé de filmer", a même fait remarquer Jimmy Kimmel.

6. Le tweet de Kimmel à Trump

Les références à Donald Trump n'ont jamais vraiment quitté la soirée... Le tacle le plus étonnant et le plus drôle a sans doute été celui de Jimmy Kimmel, qui a tourné en dérision la tendance quelque peu compulsive du président américain à tweeter. En direct, le maître de cérémonie a envoyé deux tweets au compte de Donald Trump. "Hey @realDonaldTrump, t'es réveillé ?" lui a-t-il écrit dans un premier temps, avant de lui lancer un hashtag #MerylSayHi, autrement dit "Meryl Streep te passe le bonjour".

7. L'immense couac pour le Meilleur film

Incroyable twist. Pour le dernier Oscar de la soirée, celui récompensant le meilleur film, la légende du cinéma américain Warren Beatty a d'abord annoncé la victoire de La La Land. Tous les membres de cette comédie musicale, des acteurs aux producteurs, se sont logiquement congratulés pour ensuite monter sur scène. Après quelques discours de remerciements, le producteur Jordan Horowitz s'est exclamé pour dire : "Je suis désolé, il y a eu une erreur. Moonlight, vous avez gagné l'Oscar du meilleur film. Ce n'est pas une blague !", a-t-il lancé devant l'incrédulité de l'assistance.

Le visage quelque peu fermé, Jordan Horowitz a alors montré le contenu de l'enveloppe... qui contenait effectivement Moonlight. Jimmy Kimmel s'est excusé pour cette bévue, tout comme Warren Beatty expliquant avoir lu "Emma Stone, La La Land" dans son enveloppe. "Je n'ai pas essayé d'être drôle", a-t-il tenté de plaisanter, pour détendre l'atmosphère.

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