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"Je me suis réapproprié le judo par les mots", confie Thierry Frémaux pour "Judoka"

INVITÉ RTL - Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes et directeur de l'Institut Lumière de Lyon publie "Judoka", un livre dans lequel il raconte sa passion du judo dès l'enfance qui a façonné l'adulte qu'il est devenu.

Le directeur général du festival de Cannes, Thierry Frémaux, le 27 octobre 2020
Le directeur général du festival de Cannes, Thierry Frémaux, le 27 octobre 2020
Crédit : VALERY HACHE / AFP
- Thierry Frémaux est l'invité de Stéphane Boudsocq. Le délégué général du Festival de Cannes et directeur de l'Institut Lumière de Lyon publie "Judoka".
21:29
Thierry Frémaux est l'invité de Stéphane Boudsocq. Le délégué général du Festival de Cannes et directeur de l'Institut Lumière de Lyon publie "Judoka".
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Stéphane Boudsocq

C'est à la fois un amoureux du cinéma et du sport. Thierry Frémaux que l'on connaît bien évidemment en tant que directeur de l'Institut Lumière de Lyon et comme délégué général du Festival de Cannes. Mais, on va le découvrir en tant que ceinture noire dans Judoka, un livre surprenant et attachant, qu'il publie chez Stock. Un ouvrage qui permet de revisiter sa jeunesse et nous permet de mieux comprendre l'homme qu'il est devenu.

"Le début du livre est un petit peu mélancolique et puis après, je me suis réapproprié le judo par les mots, par le souvenir. Parce qu'en effet, c'était complètement ma vie autant que le cinéma l'est aujourd'hui", démarre Thierry Frémaux avant de poursuivre : "Et puis un jour ça s'est arrêté parce que c'était ma jeunesse (...) et c'est important de savoir se souvenir".

Le livre est habité en effet par une jeunesse qui débute dans les années 60 aux Minguettes à Vénissieux, pas si loin de cette ville de Lyon. On découvre ses 1ers pas sur un tatami, lorsqu'il a 9 ans et que le judo va changer sa vie : "Une deuxième enfance commençait"  écrit-il, "Je ressentis l'exquise sensation d’exister". Peu à peu, ce sport lui devient nécessaire, indispensable. Il goûte aux joies et aux souffrances de la compétition, il obtient sa ceinture noire le 29 janvier 1977, sa 4e dan 10 ans plus tard.

Un parallèle entre judo et cinéma

Thierry Frémaux enseigne le judo, puis peu à peu, le cinéma entre dans votre vie, au point de s'imposer : "C'est sur un tapis que j'ai compris que la culture sauvera le monde. Pratiquer un sport méconnu me préparait à l'obscurité des passions cinéphiles" confie-t-il page 304. Et on se rend compte dans cette dernière partie du livre que ses deux passions n'en font qu'une. "J'ai lu le cinéma avant de voir les films, très souvent, c'est pour ça que j'ai une passion pour la critique. Mais de la même manière j'ai lu sur le sport (...)Le judo est un sport méconnu (...) et être cinéphile c'est un peu la même chose : c'est croire à ce qu'on fait et n'écouter que sa passion", poursuit-il.

Thierry Frémaux publie "Judoka" chez Stock
Thierry Frémaux publie "Judoka" chez Stock
Crédit : Stock

Le parallèle entre ce sport et le 7e art est d'ailleurs troublant : d'abord, ils sont nés dans le dernier quart du XIXe siècle. On pense aussi au tapis, bleu généralement au judo, rouge à Cannes, à la compétition, dans un tournoi ou un festival, aux récompenses suprêmes : la ceinture noire et la Palme d'Or.

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D'ailleurs, le cinéma s'est intéressé au judo : Thierry Frémaux fait la liste des films où ce sport apparaît : Throw down de Johnny To, Louis de Funès endosse le kimono pour un sketch dirigé par Lautner dans Les bons vivants, Michel Piccoli dans "Nathalie" avec Martine Carole,  jusqu'au Dernier samouraï avec Tom Cruise.

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