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"Pas de pitié pour les indiens" de Nicolas Dumontheuil est la BD RTL de janvier 2020

RENCONTRE - La bande dessinée RTL de janvier est attribuée à "Pas de pitié pour les indiens". Nicolas Dumontheuil y raconte son enfance dans une famille baba cool des 70's.

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Laissez-vous tenter du 30 janvier 2020 Crédit Image : Futuropolis | Crédit Média : RTL | Date :
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Monique Younès
Monique Younès et Capucine Trollion

Alors que s'ouvre le festival international de la bande dessinée à Angoulême, découvrez Pas de pitié pour les indiens de Nicolas Dumontheuil et édité par Futuropolis, la BD RTL du mois de janvier 2020. 

C'est un album qui nous transporte en 1976. Nicolas Dumontheuil a 8 ans, il habite à Beaumont du Quercy, dans le Sud-Ouest. Il est le fils de l'instituteur de ce village de 400 habitants. Avec Thierry, dit "Titi", le fils du chef des gendarmes et Jules le neveu du curé, les journées sont un enchantement sans fin. "C'est une période paradisiaque pour un enfant. C'était assez fabuleux, on allait jouer dans les fermes des amis agriculteurs, et c'est un terrain de jeux formidables. J'ai vraiment dessiné le village tel qu'il l'était et tel qu'il l'est toujours", explique Nicolas Dumontheuil au micro de RTL.

Sans télévision, ni jeux vidéo, ni réseaux sociaux, les enfants jouent aux cowboys et aux indiens, font sauter des bouses de vaches avec des gros pétards et roulent des pelles à leurs amoureuses avec ou sans langue. "Je me souviens d’avoir une vie amoureuse intense tout petit comme ça, d’avoir des amoureuses (...) C'est assez rigolo, assez innocent et en même temps assez passionné. C'était une impression d'extrême liberté", poursuit l'auteur. 

Nicolas Dumontheuil relate les années 70 avec beaucoup de drôlerie et de finesse.
Nicolas Dumontheuil relate les années 70 avec beaucoup de drôlerie et de finesse. Crédit : Futuropolis

Une plongée dans les années 70

Les parents de Nicolas Dumontheuil étaient les parfaits baba cool. Peace and Love et tout le tintouin. Et puis il y avait aussi ceux qu’on appelait les marginaux : les hippies qui n'envoyaient pas leurs enfants à l'école pour qu'ils ne deviennent pas les futurs esclaves du capitalisme. Ils étaient en phase avec Mademoiselle Rouge, autre personnage du village, qui détestait les Bourgeois, ces riches possédants égoïstes qui ne se soucient pas des communistes et qui sont des gentils, puisqu'ils veulent que tout le monde soit à égalité. "Comme elle était monomaniaque et assez extrême, elle me parlait de la Révolution russe, elle me racontait d'une manière comme si c'était la chose la plus merveilleuse qui pouvait se passer dans l'histoire de l'humanité", se rappelle Nicolas Dumontheuil.

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Autre personnage haut en couleur, c'était le curé qui terrorisait Nicolas Dumontheuil. Il célébrait messe en latin, hurlait son homélie. Le petit Nicolas apprenait, découvrait aussi qu’il y a des gens qui ne nous ressemblent pas, qui ne s’habillent pas comme nous et ne cuisinent pas comme nous, comme la famille de Jamila. Leur pain ne ressemble pas à la baguette et Dumonteuil se braque pour le goûter : "J’ai un peu honte de cela. Je ne sais pas pourquoi, parce que mes parents n'étaient absolument pas racistes et c'est toujours un mystère pour moi d'où m'est venu ce dégoût du pain qu'avait amené la dame algérienne (...) J'avais pas envie et je ne sais pas d'où peut venir un a priori comme ça chez un enfant". 

Quand les Indiens d’Amérique du Nord arrivent au village

Quand les enfants jouent aux cowboys et aux indiens, ce sont les indiens qui meurent naturellement. Mais quand de vrai Indiens d'Amérique du nord débarquent un été au village, ça en bouche un coin et pas qu’aux enfants. "Ils se sont présentés, les hommes sont venus sur la place du village et on dit d'où ils venaient, de quelle tribu, de quel coin des États-Unis et c'était assez impressionnant. Tout le monde écoutait un peu religieusement", résume Nicolas Dumontheuil.

Nicolas Dumontheuil relate les années 70 avec beaucoup de drôlerie et de finesse. Il raconte son histoire et on retrouve tous un peu de la nôtre. Les soirées cinéma au village, les tensions qui ont suivi la guerre d'Algérie, les baba cool aux cheveux longs, les hippies qui fument la moquette, les premières manifs contre le nucléaires. Et puis les amours d'enfance. Il sera à Angoulême tout ce week-end pour dédicacer son album Pas de pitié pour les indiens. 

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