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L''astronaute français Thomas Pesquet (à droite), aux côtés de l'astronaute français Arnaud Prost, au palais de l'Élysée à Paris, le 5 février 2026.
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
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"Une mission un peu sprint". Thomas Pesquet va réaliser un troisième vol dans l'espace en 2027, direction la Station spatiale internationale (ISS) où se trouve actuellement une autre Française, Sophie Adenot. Au micro de RTL jeudi 17 septembre, il explique avoir décidé de rempiler surtout parce qu'il s'agit d'une courte mission de deux semaines.
"Je pense qu'une mission de 200 jours dans l'ISS, je n'ai pas vraiment lieu d'en refaire une. Sophie le fait très bien en ce moment, Arnaud (Prost, l'autre Français qui partira dans l'espace en 2027, NDLR) serait là pour le faire si on avait une mission de 200 jours. Moi j'en ai fait deux déjà, c'est très très long", confie-t-il auprès de RTL. "On s'est dit c'est une super idée pour la recherche, une mission un peu commando, un peu sprint, deux semaines plutôt que 200 jours. Et puis ça n'enlève rien à la suite, c'est juste encore une corde de plus à mon arc pour les missions qui vont suivre, on espère, vers la Lune et autre."
Pour cette mission, en partenariat avec l’agence spatiale américaine (NASA), est celle de l'entreprise californienne Vast qui a passé un accord avec la France pour impliquer Thomas Pesquet. Ce dernier sera d'ailleurs le commandant de toute l'opération. "Il faut surtout s'occuper de l'équipage pendant toute la mission, explique-t-il sur RTL. Sur quatre membres d'équipage, trois a priori ne seront jamais allés dans l'espace. Donc le but, c'est aussi de les encadrer."
Ajoutant : "Une mission de deux semaines, ça va très vite. Sur 200 jours, on a le temps de s'adapter, de se découvrir, de progresser un petit peu au début. On n'est pas très efficace, on le devient. Sur 15 jours, on n'a pas le temps. Donc moi, mon boulot, c'est aussi beaucoup de les encadrer. Je suis là pour m'occuper d'eux. Et puis à ça, on s'ajoute aussi tous les objectifs scientifiques qu'on va se donner sur la mission pour essayer de maximiser le retour."
La fin de l'exploitation de l'ISS est programmée pour 2030 : "On veut donc maximiser le retour sur investissement de la recherche scientifique. Ça, c'est la partie de la mission dont je vais m'occuper, la recherche française, européenne, dans la lignée de ce que fait Sophie Adenot en ce moment, dans la station, ce que j'ai fait avant."
Puis, il faudra préparer l'après. C'est notamment le but de la mission d'Arnaud Prost, l'autre Français qui partira dans l'espace en 2027 dans le cadre de l'accord avec l'entreprise Vast mais pour la station spatiale commerciale Haven-1. Un rêve qu'il a "depuis tout gamin", a-t-il également assuré sur RTL. "Je pense que c'est vraiment une des puissances du spatial, c'est que c'est une source de motivation pour aller vers les sciences, pour aller vers la compréhension du monde qui nous entoure."
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