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"À bras ouverts" : "Le procès en sorcellerie a commencé", déplore Pascal Praud

ÉDITO - Le film de Philippe de Chauveron "À bras ouverts", avec Christian Clavier et Ary Abittan, arrive sur les écran. Avec la polémique qui l'accompagne.

Pascal Praud

Crédit : RTL

Pascal Praud & Loïc Farge

"Il a survécu à l'amitié de Nicolas Sarkozy, à la critique de Télérama, et il survivra aux critiques d'une violence inouïe qui s'abattent sur son film", lance Pascal Praud à propos Christian Clavier, à l'affiche de À bras ouverts, qui sort en salle ce mercredi 5 avril. "Pourquoi ? Parce que Christian Clavier s'attaque à un dogme : on ne fait pas rire avec la communauté Rom, l'anti-racisme veille", poursuit-il.

"Le film est une caricature, les Roms sont présentés répugnants, antipathiques. Les Trissotin de la critique feignent de ne pas comprendre et vont se déchaîner : 'Clavier raciste', 'Clavier est un beauf', 'Clavier n'est pas drôle'. Le procès en sorcellerie a commencé", lâche le journaliste.

"Quand il a joué un bourgeois catholique gaulliste, qu'il a pastiché jusqu'à l'excès, dans Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, pas de problème !", décrypte Pascal Praud. "Les catholiques ? On a le droit. Les Ch'tis ? On a le droit ! La vérité si je mens ? On a le droit ! Mais pas les Roms, pas les migrants !", constate-t-il.

"Ne vous y trompez pas, l'idéologie est partout, notamment dans la culture, et précisément dans un certain cinéma français, chez ceux qui font les films comme chez ceux qui les notent", conclut-il.

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