2 min de lecture Bande dessinée

"L'Alcazar" de Simon Lamouret est la BD RTL du mois de septembre 2020

L'album "L'Alcazar" de Simon Lamouret aux éditions Sarbacane est la BD RTL de septembre. Il nous emmène à Bangalore, une ville où le boom immobilier bat son plein.

culture Laissez-vous tenter Yves Calvi & Le Service Culture iTunes RSS
>
Les plus grands tubes de Michel Sardou vont raconter l'histoire de "Je vais t'aimer", une comédie musicale qui verra le jour dans un an, aux Folies Bergères à Paris. Laurent Marsick a pu assister au casting. Crédit Image : Sarbacane | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Monique Younès
Monique Younès Journaliste RTL

La bande dessinée RTL de septembre qui paraît aux éditions Sarbacane est L'Alcazar de Simon Lamouret. Il nous emmène à Bangalore, une ville où le boom immobilier bat son plein. 

Des chantiers à chaque coin de rue, dans un des quartiers huppés de la ville, on creuse les fondations de L'Alcazar… Ouvriers, contremaîtres, ingénieurs, fournisseurs, promoteurs, travaillent dans une tension permanente. Simon Lamouret met en scène leur chorégraphie avec une justesse et une finesse inégalée.

Parmi les ouvriers qui vivent sur le chantier il y a Mahboub, sa femme Salma et son beau-frère Rafik. Ils sont musulmans et cohabitent avec d’autres compatriotes chrétiens, hindous, bouddhistes, aux rites, coutumes et codes différents... Ce qui provoque des scènes hilarantes notamment quand les Hindous totalement végétariens empruntent la marmite de Salma et se rendent compte une fois leur plat d’épinards cuits, que la marmite appartient à des musulmans. Elle a pu déjà servir à faire cuire du bœuf, les épinards sont jetés illico. C'est le minimum, diriez-vous, au pays de la vache sacrée où l'on pense que si tu manges du poulet, tu deviens aussi bête qu'un poulet.

"L'Alcazar" de Simon Lamouret
"L'Alcazar" de Simon Lamouret Crédit : Sarbacane

Simon Lamouret inverse parfois les rôles

Simon Lamouret, 33 ans, a enseigné le dessin dans une école de design à Bangalore après son diplôme d'art décoratif.  Il a obtenu l'autorisation de suivre le chantier de L'Alcazar pour se documenter. On sent qu’il a aidé Mahboub, Salma ou Rafik à faire des tranchés, à arroser les piliers, à déplacer du bois, à couler des coffrages. Il a dû partager quelques-uns de leur repas, tellement il arrive à nous communiquer la subtilité des saveurs de leurs plats. Il a surtout perçu le fatalisme de Mahboub et Salma qui travaillent pour rembourser leurs dettes, la volonté de Rafik de s’élever dans la société au même temps que l’immeuble qu’il construit. Une préoccupation assez universelle en somme.

 "L'Alcazar" vous fait voyager à Bangalore dans ces temps de pandémie.
"L'Alcazar" vous fait voyager à Bangalore dans ces temps de pandémie. Crédit : Sarbacane
À lire aussi
Le dessinateur Joann Sfar en mai 2016. bande dessinée
“Le boulot des artistes n'est pas de faire celui des politiques”, lance Joann Sfar sur RTL

C’est aussi ce qui nous tient en haleine parce qu’on se dit à chaque page, on court à la catastrophe tant immobilière que sociale, mais ce qui est beau avec Simon Lamouret, c’est qu’il ne juge pas, il décrit les situations il inverse parfois les rôles et c’est très malin.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Bande dessinée Littérature
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants