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James Bond : "La franchise a évolué car Daniel Craig est féministe", dit Léa Seydoux

L'acteur s'est engagé comme jamais dans le processus créatif de "Mourir peut attendre", son dernier film dans le costume de l'espion.

Daniel Craig et Léa Seydoux dans "Mourir peut attendre"
Daniel Craig et Léa Seydoux dans "Mourir peut attendre"
Crédit : Universal / EON
"Mourir peut attendre", le nouveau James Bond, interprété pour la dernière fois par Daniel Craig
19:23
"Mourir peut attendre", le nouveau James Bond, interprété pour la dernière fois par Daniel Craig
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Aymeric Parthonnaud & Stéphane Boudsocq

Plus que jamais, les femmes sont au cœur de la franchise James Bond. Et elles ne sont pas là que pour faire joli. Après quasiment deux ans de patience, les fans de James Bond vont enfin pouvoir découvrir mercredi 6 octobre le 25e film de la saga Mourir peut attendre.

Daniel Craig y fait ses adieux après cinq films, Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall, Spectre et donc Mourir peut attendre. L'acteur range en 2021 son smoking et son Smith and Wesson au placard. Le final proposé dans ce 25e film est logique : avec Craig, Bond est revenu à ce que Ian Flemming avait imaginé au début dans ses romans : un agent secret autorisé à tuer pour réussir ses missions. Après les pantalonnades post Guerre froide des années Roger Moore ou Pierce Brosnan, on est heureusement revenu avec et grâce à lui aux fondamentaux. 

Mourir peut attendre est un film sombre et violent mais comment pourrait-il en être autrement ? On y parle d'adieux, de vengeance, de trahison, de ces êtres chers qui nous accompagnent puis nous quittent parfois brutalement... Le film n'est pas flamboyant mais il est impressionnant car implacable e nous sommes certains qu'il comptera comme une pièce essentielle dans l'histoire de la saga. 

Daniel Craig, lui, est partagé... Il ne voulait pas de ce 5e film au départ mais 75 millions de dollars, un rôle de co-producteur et la volonté d'inventer un vrai final l'ont finalement convaincus... D'où ce sentiment ambivalent, entre soulagement et nostalgie. Dans Mourir peut attendre, on retrouve un James Bond décidé à quitter les services secrets pour vivre son histoire d'amour avec Madeleine (Léa Seydoux), rencontrée dans Spectre. Mais le passé torturé des deux tourtereaux va bouleverser tout cela, d'autant qu'un nouveau méchant, Safin, rôde dans l'ombre avec une idée assez simple : éradiquer la plus grande partie de l'humanité grâce à une terrible arme bactériologique qui cible les ADN. 

Évolution de la franchise

Depuis le premier James Bond, Dr No en 1962, la société et les mentalités ont beaucoup changé. Et on le sent dans Mourir peut attendre. Craig incarne parfaitement cela à l'écran : son 007 version 2021 est un homme vieillissant, fatigué, lassé peut-être dépassé par son époque... Les femmes sont omniprésentes à ses côtés : personnages surprenants, importants, loin des potiches que l'on a si souvent croisées dans ces films par le passé et qui se contentaient de succomber en gloussant dans les bras du tombeur... Madeleine par exemple est un ressort essentiel de Mourir peut attendre. Léa Seydoux retrouve son personnage et veut saluer le travail de Daniel Craig depuis 15 ans.

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"Il a vraiment changé le personnage. Il l'a rendu plus humain. Il a permis qu'on ait de l'empathie pour lui, explique la comédienne. Ce que j'aime avec le personnage de James Bond c'est qu'il n'est pas moral. Il est amoral. C'est quelque chose que Daniel a complètement incarné. Ces paradoxes-là donnent une dimension incroyable au personnage. Je pense que la raison pour laquelle la franchise a évolué de cette façon-là, notamment les rôles féminins, c'est parce que Daniel est un féministe. Je pense que c'est vraiment génial".

Pour l'action, Mourir peut attendre vous réserve quelques moments d'anthologie, (notamment dans le prégénérique en Italie ou une scène assez dingue à Cuba). Il y a toujours les fameuses phrases cultes comme "Bond, James Bond" que l'on retrouve pour la 25e fois... Peut-être moins d'humour, un peu de second degré et quelques bons mots grâce notamment à la géniale Phoebe Waller-Bridge (la créatrice de Fleabag, que Daniel Craig a réclamé pour améliorer les dialogues).

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