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Comme Sophie "j'étais une enfant impossible", confie Golshifteh Farahani

REPLAY - L'actrice franco-iranienne est à l'affiche des "Malheurs de Sophie" adapté de l'oeuvre de la Comtesse de Ségur.

Bénédicte Tassart
Bénédicte Tassart
Crédit : Maxime Villalonga
Comme Sophie, "j'étais une enfant impossible", confie Golshifteh Farahani
07:23

L'actrice franco-iranienne, Golshifteh Farahani est à l'affiche des Malheurs de Sophie, adapté de l'oeuvre de la Comtesse de Ségur par Christophe Honoré. Un film auquel elle a participé car "j'ai besoin de faire des films pour mon enfant à moi", explique-t-elle en précisant : "Je n'ai pas d'enfant, mais j'aimerais bien. Même quand j'ai fait Pirates des Caraïbes j'ai pensé : 'peut-être que mon enfant va bien s'amuser à le regarder'."

Mais au-delà de ça, c'est aussi la réputation du réalisateur qui l'a motivée. "Travailler avec Christophe c'était très attirant parce qu'il est vraiment un metteur en scène extraordinaire. Je ne connaissais pas la comtesse de Ségur mais il m'en a bien parlé et il disait que Sophie était affreuse, était vraiment une enfant impossible. Moi aussi j'étais une enfant impossible, pas autant que Sophie mais un peu, alors j'ai pensé : 'Ça va être drôle'". Et puis, ça lui a aussi donné l'occasion de jouer dans de nouveaux décors, ceux de la France du XIXe siècle.

"Je suis un arbre sans racine"

Depuis le film Mensonges d'État de Ridley Scott, en 2008, Golshifteh Farahani a des relations tendues avec les autorités iraniennes qui voulaient la mettre en prison. Arrivée en France, sans parler la langue, elle a refait sa vie. "C'est la nécessité qui nous pousse à apprendre et aussi il y avait quelque chose en moi, comme un feu qui brûlait tout le temps. Quand je suis venue en France, je pensais que ma vie était finie, que le cinéma était fini. Je ne suis pas venue pour continuer, j'ai fui. Mais après, petit à petit, j'ai vu ce petit feu qui brûle toujours, qu'il y avait de la lumière", et sa vie à repris. 

Désormais Golshifteh Farahani estime que toute femme devrait vivre à Paris, au moins un moment de sa vie, pour se libérer. "Parce que les femmes ne sont pas coupables, ici, à Paris, elles ont le droit de faire ce qu'elles veulent faire. Il y a quelque chose qui enlève ce poids de la culpabilité qu'on a toutes, les femmes, à cause de la sexualité. Paris c'est extraordinaire parce qu'on a le droit d'être ce qu'on est." Aujourd'hui, il y a donc peu de chance qu'elle retourne à Téhéran, malgré le réchauffement des relations entre la France et l'Iran. "Je suis un peu pessimiste, je n'ai pas beaucoup d'espoirs pour Téhéran", confie-t-elle même si elle ajoute : "Je ne veux pas mourir hors d'Iran (...) Je pense à Victor Hugo, à tous ces gens qui sont morts en exil, c'est très, très dur. Je suis un arbre sans racine, comme les orchidées j'ai des racines dans l'air".

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