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"Emily in Paris" a-t-elle acheté ses nominations aux Golden Globes ?

Un voyage tout frais payé particulièrement luxueux aurait, d'après une enquête, contribué à convaincre des membres de l'Hollywood Foreign Press Association.

Lily Collins dans "Emily in Paris"
Lily Collins dans "Emily in Paris"
Crédit : Netflix
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

Voilà une petite odeur de soufre dans les macarons pastel d'Emily in Paris. La série comico-romantique de Netflix contant les aventures d'une Américaine catapultée dans notre belle capitale pour enseigner à des Français déconnectés la magie du marketing 2.0 a surpris en étant nommée deux fois aux Golden Globes

Certes, la série a connu un vrai succès populaire et critique cette année, bien aidée par une montagne de clichés amusants et la recette toujours séduisante de ces programmes plaisir coupable qui se laissent regarder. Mais deux nominations aux Golden Globes quand la géniale I May Destroy You est repartie bredouille ? Une incohérence qui a agité les réseaux sociaux et le petit monde des spécialistes des séries. Une incohérence qui a aussi certainement motivé les journalistes du Los Angeles Times à regarder cette affaire d'un peu plus près.

D'après le journal américain, 30 membres de l'Hollywood Foreign Press Association, organisation qui chapeaute la cérémonie des Golden Globes, ont été invités à découvrir l'esprit d'Emily In Paris. On ne parle pas d'un accès aux épisodes en avance et d'un peu de champagne autour d'un dossier de presse. Non, non. "Les 30 membres sont partis à Paris en avion et la Paramount les a logés dans le 5 étoiles Peninsula où la chambre de base coûte 1.400 dollars la nuit. Ils ont eu droit à une conférence de presse dans le Musée des arts Forains et ont été traités comme des rois et des reines", rapporte le L.A. Times

L'une des scénaristes d'Emily in Paris, Deborah Copaken, a même publié une tribune dans The Guardian pour dire qu'elle ne comprenait ces nominations pour une série qui "raconte la vie de luxe d'une jeune Américaine blanche" et que I May Destroy You (série britannique de et avec Michaela Coel, une femme noire, sur la question du viol et du consentement) en aurait mérité bien plus. 

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Un échange de bons procédés entre des membres de l'Hollywood Foreign Press Association, qui ont une vision souple de l'éthique et du professionnalisme, et des consultants en communication qui touchent de juteux bonus dès qu'une série dont ils ont la charge est nommée ou gagne une belle statuette dorée... Ni le producteur Paramount Network, ni Netflix, ni les acteurs d'Emily in Paris n'ont réagi à l'article du journal ou aux accusations des réseaux sociaux. Reste à savoir s'ils transformeront l'essai lors des Golden Globes dans la nuit du 28 février au 1er mars 2021...

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